Développement personnel, précautions d’emploi

Je vous partage ici avec beaucoup de plaisir un article écrit par Nathalie Detelder dans un moment d’auto-dérision particulièrement inspiré. 😉

Veuillez lire attentivement l’intégralité de cette notice avant de démarrer votre traitement.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d’information à votre coach, à votre thérapeute ou à l’univers.

Ce traitement vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu’un d’autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait ne pas lui convenir, ou n’avoir aucun effet  s’il n’en a pas éprouvé lui-même le besoin ou l’envie.

Dans cette notice :

  1. Qu’est-ce que le développement personnel à libération prolongée et dans quels cas il est utilisé ?
  2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre développement personnel à libération prolongée ?
  3. Comment prendre développement personnel à libération prolongée ?
  4. Quels sont les effets désirables éventuels?
  5. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
  6. Comment conserver développement personnel à libération prolongée ?
  7. Informations complémentaires

 

1. Qu’est-ce que le développement personnel à libération prolongée et dans quels cas il est utilisé ?

Ce traitement est bouleversement dans votre vie (destiné à soulager la douleur ou le mal-être).

Développement personnel à libération prolongé est utilisé pour le traitement des douleurs intenses à modérée, d’un besoin de compréhension de la vie ou d’un besoin de sens à son existence. Il convient parfaitement suite à un traumatisme qu’il soit d’ordre physique ou émotionnel et qui éveille  chez le patient un besoin vital d’en comprendre les raisons et surtout une sensation, parfois inconsciente, qu’il a le pouvoir de changer les choses.

 

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre développement personnel à libération prolongée ?

Si votre coach ou thérapeute vous a informé d’une résistance au succès ou au bonheur, contactez-le avant de suivre ce traitement, un accompagnement et un soutien peut en effet être nécessaire.

Ne prenez jamais développement personnel à libération prolongée dans les cas suivants :

  • Si vous n’en avez aucune envie
  • Si vous n’éprouvez aucun besoin à aller mieux
  • Si vous détestez le bonheur
  • Si vous ne désirez pas vous connecter à votre authenticité
  • Si vous aimez la souffrance

Mises en garde spéciales

Bien que cette forme de traitement puisse répondre à un besoin urgent, il est rarement rapporté des résultats immédiats, il nécessite en effet confiance et persévérance.

Votre coach ou thérapeute peut vous accompagner lors de ce traitement, avec bienveillance et encouragements.

Puisque le traitement est prolongé et répété, il est impératif de ne pas arrêter brutalement le traitement, de toute manière, quoi que vous fassiez, aucun retour n’est possible.

L’augmentation progressive des doses, lorsqu’elle est nécessaire et même si elles sont élevées, n’expose pas le plus souvent au risque d’apparition d’une accoutumance mais peut néanmoins faire apparaître un plaisir épanouissant et une curiosité enfantine et admirative.

Une toxicomanie ou un alcoolisme antérieurs  ou actuels n’empêchent pas la prescription de développement personnel à libération prolongée si celui-ci s’avère désiré, au contraire, des études tendent à démontrer qu’il permet même de donner du sens à l’origine de l’addiction et permettre de s’en libérer totalement et définitivement.

Si vous devez subir une opération chirurgicale, il y a des fortes chances que vous cherchiez la cause émotionnelle de ce qui vous touche et puissiez alors accéder  à l’écoute de votre corps.

L’utilisation de ce traitement est déconseillé chez des patients qui n’en n’ont pas exprimé eux-mêmes le besoin (il pourrait alors être totalement inefficace) ou si celui-ci ce contente de son quotidien maussade et n’a aucun désir d’aller vers un mieux être notable.

Précautions d’emploi

Ce traitement doit être utilisé avec douceur et amour de soi, bienveillance et persévérance.

