Avoir une philosophie de vie

S’il est important de se fixer des objectifs, que ce soit pour sortir d’un train-train quotidien qui ne nous fait pas (ou plus) vibrer ou se créer une vie qui nous ressemble vraiment, il est fondamental que ces différents objectifs aillent tous dans la même direction, suivent tous une même ligne directrice, un fil rouge clairement identifié et identifiable. Cela vous donnera non seulement un filtre pour prendre vos décisions, mais vous évitera aussi de vous éparpiller en de multiples projets qui n’ont pas de lien entre eux. Cette vision plus large, qui encadre nos différents projets s’appelle « philosophie de vie ».

Pour vous éclairer sur ce que peut être une philosophie de vie, voici l’extrait d’un article que j’ai trouvé sur le net à l’occasion de la nouvelle année. «  Les bouddhistes ne prennent pas de résolutions à la nouvelle année, c’est une coutume typiquement occidentale. J’aime le bouddhisme, les gens qui le pratiquent sont ouverts d’esprit et suivent une philosophie de vie qui apporte des résultats plus profonds que par de simples résolutions. Et si au lieu de prendre des résolutions nous nous attachions à suivre une philosophie de vie ? Les meilleurs résultats viennent avant tout d’une attitude envers la vie. Il ne s’agit pas de religion ou de foi, il s’agit d’avoir des résultats dans les aspects du business, dans son style de vie, avoir un plus grand impact, mieux contribuer, toucher plus de gens, gagner plus d’argent, avoir plus de satisfaction dans sa vie, plus de signification. Arrêter de fumer n’est pas une philosophie de vie, payer ses dettes non plus, trouver un meilleur travail non plus. Toutes décisions sont très bien, mais si vous voulez avoir des résultats plus profonds, ce dont vous avez besoin c’est d’une philosophie de vie. »

Comme vous le savez sans doute, le fil conducteur de ma vision de la vie est double : développement personnel et spiritualité. Je vous propose donc de décliner votre philosophie de vie en deux axes.

Définir l’axe horizontal de sa philosophie de vie

Côté développement personnel, il s’agit de définir en quelque sorte la « constitution » de votre vie, un peu comme la constitution d’un pays est un cadre dans lequel les lois sont ensuite élaborées. Chacune des lois doit impérativement respecter la constitution. Ici, vous élaborez le cadre de vos projets, actions et objectifs : chaque fois qu’une idée à mettre en oeuvre vous vient, vérifiez qu’elle entre le camp de votre constitution personnelle. Voici un exercice que j’emprunte à Stephen Covey, dans son ouvrage Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent. Assurez-vous de ne pas être dérangé quand vous ferez cet exercice et prenez des notes. N’hésitez pas non plus à le refaire plusieurs fois, jusqu’à ce que le fil rouge de votre vie à partir de maintenant soit bien clair dans votre tête.

Imaginez que vous assistez à l’enterrement d’un être cher.  Vous arrivez sur les lieux, vous sortez de votre voiture. Vous vous rendez à l’église ou bien dans la chambre funéraire. Autour de vous, des gens dans la peine, bien sûr, mais vous sentez aussi communion qui lient ceux qui vivent une expérience émotionnelle commune forte. Devant vous se trouve le cercueil. Empli de tristesse et de respect vous vous dirigez vers ce cercueil, dans lequel se trouve le corps de la personne à qui vous êtes venu rendre un dernier hommage aujourd’hui. Vous vous penchez sur ce cercueil et c’est vous qui vous trouvez dedans. C’est à votre propre enterrement que vous êtes et c’est à vous que tous ces gens sont venus honorés, c’est ce qui les soude en ce moment. Vient le moment de l’éloge funèbre où vont prendre la parole des personnes pour qui vous avez compté, à quelque titre que ce soit. Il y aura quelqu’un de votre famille, un de vos amis, un de vos collègues, peut-être un de vos clients ou encore le membre d’une association dans laquelle vous avez été actif… Qu’est-ce que vous aimeriez qu’ils disent de vous ? Quelle conjoint avez-vous envie d’avoir été ? Quel père ou mère ? Quel frère ou quelle soeur ? Quel collègue, quel employé, quel patron, que fournisseur, quel client avez-vous envie d’avoir été ? Quel ami ? Donnez tour à tour la parole aux personnes que vous aimeriez voir parler de vous? Qu’aimeriez-vous qu’elles disent ? Qu’est-ce que vous souhaiteriez avoir apporté dans la vie de toutes ces personnes ? Quelle trace dans la société, aussi infime soit-elle aimeriez-vous avoir laissé ? Comment voulez-vous qu’on se souvienne de vous ? De quelles qualités, de quelles actions, de quels projets, de quelles manières d’être voulez-vous laisser le souvenir chez ces êtes chers ?

