Les 5 manières de prendre soin de soi

Lors de récents échanges avec les abonnés à ma newsletter, j’ai été interpellée à plusieurs reprises sur ce sujet : comment prendre soin de soi ? Je vais donc le point aujourd’hui en vous proposant 5 pistes pour vous donner de l’amour, de plein de manières différentes.

1. Prendre soin de son corps

Chouchouter son corps : massage, auto-massage, hammam, sauna, courir, marcher, danser, chanter, bain aux huiles essentielles, épilation. Attention, ce dernier point n’est pas un diktat : uniquement si cela correspond à quelque chose vous fait du bien !!! Prendre soin de son corps, c’est aussi être attentif à ses besoins : nourriture et sommeil, par exemple. Donnez à votre corps la nourriture qui lui fait du bien, en quantité comme en qualité. Pensez aussi aux nourritures émotionnelles : mangez des chips et du chocolat si vous en avez envie ! Au lieu de céder aux modes, apprenez à reconnaître ce dont vous avez vraiment besoin en quantité et qualité de nourriture. Soyez attentif.ve au sommeil que votre corps réclame : êtes-vous couche-tôt, couche-tard, lève-tôt, lève-tard, avez-vous besoin d’une sieste ?

2. Penser à soi, prendre du temps pour soi

Beaucoup de femmes, beaucoup de mamans ont une drôle d’habitude : elles font toujours passer les autres en premier, elles se mettent en bas de la liste, là où en général il ne reste rien. Il n’y a plus d’énergie pour faire ce qu’elles aiment. Il ne reste plus d’argent pour leur activité, ni le massage qui leur ferait du bien, encore moins pour le petit cadeau qu’elles avaient prévu de se faire à la fin du mois. Il n’y a plus de temps pour se poser, pour se reposer, pour boire un café tranquille en terrasse, pour prendre un bain moussant. Et elles appellent ça « prendre soin des autres ». Jusqu’au burn-out. Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, rappelez-vous les consignes de sécurité en avion : mettez d’abord votre masque à oxygène et ensuite mettez le sien à votre enfant. Vous pouvez bien mieux vous occuper des autres lorsque vous êtes en sécurité. C’est valable dans l’avion mais dans la vie de tous les jours aussi : il n’y a que si votre réservoir émotionnel est rempli (de plein de bonnes choses pour vous) que vous pourrez aimer et être vraiment disponible pour ceux qui vous entourent.

Mon truc : faites-vous un cadeau chaque mois, dès que votre paie arrive (pas à la fin du mois). Un « vrai » cadeau ! La paire de chaussures parce que l’autre est fichue ça ne compte pas !

3. Savoir dire non et respecter ses limites

Là je vous renvoie à un article que j’ai déjà écrit et que vous pouvez lire en cliquant ici.

Dire non, c’est aussi ne pas faire ce qui ne vous met pas en joie. Dire non, c’est aussi être ferme et ne pas « céder » au bout de la 3ème ou 4ème demande (pour me faire plaisir, s’il te plait…). Prenez le temps de sentir ce que vous voulez vraiment, pour savoir dire de vrais « oui » qui vous rendent vraiment heureux(se). Si vous avez du mal à dire non à vos enfants, repensez au point n°2. Il est normal que votre enfant ait envie de passer du temps avec vous et de jouer avec vous, mais ce qu’il aime ne vous passionne pas forcément : trouvez des activités ou des jeux qui vous conviennent à tous les 2. 

4. (Se) pardonner

Ouch, ici on aborde un gros morceau. Enfin vous imaginez peut-être que c’est un gros morceau. Oui et non, parce que le pardon n’est pas ce que l’on croit généralement. Pardonner, ce n’est pas aller prendre le thé avec Hitler, ni papoter le bout de gras avec son violeur, ni lécher les plaies des lépreux. Pardonner, c’est simplement déposer un sac à dos trop lourd. Comme l’écrit Pierre-Claude-Victor Boiste « le pardon ôte à un ennemi le pouvoir d’altérer votre caractère ou votre repos. » 

Byron Katie, dans un de ses accompagnements, prend cet exemple avec une jeune femme qui s’est fait violer. Avec beaucoup de délicatesse, elle l’amène à prendre conscience que si son viol n’a duré que quelques minutes, elle-même continue de se violer depuis 30 ans avec sa colère, sa culpabilité et son malheur. A partir d’un événement souffrant, elle choisit de rester dans la souffrance. Prenant conscience de sa responsabilité, cette femme accède enfin à la possibilité de guérir et de se donner de l’amour.

Si ce sujet vous plait, je vous invite à lire cet article que j’ai publié il y a quelques jours.