Prise ou utilisation d’autres traitements :

Ce traitement peut-être utilisé en complément d’autres traitements tels que :

  • Joie
  • Retrouver son enfant intérieur
  • Reconnexion à son âme
  • Ecouter sa voix intérieure
  • Méditation
  • Relaxation
  • Alliées Morgane

Et quelques autres encore (notices en cours de réalisation)

Aliments et boissons :

La prise de développement personnel à libération prolongée peut occasionner un besoin de manger plus sainement, de s’hydrater plus souvent.

Grossesse et allaitement :

Ce traitement n’est pas contre-indiqué en cas de grossesse ou d’allaitement et aura très probablement un impact positif sur le bon développement du ou des enfants.

Sportifs :

Attention, ce traitement peut-être considéré comme un dopant mais n’a aucun risque d’être découvert par une analyse sanguine. Néanmoins, il est à noter qu’une meilleure constitution physique peut-être facilement remarquée.

Conduite de véhicules et utilisations de machines.

Vous pouvez avoir la sensation d’être plus attentif que d’habitude et de découvrir les bénéfices de la méditation active et d’une écoute plus vigilante de votre intuition.

 

3. Comment prendre développement personnel à libération prolongée ?

Posologie

Respectez toujours la posologie inspirée par votre intuition et l’écoute de vos besoins et envies.

Ne cherchez pas à vous comparer aux autres ou à essayer de suivre le rythme ou l’intensité de traitement d’une autre personne.

Les doses doivent être adaptées à chaque personne et faire l’objet d’une évaluation régulière via vos ressentis et éventuellement avec aide de votre coach ou thérapeute.

Une augmentation de l’intensité de la douleur peut nécessiter une augmentation de la dose quotidienne.

Si vous avez l’impression que l’effet de développement personnel à libération prolongé est trop fort ou si vous ressentez des douleurs, consultez votre thérapeute, coach ou intuition.

Mode d’administration

Vous pouvez prendre développement personnel à libération prolongée par voie auditive, visuelle, olfactive, gustative  ou sensorielle.

Fréquence d’administration

Vous pouvez prendre votre traitement à chaque fois que vous en ressentez le besoin, cependant, il est vivement conseillé de bien assimiler la prise précédente avant d’en entamer une autre. Par ailleurs, n’hésitez pas à revenir sur une prise antérieure  si vous ressentez le besoin de l’approfondir ou d’en faire une autre expérience.

Durée du traitement

La posologie de développement personnel à libération prolongé doit être ajustée fréquemment mais vous devez être conscient que le traitement est généralement poursuivit à vie.

 

4. Quels sont les effets désirables éventuels ?

  • Bien être
  • Sérénité
  • Enthousiasme
  • Bonheur

 

5. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

(Précisons ici que nous entendons par terme  « d’indésirable » par « qui n’était pas à l’origine un désir conscient ». Nous préférerons ainsi  le terme insoupçonné).

Comme tout traitement, développement personnel à libération prolongée est susceptible d’avoir des effets insoupçonnés, bien que tout le monde n’y soit pas sujet de la même manière.

Néanmoins, tous les effets considérés comme indésirables au début sont considérés comme tels car inattendus et sur du cours terme. En effet, très vite, une constatation de nécessité à son bien être est systématiquement rapportée. (Liste non exhaustive).

Les effets insoupçonnés les plus fréquents sont :

  • Disparition de certaines personnes de notre entourage (certains cas de divorces ont parfois été indiqués)
  • Apparition de nouvelles personnes
  • Nécessité quasi viscérale d’exprimer son authenticité
  • Perte du syndrome de la victime et même du sauveur
  • Prise de conscience de sa responsabilité dans les évènements vécus et ainsi de son pouvoir créateur
  • Naissance du super héros qui se cache en chacun de nous
  • Découverte et usage de la Loi d’attraction
  • Libération de notre magie intérieure
  • Apparition d’Anges (il est important de préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’hallucinations bien que les personnes qui ne suivent pas ce traitement pourraient être tentées de penser)
  • Joie
  • Foi inébranlable en la vie

 

6. Comment conserver développement personnel à libération prolongée ?

Tenir à portée des enfants.