Définir l’axe vertical de sa philosophie de vie

Côté spiritualité, définir sa philosophie, c’est plutôt faire le point sur ce qu’on croit à propos de la vie en général. Voici quelques thématiques à expliciter, si ce n’est pas encore le cas. Quand je dis expliciter, c’est prendre le temps de répondre à chacune de ces questions par écrit, avant d’en faire une synthèse : de la même manière que ci-dessus, il s’agit décrire votre « carte du ciel »…

• A quoi sert la vie ? y a-t-il un but à tout ça ? est-ce que tout est déjà écrit ?
• A que puis-je faire de cette vie/que dois-je faire de cette vie ?
• A-t-on une mission de vie ? comment pouvez-vous parler de cette notion ?
• Existe-t-il un plan divin ? pouvez-vous l’expliquer ?
• Faites-vous un lien entre plan divin et mission de vie ? Si oui, lequel et comment ?
• Quelle est votre conception de la nature spirituelle de l’être humain ?
• Croyez-vous en la réincarnation ? Comment se déroule-t-elle et dans quel objectif ?
• Croyez-vous au karma ? Qu’est-ce que c’est pour vous ?
• Quels sont les mots que vous utilisez pour parler du monde de l’esprit ?
• Croyez-vous en Dieu ?
• Qu’est-ce que Dieu pour vous ?
• Est-ce que vous parlez de Dieu ? Ou utilisez-vous d’autres d’autres mots ? lesquels ? que veulent-ils dire vraiment ?
• Si c’est le cas, à quels personnages et/ou créatures du monde de l’esprit (anges, êtres de la nature…) faites-vous référence ?

L’expérience de Dieu

« Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu ». Saint-Athanase.

Dieu n’est pas un concept. Dieu est un mystère dont on ne peut que faire l’expérience. Expérience qu’il est extrêmement difficile de le comprendre et de le décrire intellectuellement. C’est un mystère au sens premier du mot : « ce qui est inaccessible à la raison humaine, ce qui est de l’ordre du surnaturel, ce qui est obscur, caché, inconnu, incompréhensible ».

Dieu est une expérience

Dieu est une expérience, une expérience unique comme l’est chaque être humain et c’est pour cela même qu’il est difficile de la décrire, difficile d’en parler, difficile de trouver les mots tant l’expérience est forte, magnifique et transcendantale. Lorsqu’on a fait l’expérience de la rencontre avec Dieu, on sait pertinemment qu’en parler ne fera en quelque sorte que trahir l’expérience, non seulement parce que les mots ne peuvent que l’affadir mais aussi parce qu’on a à peu près 100% de chances que notre interlocuteur ne nous comprenne pas. Il ne nous comprendra pas s’il n’en n’a pas fait lui-même l’expérience, mais même s’il en a fait l’expérience, son expérience sera forcément différente de la nôtre.

La religion catholique telle qu’elle est diffusée actuellement est dualiste, c’est-à-dire qu’elle dit que Dieu est à l’extérieur de soi. On prie pour un Dieu qui est éminemment plus grand que nous, avec une dimension supérieure à nous. D’autres religions comme le bouddhisme ou la taoïsme pensent plutôt que Dieu est à l’intérieur de nous. C’est ce que je pense également. Dans ma conception, nous sommes de nature spirituelle et Dieu est en quelque sorte la dimension dans laquelle nous avons accès lorsque nous ne nous vivons plus comme séparés.

