Ho’oponopono, comment ça marche ?

Le phénomène de mode Ho’oponopono dans le développement personnel, c’est un peu comme la loi d’attraction, voici les deux sons de cloche : d’un côté « ouah, c’est magique », et de l’autre « j’ai fait ho’oponopono pourtant et ça n’a pas marché ». Pour comprendre ce qui pourrait nous faire croire que c’est magique et comprendre quand et pourquoi ça ne marche pas, il faut aller à la source et comprendre justement comment cette méthode fonctionne. En regardant bien, on s’aperçoit que cette pratique rejoint ce dont les traditions et religions millénaires parlent, et surtout que ce dont ces traditions et religions millénaires parlent est désormais prouvé scientifiquement.

Ho’oponopono, qu’est-ce que c’est exactement ? C’est une prière de 4 phrases. Si vous n’aimez pas le mot prière, peut-être que le mot mantra vous parle davantage. Si l’on veut parler plus scientifiquement, on va parler d’intention. Allons-y pour les explications.

La physique quantique, née au début du XXème siècle étudie le fonctionnement des atomes et des particules élémentaires. En étudiant le domaine de l’infiniment petit, les physiciens ont découvert les particules élémentaires et les champs de force qui les animent : c’est-à-dire que lorsqu’on observe de quoi se compose toute matière, on voit d’abord les molécules, puis les atomes, les électrons, les photons, et plus on descend dans le petit, on observe que tout n’est que champs d’énergie vibrant à différentes fréquences. C’est ce que l’on appelle le point zéro. Au point zéro, les particules élémentaires apparaissent et disparaissent plusieurs millions de fois par seconde. On est encore dans le virtuel, là où l’essence précède l’existence. Puis ces particules disparaissent de moins en moins et apparaissent de plus en plus, elles se mettent alors à exister réellement. On est passé du réel au virtuel. Comment passent-elles ainsi du virtuel au réel ? Grâce aux champs d’énergie qui leur sont appliquées. Et de qui dépendent ces champs d’énergie qui leur sont appliquées ? De l’observateur, c’est-à-dire l’homme. En résumé, c’est la manière dont nous portons notre regard sur ces particules qui les rend réelles ou non. C’est ainsi que se démontre le lien entre l’esprit et la matière, entre ce qu’il y a dans notre tête et ce que nous vivons, ce que nous attirons à nous. La discipline qui étudie le fonctionnement de ce lien s’appelle la science de l’intention.

Souvenez-vous de ce que l’on vous a dit sur la prière.  « Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » (Marc 11 : 22)

Qu’est-ce que cela signifie concrètement au regard de ce que je viens de vous expliquer ? Il y a 2000 ans, on savait intuitivement que la foi pouvait déplacer les montagnes. Aujourd’hui, on sait pourquoi. Je ne suis pas en train de vous dire qu’en regardant la montagne, elle va se désintégrer sous mes yeux. Mais si je garde la foi que la montagne est détruite, qu’elle n’existe plus, qu’elle est déplacée parce que j’ai besoin qu’elle se trouve ailleurs, alors je vais trouver les moyens pour que ça se passe. Ou plus exactement je vais attirer à moi les moyens de mon objectif, même si je ne sais pas comment au départ : par exemple, des équipes d’ouvrier qui vont creuser la montagne, l’invention de la dynamite, etc. Mon seul travail est de focaliser sur mon objectif et de cette façon, je vais organiser les champs d’énergie d’une certaine façon, pour attirer à moi les bonnes personnes, les bonnes situations, les opportunités et les moyens techniques de mon objectif. Maintenant que l’on a expliqué le lien entre l’esprit et la matière, le fait que l’homme a la possibilité, par le regard qu’il porte sur toute chose, d’avoir une action sur ce qu’il vit, sur la matière elle-même (en ayant à sa disposition, au moment opportun, le moyen de le faire), passons au comment.

La réponse est dans la prière, ou plus exactement dans l’intention (préférons ce dernier mot puisque le mot prière est très connoté religieusement). Quand on parle d’intention, on comprend mieux également que ce ne sont pas les mots qui ont une influence, mais bien l’état émotionnel qui se trouve derrière les mots que nous employons. Et ça évidemment c’est très personnel, puisque les mots sont chargés émotionnellement en fonction de notre histoire, de notre vécu, de notre personnalité, de notre système de croyances. C’est la raison pour laquelle il est important de ne pas attacher d’importance aux mots de la prière, mais bien à l’émotion qui se trouve derrière ces mots. C’est pour cela que l’on n’obtient pas ce pour quoi on prie, on obtient ce qui correspond à l’état émotionnel dans lequel on est au moment de la prière. Ainsi, prier en état de désespoir attire à nous encore plus de désespoir puisque nous assemblons les champs d’énergie avec ce désespoir. De même, prier avec foi et gratitude attire à nous l’objet de notre foi et de notre gratitude, c’est-à-dire ce pour quoi nous prions, ce que nous demandons par la prière ou par l’intention.

C’est aussi la raison pour laquelle les religions ou traditions ont créé des rituels. Ces rituels n’ont aucun pouvoir en eux-même, mais les bougies, l’encens, les moulins à prière sont là pour nous mettre dans l’état émotionnel requis pour avoir l’intention nécessaire à la réalisation de nos demandes. Ils sont en quelque sorte le creuset dans lequel nous pouvons déposer nos intentions. Les rituels servent à nous mettre au point zéro.

C’est exactement ce que fait Ho’oponopono. Les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » nous déconnectent de la manière dont nous voyons habituellement les choses, nous déconnectent du regard que notre regard porte sur la réalité, nous déconnectent de ce que nous avons créé jusqu’à présent dans notre réalité, avec notre système de croyances. C’est ainsi que nous accédons, par l’état émotionnel (un mélange de foi, d’amour et de gratitude, comme j’en parle dans mon livre) dans lequel nous mettent ces quatre phrases, à la possibilité de changer cette réalité et de guérir de ce qui nous fait souffrir.

Vous comprenez donc maintenant pourquoi on entend ici et là : « j’ai fait ho’oponopono et ça a super bien fonctionné » ou encore « pourtant, j’ai fait ho’oponopono mais ça n’a pas marché ». Quand ça fonctionne, c’est que malgré la situation désagréable, nous avons réussi, grâce aux quatre phrases, à changer de regard, à nous mettre au point zéro et à créer une autre réalité en changeant notre état émotionnel. A l’inverse, quand nous n’avons pas le résultat escompté, c’est tout simplement parce que la situation pour laquelle nous avons eu besoin de recourir aux quatre phrases est trop douloureuse pour que nous arrivions à nous déconnecter de l’état émotionnel dans lequel elle nous a plongé.

Ce qu’il convient alors de faire, c’est d’aller voir plus profondément en nous quelles sont les croyances qui ont créé la situation de blocage et faire le nécessaire travail de changement pour les transmuter. Et continuer le plus possible à pratiquer Ho’oponopono, évidemment, afin de vibrer cet état de foi, d’amour et de gratitude grâce auquel tout devient possible.

En savoir plus sur Ho’oponopono : téléchargez mon e-book « Ho’oponopono • là où tout est possible« .

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