Ne pas mentionner l’usage de développement personnel à libération prolongée à des personnes allergiques. En revanche, laisser l’usage inspirer qui le voudra.

Ce traitement ne doit en aucun cas être imposé à qui que ce soit.

Conserver ce traitement autant de temps que nécessaire, généralement, à vie.

 

7. Informations complémentaires

Que contient développement personnel à libération prolongée ?

Substance principale active : Secrets de l’Univers

Les autres composants sont :

  • Loi d’attraction
  • Amour inconditionnel
  • Magie
  • Liberté
  • Curiosité
  • Joie
  • Jeux
  • Enfant intérieur

Développement personnel à libération prolongée est un traitement qui n’est pas particulièrement adapté aux jeunes enfants sous la forme proposée aux adultes.  En effet, l’adulte nécessite un traitement curatif alors que l’enfant, notamment jeune peut se contenter de compléments alliés/mentors distribués par les  laboratoires Univers .

Tout ne dépend que d’une seule personne : VOUS

Que faites-vous quand ça va mal ? Est-ce que vous continuez à vous morfondre ? Est-ce que vous vous passez et vous repassez le film mental de tout ce qui ne va pas ? Est-ce que vous ajoutez à la situation en vous flagellant (je suis le plus nul, ça n’arrive qu’à moi, je ne m’en sortirai jamais…) ? Ce qu’il nous arrive parfois de faire, ou de vouloir faire, quand ça fait trop mal, c’est vouloir changer la réalité. On souhaite que ça ne soit jamais arrivé. On met en place des stratégies élaborées pour que ça ne se reproduise plus jamais. On se reproche les « mauvais choix » qu’on a fait et ce qui se serait passé si on avait agi différemment. Bref, on se bat contre la réalité. Mais alors, comme dirait Byron Katie, on perd de toute façon. Quand on voudrait que les choses soient différents, on perd, mais seulement dans 100% des cas.

De mon côté, quand ça ne va pas, j’ai plusieurs trucs.

  1. je sors mon cahier spécial pour les jours de pluie. Parce que la pluie est là, alors cela ne sers à rien de faire comme si il faisait beau. Je prends acte que je me sens mal à l’intérieur de moi et je pioche dans mon cahier de quoi aller mieux.
  2. je fais ho’opononono : ça c’est quand j’ai du mal à accepter la réalité et à reconnaître ma part de responsabilité.
  3. je me prends une temps de prière et j’ouvre en moi un espace d’accueil et d’amour inconditionnel qui me permet d’exprimer ma blessure sans jugement et sans attente sur ma souffrance.
  4. je regarde des vidéos inspirantes : parce que quand je regarde bien, mes petits problèmes sont vraiment tout petits et ne dépendent que de la manière dont je les regarde.

C’est de cela dont j’aimerais vous parler aujourd’hui. Dans ma play list de vidéos inspirantes, il y a celles de Nick Vujicic.

La première fois que j’ai vu Nick Vujicic, j’ai pleuré. Pas de douleur, ni de tristesse, ni  de pitié. Pas de bonheur non plus. Ce que j’ai ressenti, c’est l’énergie de la vie, la sensation profonde que nous sommes tous là pour quelque chose, qui que nous soyons, avec nos forces et nos faiblesses… Mais mon émotion la plus forte et la plus intense, ce qui me touche le plus profondément quand je regarde ses vidéos est ce sentiment d’être tous reliés, de ne faire qu’un malgré nos différences.