Aller à la rencontre de Dieu

Pour aller vers cette expérience, cela peut peut-être nous aider de nous adresser dans un premier temps à quelque chose d’extérieur et qui représenterait Dieu ou bien notre lien à Dieu, comme un intercesseur : Marie, un ange, un saint, un animal mystique… Mais cette représentation est forcément erronée puisqu’elle nous invite à considérer Dieu comme à l’extérieur de nous ou bien, encore pire, au-dessus de nous. Alors qu’il s’agit d’une dimension différente. C’est pour cette raison que les juifs s’interdisent toute représentation de Dieu et n’en n’écrivent même pas le nom. En effet, il faut faire attention à toute représentation extérieure qui pourrait conduire à l’idolâtrie (Dieu est grand et je suis pécheur : on qualifie avec des jugements de bien et de mal deux réalités différentes puisque n’appartenant à la même dimension) au lieu de vivre cet divin idéal en nous.

Voici quelques manières dont vous avez peut-être déjà vécu des rencontres avec Dieu, même très fugaces. C’est l’expérience de ne plus se sentir séparé, ni des autres, ni de la matière. Ce sont des expériences mystiques que l’on peut vivre quand on se sent relié à plus grand que soi, quand on sent que « tout est juste » que « tout est à sa place », que l’on ne veut rien d’autre que ce qui est en train de se produire, là, ici et maintenant. Peut-être avez-vous vécu cela en regardant un coucher de soleil, en vous promenant en silence dans la nature, en contemplant une oeuvre d’art ou même en faisant l’amour, ou encore dans une réunion professionnelle où vous vous sentiez parfaitement à votre place, au bon moment, ou bien dans un moment où vous pouviez constater une synchronicité parfaite entre deux événements qui pouvaient paraître indépendants.

Aller à la rencontre de Dieu nécessite de le décider et de lui faire de la place. Tout comme vous ne pouvez pas remplir un verre déjà rempli d’eau, Dieu ne peut pas vous parler si votre tête est remplie de pensées et occupée mentalement à cocher les cases de votre liste de choses à faire. Si vous voulez entendre ce qui est important pour vous, il vous faut d’abord écouter. Pour cela, réservez-vous des moments de solitude, des moments de silence, sans rien faire et sans rien attendre.

Vivre avec Dieu

Vivre avec Dieu ce n’est pas adhérer à une religion, c’est plutôt vivre « en religion » au sens premier du terme « religio = se relier ». C’est se vivre en tant qu’esprit, c’est choisir une philosophie de vie basée sur l’amour, qui permet de vivre avec délices la séparation d’avec l’autre et plus largement la séparation d’avec la matière, au lieu de rester dans la peur qui résultante de la manière angoissante dont nous avons pu percevoir cette même séparation.

Vivre avec Dieu, ce n’est pas simplement avoir des extases mystiques. Comme le dit si bien Jean Druel dans Petit manuel de speed dating avec Dieu, il ne sert à rien d’avoir des extases mystiques si vous n’êtes pas capable d’être bien avec vous-même et de vivre avec les autres.

Ce choix de regarder toute situation de la vie qui se présente à nous avec les yeux de l’amour ou avec la peur nous appartient. A chaque instant. Choisir l’amour, c’est une manière de vivre, une philosophie de vie. C’est une voie, un chemin. Elle n’est pas toujours facile. Elle n’est pas toujours possible. En fonction de notre système de croyances, il y a des moments ou des endroits où c’est possible et des circonstances où cela nous inaccessible. Et c’est comme ça. Là encore, on peut choisir de s’aimer dans nos impossibilités et quand nous trébuchons sur les pierres du chemin.