5. S’accepter (vraiment), s’aimer (vraiment)

Je ne sais pas trop pourquoi, nous avons tendance à focaliser sur ce qui ne va pas chez nous, plutôt que de se focaliser sur ce qui va bien. Mais en fait, si, je sais pourquoi. Nous recevons, en moyenne, au quotidien, à peu près 8 marques d’attention négative pour 2 marques d’attention positive. Cela signifie qu’en règle générale, on va pointer 8 fois du doigts ce que je ne fais pas bien pour 2 fois ce que je fais bien. La psycho-pédagogie nous apprend que nous renforçons ce sur quoi nous nous centrons. Plus vous allez porter attention sur quelque chose et plus vous allez le renforcer. C’est valable aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.  A 20 ans, un jeune adulte a reçu de 22 à 28000 heures de marques d’attention négative ! Donc forcément, c’est normal que vous fassiez cela vous aussi : vos circuits neuronaux sont câblés comme ça. Il est donc nécessaire de se rééduquer. Et cela peut prendre du temps. Mais chaque jour est le bon moment pour commencer. 

Tout d’abord, vous pouvez cessez de culpabiliser : c’est votre histoire qui vous a façonné ainsi. N’importe quelle personne ainsi exposée à autant de marques d’attention négatives que vous l’avez été réagirait de la même façon. Mais maintenant, que décidez-vous ? D’en rajouter à tout ce qui vient de l’extérieur ou bien d’inverser la tendance en vous donnant à vous-même des marques d’attention positives, jusqu’à ce que (et même encore après), elles fassent tâche d’huile autour de vous ?

Voici quelques trucs que vous pouvez tester :

  • Chaque matin, en même temps que vous vous brossez les dents ou les cheveux, ou les deux, dites-vous tout le bien que vous vous pensez de vous. Faites-le si possible à haute voix.
  • Faites la liste des qualités que vous vous reconnaissez. 
  • Faites la liste de toutes les difficultés que vous avez eu à surmonter et l’ingéniosité, le courage, la débrouillardise ou toute autre qualité dont vous avez dû faire preuve pour les surmonter. Soyez fier.e de vous ! Félicitez-vous !
  • Prenez-vous mentalement dans vos bras et donnez-vous de l’amour, de la tendresse, de l’appréciation, comme vous le feriez à quelqu’un que vous aimez
  • Entrainez-vous à vous traiter comme vous traitez les gens que vous aimez (rappelez-vous le point n°2). Et traitez-vous comme vous aimeriez que les autres vous traitent. Si vous vous maltraitez (en vous culpabilisant, en pensant que vous n’êtes pas à la hauteur, en n’osant pas prendre votre place…), il n’y a aucune raison que les autres n’en fassent pas autant.

Prenez bien soin de vous !

Le pardon

Ouch, ici on aborde un gros morceau. Enfin vous imaginez peut-être que c’est un gros morceau. Oui et non, parce que le pardon n’est pas ce que l’on croit généralement. Pardonner, ce n’est pas aller prendre le thé avec Hitler, ni papoter le bout de gras avec son violeur, ni lécher les plaies des lépreux. On ne va pas vous demander ce qui vous est impossible, simplement de prendre vos responsabilités. Le pardon n’est qu’affaire de responsabilité.

« Le pardon ôte à un ennemi le pouvoir d’altérer votre caractère ou votre repos. » Pierre-Claude-Victor Boiste

Prendre pleinement ses responsabilités

Le pardon commence avec soi-même. En prenant mes responsabilité, je comprends et j’accueille que tout ce qui est est ma vie, je l’ai créé. J’ai créé cela dans ma vie, pour moi et pour les autres. Nos pensées, nos émotions, nos paroles et nos actions ne concernant pas que nos petites personnes mais le monde entier. C’est parce que je suis qui je suis que les attentats, les famines, les guerres, le chômage de masse… sont possibles. Si je me torture, même intérieurement, j’autorise la torture à être présente sur cette planète. Puisque j’ai besoin d’un autre pour me faire miroir et prendre conscience de mes dysfonctionnements, j’autorise l’autre à dysfonctionner pour m’aider à guérir et à grandir. Je suis à 100% responsable de ce qui se passe dans ma vie, puisque je suis là au moment où ça se passe. L’état du monde n’est qu’une photocopieuse géante de qui je suis à l’intérieur de moi.

Avec cela, on peut continuer à se flageller et à se détester si on en a envie et si on aime ça. Mais ça contribue qu’à une chose : faire grandir le malheur sur Terre et nourrir votre ego. Je pense que vous avez mieux à faire. Voici un très bon moyen d’apporter votre contribution : apprendre à pardonner. Voici 3 étapes pour se responsabiliser et pardonner.