Si le coeur vous en dit, je vous invite à faire plus ample connaissance avec lui :

http://www.youtube.com/watch?v=ZOPf8rHV-Tk

http://www.nickvujicic.com/

Nick et son extraordinaire résilience nous montre que nous avons TOUJOURS la possibilité de transformer notre regard sur les choses. On ne peut pas transformer la réalité. Il est né sans bras et sans jambe. Il en a tellement souffert qu’à 8 ans il voulait se suicider. Mais quand on n’a pas de bras et pas de jambe, c’est pas évident de se suicider… Son extraordinaire résilience, il l’a acquise. Il a fait un choix. Le choix d’accepter sa réalité et le choix d’en faire quelque chose. Il a pris sa place. Il a décidé qu’il pouvait faire quelque chose avec qui il était, un homme-tronc. Et il nous invite à faire de même : nous ne pouvons pas changer ce qui se passe pour nous, mais nous pouvons décider d’en faire quelque chose. Ce que nous faisons de ce qui nous arrive ne dépend que d’une seule personne : nous-même.

Cela fait maintenant plusieurs années que ces vidéos me réconfortent les jours où ça va moins bien, et le réconfort est monté d’un cran le jour où j’ai appris qu’il s’était marié, et encore d’un cran quand je l’ai vu non pas tenir dans ses bras son premier bébé (dur quand n’a pas pas de bras ;-), mais le porter tout contre lui dans une écharpe de portage.

Je vous souhaite de bons moments de réconfort !

Un retour à l’amour

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un de mes articles que je vous invite à lire aujourd’hui. En effet, en cherchant de l’inspiration, j’ai retrouvé des notes que j’avais prises en lisant Un retour à l’amour, de Marianne Williamson. Et j’ai eu envie de partager avec vous les phrases qui m’ont le plus touchée. Puissent-elles vous éclairer aussi…

 

Le miracle n’est pas tellement un changement de situation objectif (même si cela se produit souvent) mais un changement dans la façon de percevoir une situation. C’est notre expérience de la situation qui change.

En demandant un miracle, nous demandons un retour à la paix intérieure. Nous ne demandons pas que quelque chose change à l’extérieur de nous, mais que quelque chose change en nous.

Notre principal instrument pour changer le monde est notre faculté de changer d’esprit au sujet du monde.

Dans une situation donnée, seul peut faire défaut ce que tu n’as pas donné.

Je suis content d’être là où Il souhaite, sachant qu’Il m’accompagne. Je guérirai en le laissant m’enseigner à guérir.

Vous êtes en affaires pour répandre l’amour. Votre film devrait répandre l’amour. Votre salon de coiffure devrait répandre l’amour. Votre vie devrait répandre l’amour.

La clé de la réussite professionnelle, c’est de se rendre compte qu’elle n’est pas distincte de la vie, mais une extension de votre moi le plus fondamental. Et votre moi le plus  fondamental est l’amour.

Si quelque chose fait vibrer votre coeur, c’est le moyen qu’a Dieu pour vous dire que c’est cela qu’il attend comme contribution de vous. Il s’agit d’utiliser notre voie comme moyen de guérir le monde, quel que soit ce moyen.

Mon vrai travail est d’aimer assez le monde pour qu’il guérisse. Nous sommes ici pour servir les coeurs humains.

C’est quand nous donnons notre vie à Dieu que les choses commencent à s’harmoniser. Quand notre coeur s’ouvre, nos talents et nos dons s’épanouissent.

Choisir de servir comme instrument de l’amour, ici et maintenant, c’est choisir un renforcement de son pouvoir personnel.

Personne n’a plus de potentialités qu’un autre pour répandre l’amour et la lumière de Dieu. Quelqu’un d’unique serait différent et séparé des autres, ce qui ne va pas avec l’unicité du Christ.

Quand l’un de nous s’éveille, le monde entier se rapproche du ciel.

L’entraînement spirituel aide au développement de la puissance personnelle. Les gens spirituellement puissants ne font pas nécessairement beaucoup de choses, mais autour d’eux les choses se font.

Au niveau supérieur de notre être, nous ne faisons rien. Nous sommes au repos quand la puissance de Dieu est à l’oeuvre à travers nous.