Le chemin et les épreuves qui sont sur ce chemin nous invitent à choisir depuis quelle partie de nous nous souhaitons réagir, interagir avec les autres et vivre. La vie nous propose de nous dépouiller de toutes les couches de protection que nous avons endossées au fil des années pour nous couper de cette peur primale de se vivre séparé dans la matière. Ce dépouillement nous permet d’aller vers soi et notre nature spirituelle profonde : la rencontre avec Dieu, c’est la rencontre avec soi. Le retour à Dieu, c’est le retour à soi.

Qu’est-ce que la spiritualité ?

Pour une première approche, regardons ce que dit Wikipédia de ce mot. « La notion de spiritualité (du latin ecclésiastique spiritualitas) comporte aujourd’hui des acceptions différentes selon le contexte de son usage. Elle se rattache conventionnellement, en Occident, à la religion dans la perspective de l’être humain en relation avec des êtres supérieurs (dieux, démons) et le salut de l’âme. Elle se rapporte, d’un point de vue philosophique, à l’opposition de  la matière et de l’esprit (ou encore de l’intériorité et de l’extériorité). Elle désigne également la quête de sens, d’espoir ou de libération et les démarches qui s’y rattachent (initiations, rituels, développement personnel, Nouvel Âge). Elle peut également, et plus récemment, se comprendre comme dissociée de la religion ou de la foi en un Dieu jusqu’à évoquer une « spiritualité sans religion » ou une « spiritualité sans dieu ».

Penser la vie en termes de spiritualité revient donc à penser que l’être humain n’est pas seulement un corps fait d’os et de chair, accompagné d’un merveilleux cerveau qui le dirige. C’est croire qu’il existe « autre chose », c’est-à-dire une autre dimension qui transcende le temps et l’espace et donc les frontières de la vie et de la mort. Si cette manière de penser amène tout naturellement la question de ce qu’il advient du « moi » une fois que l’enveloppe charnelle n’est plus opérationnelle, elle pose aussi la question de se vivre différemment et de conduire sa vie d’une certaine manière si nous nous pensons comme des êtres de nature spirituelle.

La spiritualité offre la possibilité d’appréhender de manière différente la mort (ou plus exactement la fin de la vie terrestre). Elle pose un autre regard sur ce constitue la pierre d’achoppement de l’existence terrestre, c’est-à-dire la dualité, c’est-à-dire la séparation. C’est elle qui occasionne souffrance ou extase. Souffrance de la séparation avec la mère, souffrance de la relation avec l’autre, souffrance sur la séparation d’avec la matière, qui peut nous donner l’illusion que nous sommes le jouet de la vie et que nous n’avons aucun pouvoir en ce monde. Extase de la beauté de ce dont je suis séparé, extase du pouvoir que j’ai sur la matière, extase de l’union et du partage avec l’autre. La mort peut donc être vue comme la séparation « ultime », le niveau de séparation le plus élevé et faire peur, voire occasionner de l’angoisse chez l’être humain. Ne plus voir cette séparation comme définitive offre une réelle perspective de soulagement et d’espoir.

De l’autre côté du miroir, une approche spirituelle de la vie peut aussi nous donner des clés dans la manière de voir la vie mais plus concrètement, elle offre de remarquables ouvertures sur la manière de vivre au quotidien. Revenons là-dessus en rappelant deux notions essentielles, celles qui caractérisent l’être humain en tant qu’espèce sur Terre :

• la conscience de soi ;

• le libre-arbitre.

Contrairement aux animaux (et a fortiori aux végétaux et aux minéraux), l’homme possède la conscience de l’expérience qu’il fait et a la possibilité de choisir les réactions aux stimulus qui lui sont faits. Ses réactions ne sont pas génétiquement programmées, il dispose d’un espace entre le stimulus et sa réponse et dans cet espace réside sa liberté.

Avec une approche spirituelle profondément intégrée, l’être humain peut mettre ces deux caractéristiques principales au service de sa vie, au service d’une vie à la fois plaisante, joyeuse et plein de sens. Il peut décider de faire de ses expériences dans le monde de la matière une source de plaisir (dimension du corps), une source de joie (dimension du coeur) et une source de sens (dimension spirituelle).

