Les clés d’une vie spirituelle riche

Dans cet article je vais répondre aux questions que l’on me pose souvent sur la spiritualité :

Pour une première approche, regardons ce que dit Wikipédia de ce mot. « La notion de spiritualité (du latin ecclésiastique spiritualitas) comporte aujourd’hui des acceptions différentes selon le contexte de son usage. Elle se rattache conventionnellement, en Occident, à la religion dans la perspective de l’être humain en relation avec des êtres supérieurs (dieux, démons) et le salut de l’âme. Elle se rapporte, d’un point de vue philosophique, à l’opposition de  la matière et de l’esprit (ou encore de l’intériorité et de l’extériorité). Elle désigne également la quête de sens, d’espoir ou de libération et les démarches qui s’y rattachent (initiations, rituels, développement personnel, Nouvel Âge). Elle peut également, et plus récemment, se comprendre comme dissociée de la religion ou de la foi en un Dieu jusqu’à évoquer une « spiritualité sans religion » ou une « spiritualité sans dieu ».

Penser la vie en termes de spiritualité revient donc à penser que l’être humain n’est pas seulement un corps fait d’os et de chair, accompagné d’un merveilleux cerveau qui le dirige. C’est croire qu’il existe « autre chose », c’est-à-dire une autre dimension qui transcende le temps et l’espace et donc les frontières de la vie et de la mort.

Si cette manière de penser amène tout naturellement la question de ce qu’il advient du « moi » une fois que l’enveloppe charnelle n’est plus opérationnelle, elle pose aussi la question de se vivre différemment et de conduire sa vie d’une certaine manière si nous nous pensons comme des êtres de nature spirituelle.

La spiritualité offre la possibilité d’appréhender de manière différente la mort (ou plus exactement la fin de la vie terrestre). Elle pose un autre regard sur ce constitue la pierre d’achoppement de l’existence terrestre, c’est-à-dire la dualité, c’est-à-dire la séparation. C’est elle qui occasionne souffrance ou extase. Souffrance de la séparation avec la mère, souffrance de la relation avec l’autre, souffrance sur la séparation d’avec la matière, qui peut nous donner l’illusion que nous sommes le jouet de la vie et que nous n’avons aucun pouvoir en ce monde. Extase de la beauté de ce dont je suis séparé, extase du pouvoir que j’ai sur la matière, extase de l’union et du partage avec l’autre. La mort peut donc être vue comme la séparation « ultime », le niveau de séparation le plus élevé et faire peur, voire occasionner de l’angoisse chez l’être humain. Ne plus voir cette séparation comme définitive offre une réelle perspective de soulagement et d’espoir.

De l’autre côté du miroir, une approche spirituelle de la vie peut aussi nous donner des clés dans la manière de voir la vie mais plus concrètement, elle offre de remarquables ouvertures sur la manière de vivre au quotidien. Plus de 95% de la population mondiale croient en l’existence d’une force supérieure, en cet « autre chose » dont j’ai parlé plus haut. D’une croyance aussi communément partagée, on peut dire y a quelque chose qui « existe ». Juste au-delà de nos perceptions de notre monde quotidien, il y a une présence, une force, à la fois mystérieuse et réconfortante. Nous en parlons. Nous la ressentons.

De ce nombre (les 95% de la population mondiale croient en l’existence d’une force supérieure), plus de la moitié désignent cette puissance par le nom de Dieu. Prenant en considération un tel nombre, la véritable question n’est pas de savoir si ce quelque chose existe mais beaucoup plus ce que ce quelque chose signifie dans notre vie. Et comment nous la prenons en compte, comment nous interagissons avec elle.

Alors comment la prendre en compte, comment interagir avec cette force ? Tentons déjà de mieux la comprendre.

La religion catholique telle qu’elle est diffusée actuellement est dualiste, c’est-à-dire qu’elle dit que Dieu est à l’extérieur de soi. On prie pour un Dieu qui est éminemment plus grand que nous, avec une dimension supérieure à nous. D’autres religions comme le bouddhisme ou le taoïsme pensent plutôt que Dieu est à l’intérieur de nous. C’est ce que je pense également. Dans ma conception, nous sommes de nature spirituelle, c’est une de nos dimensions et nous accédons à cette dimension lorsque nous ne nous vivons plus séparés, mais que nous faisons l’expérience de la transcendance, c’est-à-dire une expérience dans laquelle le temps et l’espace ne nous sont plus perceptibles, un peu comme la sensation de « faire un avec le Tout ». Pour moi, c’est cela, la rencontre avec Dieu.

Récemment, de nouvelles traductions des textes et notamment celle de l’Evangile de Thomas (trouvé en Egypte en 1945 et considéré comme apocryphe par l’Eglise, c’est-à-dire non officiel comme ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean) peuvent nous donner une interprétation qui va dans ce sens : « le Royaume des Cieux est à l’intérieur de vous ». Plus exactement, le Royaume des Cieux, c’est vous. Ce n’est pas un lieu dans lequel on se rend après la mort du corps physique, c’est un lieu que nous sommes et auquel nous avons accès : c’est l’expérience de l’Unité ou de l’union à Dieu.

Comme vous le voyez, ce sont des notions difficiles à décrire et à appréhender avec notre mental dont le fonctionnement se caractérise par la dualité. L’utilisation même du langage qui, par essence, qualifie et quantifie, donc sépare, nous voue à l’échec quand il s’agit de parler de Dieu.

Pour tente une autre approche, nous pouvons évoquer ce que la science a découvert ce propos. Vers la fin du XXème siècle, des expériences ont confirmé que nous sommes baignés dans une champ d’énergie qui nous rattache tous aux événements de notre monde. Cette force se situe partout et toujours, indépendamment du temps et de l’espace. Max Planck, considéré comme le père de la physique quantique, a déclaré que l’existence du champ suggère qu’une intelligence exceptionnelle est responsable de notre monde physique : « cet esprit est la matrice de toute chose ».

Mieux, à la fois nous sommes DANS ce champ et à la fois nous sommes ce champ. Et c’est justement pour cela que nous interagissons autant avec lui. C’est aussi pour cela que comme le pensent les philosophies orientales non dualistes, nous sommes Dieu. Attribuant des noms divers à ce champ d’énergie, la recherche a montré que c’est cette énergie qui transporte nos croyances vers le monde autour de nous et crée notre réalité.

Alors comment interagir avec ce champ, avec cette force et nous sentir divinement guidée par elle ?

Voici comment faire concrètement :

  • être attentif à tous les signes de la vie : observer les portes qui s’ouvrent et qui se ferment, observer les synchronicités (tiens, ça fait 3 fois qu’on me parle de ce film cette semaine), écouter les messages du corps (mes symptômes physiques me parlent de moi et de mon rapport à la vie). Nous sommes en permanence divinement guidés, à nous de savoir reconnaître les signes. 
  • faire silence et oser parler à Dieu, se mettre à l’écoute par des pratiques comme la prière et/ou la méditation.
  • mettre en pratique la parole de Dieu, écouter ce que la vie cherche à manifester à travers moi et le mettre en oeuvre.

Voilà comment vous pouvez vous aussi mettre de la spiritualité dans votre vie et honorer ainsi votre autre dimension, votre nature spirituelle.

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