Le pouvoir de la prière

La prière n’est pas une récitation de paroles, ce n’est pas non plus implorer Dieu d’agir là où nous sentons impuissants en tant qu’être humain. Cette deuxième option ne serait qu’une variante du contrôle. Le contrôle que voudrait prendre le mental sur notre nature spirituelle. Prier, c’est au contraire mettre le mental au service de l’Esprit que nous sommes, au service du plan divin. C’est demander à recevoir les informations pour accomplir la volonté de Dieu. En réalité, quand quelque chose ne va pas bien, c’est que nous manquons d’informations dans notre radar : la prière nous invite à nous reconnecter avec notre foi dans le plan divin, même si nous ne le comprenons pas et n’en n’avons qu’une vision parcellaire.

La prière est donc plutôt une attitude humaine à cultiver en soi pour entrer en relation  avec soi, avec Dieu, et même avec les autres. C’est se réjouir sous le regard de Dieu de toutes les occasions qui se présentent. Prier, c’est aussi entretenir une relation légère et spontanée avec Dieu, même quand ça va mal ! Dans la prière, la parole de Dieu prend vie en nous : elle n’a donc rien à voir avec les circonstances présentes de notre vie, c’est la vérité première qui cherche à nous guider.

1. faire silence et se mettre à l’écoute

J’ai déjà souligné à quel point nous sommes occupés dans notre vie mais aussi à quel point nous sommes soumis au bruit : télé, vidéo, musique, autoradio, lecteur mp3… Pas beaucoup de place pour le temps libre et l’être dans la société de loisirs et de consommation, pas beaucoup de place pour le silence non plus.

Et pourtant, si nous voulons entendre la parole de Dieu, il faut bien l’écouter. Prendre le temps de la laisser arriver. Ecouter sans demander. Ecouter et accueillir, sans attente, sans idée préconçue.

2. accueillir l’inconnu

Le moment de prière est un moment où nous choisissons de nous extraire de notre vie quotidienne pour y entendre quelque chose de nouveau, justement parce qu’avec notre mental, on n’y arrive plus, on n’a pas accès à toutes les informations : nos émotions et nos pensées interfèrent avec le changement de paradigme nécessaire à la résolution de nos difficultés (ou plus exactement encore, de ce que nous considérons comme une difficulté). Nous avons besoin d’un regard neuf pour s’extraire de la difficulté, que ce soit pour régler le problème ou même parfois, ne plus le considérer comme un problème.

La prière n’obéit pas à un critère d’efficacité du style « cher Dieu, signez ici pour que mon plan d’action se réalise sous des auspices divines ». La prière de celui qui se met à l’écoute est plutôt faite de sentiers peu balisés. Non seulement parce que ce que nous voyons avec notre mental est limité par nos perceptions et notre système de croyances, ne nous donnant accès qu’à une seule partie des informations. Mais aussi parce que nous donnant de nouvelles informations, c’est le chemin à suivre qui s’en trouve modifié. Nos jolis plans d’action risquent fort d’en être chamboulés…

3. Un acte d’authenticité : parler à Dieu

Prier, c’est aussi s’adresser à Dieu avec la nudité de l’Etoile. Quand nous entrons en contact avec l’Esprit que nous sommes, nous entrons en contact avec notre essence. Il ne sert à rien de vouloir se montrer sous son meilleur jour puisque cette partie de nous-même sait tout de nous. Elle connait nos souffrances et nos ombres. Nous pouvons d’autant plus exprimer qui nous sommes car nous sommes ici dans un espace d’accueil et d’amour inconditionnel : on n’est pas là pour se flageller mais bien pour s’accueillir en tant qu’être humain. Je vous invite donc à exprimer tout ce que vous avez envie d’exprimer, sa peur et sans retenue, vos véritables joies comme vos véritables peines. Bien sûr que Dieu sait  tout ce que vous avez à lui raconter, puisque Dieu c’est vous, c’est une de vos dimensions, mais c’est vous-même (votre mental) qui avez besoin d’entendre qui vous êtes vraiment.