En regardant les expériences désagréables que je fais en me positionnant depuis l’espace de liberté résidant entre le stimulus et la réponse que j’y apporte, je gagne en liberté. Si j’observe cette expérience désagréable comme la simple manifestation d’une séparation et comme une invitation à guérir cette souffrance qui n’est autre que la mise en lumière de ce qui n’est pas ma nature spirituelle profonde, alors je peux réagir depuis l’amour et non depuis la peur et aller vers ma réalisation de manière consciente.

Si je crois en Dieu et en un plan divin, cette force qui me pousse automatiquement vers l’unité, je peux décider de mobiliser qui je suis à son service et manifester pleinement qui je suis, réaliser mon potentiel et apporter ma contribution au monde.

Ho’oponopono, comment ça marche ?

Le phénomène de mode Ho’oponopono dans le développement personnel, c’est un peu comme la loi d’attraction, voici les deux sons de cloche : d’un côté « ouah, c’est magique », et de l’autre « j’ai fait ho’oponopono pourtant et ça n’a pas marché ». Pour comprendre ce qui pourrait nous faire croire que c’est magique et comprendre quand et pourquoi ça ne marche pas, il faut aller à la source et comprendre justement comment cette méthode fonctionne. En regardant bien, on s’aperçoit que cette pratique rejoint ce dont les traditions et religions millénaires parlent, et surtout que ce dont ces traditions et religions millénaires parlent est désormais prouvé scientifiquement.

Ho’oponopono, qu’est-ce que c’est exactement ? C’est une prière de 4 phrases. Si vous n’aimez pas le mot prière, peut-être que le mot mantra vous parle davantage. Si l’on veut parler plus scientifiquement, on va parler d’intention. Allons-y pour les explications.

La physique quantique, née au début du XXème siècle étudie le fonctionnement des atomes et des particules élémentaires. En étudiant le domaine de l’infiniment petit, les physiciens ont découvert les particules élémentaires et les champs de force qui les animent : c’est-à-dire que lorsqu’on observe de quoi se compose toute matière, on voit d’abord les molécules, puis les atomes, les électrons, les photons, et plus on descend dans le petit, on observe que tout n’est que champs d’énergie vibrant à différentes fréquences. C’est ce que l’on appelle le point zéro. Au point zéro, les particules élémentaires apparaissent et disparaissent plusieurs millions de fois par seconde. On est encore dans le virtuel, là où l’essence précède l’existence. Puis ces particules disparaissent de moins en moins et apparaissent de plus en plus, elles se mettent alors à exister réellement. On est passé du réel au virtuel. Comment passent-elles ainsi du virtuel au réel ? Grâce aux champs d’énergie qui leur sont appliquées. Et de qui dépendent ces champs d’énergie qui leur sont appliquées ? De l’observateur, c’est-à-dire l’homme. En résumé, c’est la manière dont nous portons notre regard sur ces particules qui les rend réelles ou non. C’est ainsi que se démontre le lien entre l’esprit et la matière, entre ce qu’il y a dans notre tête et ce que nous vivons, ce que nous attirons à nous. La discipline qui étudie le fonctionnement de ce lien s’appelle la science de l’intention.

Souvenez-vous de ce que l’on vous a dit sur la prière.  « Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » (Marc 11 : 22)

Qu’est-ce que cela signifie concrètement au regard de ce que je viens de vous expliquer ? Il y a 2000 ans, on savait intuitivement que la foi pouvait déplacer les montagnes. Aujourd’hui, on sait pourquoi. Je ne suis pas en train de vous dire qu’en regardant la montagne, elle va se désintégrer sous mes yeux. Mais si je garde la foi que la montagne est détruite, qu’elle n’existe plus, qu’elle est déplacée parce que j’ai besoin qu’elle se trouve ailleurs, alors je vais trouver les moyens pour que ça se passe. Ou plus exactement je vais attirer à moi les moyens de mon objectif, même si je ne sais pas comment au départ : par exemple, des équipes d’ouvrier qui vont creuser la montagne, l’invention de la dynamite, etc. Mon seul travail est de focaliser sur mon objectif et de cette façon, je vais organiser les champs d’énergie d’une certaine façon, pour attirer à moi les bonnes personnes, les bonnes situations, les opportunités et les moyens techniques de mon objectif. Maintenant que l’on a expliqué le lien entre l’esprit et la matière, le fait que l’homme a la possibilité, par le regard qu’il porte sur toute chose, d’avoir une action sur ce qu’il vit, sur la matière elle-même (en ayant à sa disposition, au moment opportun, le moyen de le faire), passons au comment.