Faire acte d’authenticité, c’est prier même quand c’est trop dur… Il y a des situations où tout semble impossible. C’est même trop dur de prier tellement on est dans le chagrin, le déni, le sentiment d’injustice. Ce malheur qui vous accable, Job en a fait l’expérience : « Oh! si l’on pouvait peser mon affliction, mettre sur une balance tous les maux ensemble ! Mais c’est plus lourd que le sable des mers » (Job 6, 1).  Par exemple, avoir une prière calme et pacifiée alors qu’on vient de perdre un enfant, on peut à peine y penser. Dites tout simplement, comme Job, « c’est trop dur ». Sachez que c’est aussi une prière, une vraie prière, une belle prière. Elle rejoint la prière des psaumes : « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel » (Ps 130). C’est une vraie prière car je me tourne vers plus grand que moi, sans chercher quoi que ce soit, tant un réconfort est inespéré et même pas attendu (parfois être consolé ajouterait à notre peine).

4. Ecouter la parole et la mettre en pratique

Attention également à ne pas considérer la rencontre avec Dieu comme un refuge spirituel quand nous nous sentons mal dans notre vie, en décalage avec nos contemporains, déconnectés du monde, ayant du mal à vivre l’incarnation, etc.

L’attitude de la prière est plutôt celle d’aller chercher au plus près de la source ce qui cherche à se manifester à travers nous, afin d’accomplir la volonté de Dieu. Et la volonté de Dieu, c’est vivre pleinement l’incarnation dans la destinée humaine, c’est nous permettre d’embrasser pleinement notre condition humaine. La prière est donc plutôt un tremplin qui nous propulse, avec élan, dans la réalité de nos existences.

Cette exigence de la prière se traduit dans la bouche de Jésus : il s’agit d’écouter la parole ET la mettre en pratique. Les deux vont ensemble. Nous voilà prévenus.

5. Donner du pouvoir à vos prières

La vie vers notre réalisation est un chemin. La mise en oeuvre de la parole recueillie dans la prière en est un également. 3 éléments peuvent nous assurer sur ce chemin :

• la foi

• l’action

• la persévérance

La foi

Après l’écoute, le regard est essentiel pour développer tout le potentiel contemplatif qui sommeille en chacun de nous : il s’agit d’apprendre à s’émerveiller de la vie. Poser sur la vie un regard emprunt de foi : croire sans voir et ne pas s’attacher au comment, voir les choses comme un chemin pour grandir, faire confiance au plan divin dont on n’a pas toutes les clés, cultiver la vision que « tout est juste » et que si je ne comprends pas pourquoi, c’est qu’il me manque des clés (acception qui n’est pas résignation).

L’action

La prière est au coeur de l’action comme la sève au coeur d’un arbre. Elle exprime à la fois notre vision limitée de la vie et du monde mais aussi l’élan de chercher à se rapprocher de notre nature spirituelle profonde. Au coeur de l’action, demander l’amour du Père, la lumière du Christ et la force de l’Esprit Saint n’est ni une évasion ni une forme d’intellectualisme, mais un souffle qui permet d’avancer, soutient dans les difficultés, invite sans cesse à aller plus loin.

La persévérance

Quand vous semez une graine, il se passe un certain temps avant que les premières pousses vertes ne sortent de terre. Et pourtant vous continuez d’arroser tous les jours : il ne vous viendrait pas à l’idée de gratter la terre pour vérifier que la graine a germé. Vous plantez, vous arrosez et vous attendez. Tout processus prend du temps. Et ce temps est directement proportionnel à notre foi.

6. Boucler la boucle

Si un de ces 3 éléments vous manque (foi, action, persévérance), vous pouvez revenir au numéro 1 : prier, même quand « c’est trop dur ». Vous créez ainsi une spirale infinie d’une vie alignée sur l’Esprit que vous êtes, imbriquant nos 3 dimensions : corps, mental esprit, qui est l’essence de la vie humaine.