La réponse est dans la prière, ou plus exactement dans l’intention (préférons ce dernier mot puisque le mot prière est très connoté religieusement). Quand on parle d’intention, on comprend mieux également que ce ne sont pas les mots qui ont une influence, mais bien l’état émotionnel qui se trouve derrière les mots que nous employons. Et ça évidemment c’est très personnel, puisque les mots sont chargés émotionnellement en fonction de notre histoire, de notre vécu, de notre personnalité, de notre système de croyances. C’est la raison pour laquelle il est important de ne pas attacher d’importance aux mots de la prière, mais bien à l’émotion qui se trouve derrière ces mots. C’est pour cela que l’on n’obtient pas ce pour quoi on prie, on obtient ce qui correspond à l’état émotionnel dans lequel on est au moment de la prière. Ainsi, prier en état de désespoir attire à nous encore plus de désespoir puisque nous assemblons les champs d’énergie avec ce désespoir. De même, prier avec foi et gratitude attire à nous l’objet de notre foi et de notre gratitude, c’est-à-dire ce pour quoi nous prions, ce que nous demandons par la prière ou par l’intention.

C’est aussi la raison pour laquelle les religions ou traditions ont créé des rituels. Ces rituels n’ont aucun pouvoir en eux-même, mais les bougies, l’encens, les moulins à prière sont là pour nous mettre dans l’état émotionnel requis pour avoir l’intention nécessaire à la réalisation de nos demandes. Ils sont en quelque sorte le creuset dans lequel nous pouvons déposer nos intentions. Les rituels servent à nous mettre au point zéro.

C’est exactement ce que fait Ho’oponopono. Les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » nous déconnectent de la manière dont nous voyons habituellement les choses, nous déconnectent du regard que notre regard porte sur la réalité, nous déconnectent de ce que nous avons créé jusqu’à présent dans notre réalité, avec notre système de croyances. C’est ainsi que nous accédons, par l’état émotionnel (un mélange de foi, d’amour et de gratitude, comme j’en parle dans mon livre) dans lequel nous mettent ces quatre phrases, à la possibilité de changer cette réalité et de guérir de ce qui nous fait souffrir.

Vous comprenez donc maintenant pourquoi on entend ici et là : « j’ai fait ho’oponopono et ça a super bien fonctionné » ou encore « pourtant, j’ai fait ho’oponopono mais ça n’a pas marché ». Quand ça fonctionne, c’est que malgré la situation désagréable, nous avons réussi, grâce aux quatre phrases, à changer de regard, à nous mettre au point zéro et à créer une autre réalité en changeant notre état émotionnel. A l’inverse, quand nous n’avons pas le résultat escompté, c’est tout simplement parce que la situation pour laquelle nous avons eu besoin de recourir aux quatre phrases est trop douloureuse pour que nous arrivions à nous déconnecter de l’état émotionnel dans lequel elle nous a plongé.

Ce qu’il convient alors de faire, c’est d’aller voir plus profondément en nous quelles sont les croyances qui ont créé la situation de blocage et faire le nécessaire travail de changement pour les transmuter. Et continuer le plus possible à pratiquer Ho’oponopono, évidemment, afin de vibrer cet état de foi, d’amour et de gratitude grâce auquel tout devient possible.

En savoir plus sur Ho’oponopono : téléchargez mon e-book « Ho’oponopono • là où tout est possible« .