1. Accepter

La première étape, c’est de comprendre qu’en réalité n’y a rien à pardonner. Il n’y a rien à pardonner puisque les choses n’auraient pas pu être différentes, rien ne peut être différent de ce qu’il est. Avec votre histoire, votre vécu, votre passé, votre histoire, vous ne pourriez pas être différent. Et c’est valable pour tous. Celui qui tue ne peut pas faire autrement : si j’étais à sa place, avec son système de croyances issu de son parcours, je tuerai aussi. Chacun ne fait que ce qu’il lui est possible de faire au moment où il le font. Les choses sont ce qu’elles sont. Point final. Je me peux gémir, me lamenter, pleurer, me rebeller, me révolter, les choses sont ce qu’elles sont. En me battant contre elles, je ne fais que les renforcer : ce à quoi je résiste persiste, ce que je regarde disparait.

2. Remercier

La deuxième étape, c’est prendre en considération que ce qui nous est arrivé à nourri qui nous sommes aujourd’hui et nous a apporté un supplément d’humanité qui nous manquait auparavant. Nos souffrances et nos blessures nous permettent d’être en empathie avec l’autre, celui à qui il est arrivé la même ou tout simplement celui qui est souffrant. Mais plus encore, chaque douleur m’a également permis de contacter la ressource correspondante en moi, agissant comme un révélateur, mais me permettant également de m’emparer d’une qualité et de la développer, pour mon bien-être et pour celui des autres. Tout se nourrit de tout et inversement. En donnant sa juste place à tout ce qui m’a fait grandir, je prends conscience de ma grandeur intérieur, qui n’est pas uniquement composée de lumière mais vient aussi en grande partie de mes ombres. Tout cela me fait grandir encore davantage.

3. Transformer

Avec le processus de transformation, je termine la boucle de ma prise de responsabilité. En acceptant et en remerciant pour mes ressentis, j’accède à la possibilité de les transformer, ce qui n’est pas le cas quand je les nie, quand je les combats ou quand je les laisse dans les mains de mon bourreau. En effet, en restant au stade de victime, je ne prend pas ma part de responsabilité, mais surtout, je ne peux accéder à la guérison puisque le pouvoir n’est pas entre mes mains, je le laisse à l’extérieur de moi. Je peux choisir de rester dans la souffrance ou d’en faire autre chose. Ce faisant, je suis dans mon statut d’être humain : j’élargis l’espace entre le stimulus et la réponse, (ce qui n’est pas possible pour l’animal) et j’embrasse pleinement ma destinée humaine.

En décidant de transformer, je reprends mon pouvoir sur moi et je nourris l’humanité entière : je cesse d’alimenter l’égrégore de souffrance qui rend possible d’autres souffrances pour moi et pour autrui. De plus, je choisis de mettre mes ressources pour transformer ce qui me fait souffrir. Je prends pleinement contact avec ma lumière tout en me nourrissant de mon nombre. Comme la fleur de lotus, symbole de transcendance, je plonge mes racines dans la boue pour m’ouvrir vers le ciel.

Byron Katie, dans un de ses accompagnements, prend cet exemple avec une jeune femme qui s’est fait violer. Avec beaucoup de délicatesse, elle l’amène à prendre conscience que si son viol n’a duré que quelques minutes, elle-même continue de se violer depuis 30 ans avec sa colère, sa culpabilité et son malheur. A partir d’un événement souffrant, elle choisit de rester dans la souffrance. Prenant conscience de sa responsabilité, cette femme accède enfin à la possibilité de guérir et de se donner de l’amour.

Vous voyez qu’avec ces 3 étapes (1. acceptation, 2. gratitude, 3. transformation), on est loin de la résignation mais on est au contraire dans une forme très élevée de décision : nous sommes au coeur de notre humanité puisque seul l’être humain peut choisir la manière dont il réagit à ce qui lui arrive. En pardonnant, je deviens un être humain.

Demander de l’aide

Si j’ai du mal à accomplir ce processus seul, je peux demander l’aide de Dieu. Demander l’aide de Dieu, c’est-à-dire prendre contact avec l’Esprit que je suis en demandant de me détacher du jugement que je peux porter sur la situation. Au final, ce n’est que mon mental qui juge qu’il y a quelque chose à pardonner, c’est avec mon mental que je vis une situation comme agréable ou désagréable. En remettant ma conscience dans la justesse du plan divin, je prends conscience que je n’ai qu’une vision partielle de la réalité et que des informations manquantes peuvent altérer ma vision.

Par l’attitude de prière, je demande à transformer ma douleur en quelque chose qui est au service du plus grand bien de tous, même si je ne sais pas ce que c’est. Je prends conscience qu’à travers cet événement qui me blesse, quelque chose cherche à se manifester à travers moi. Je demande à suivre ce chemin en conscience, même si des choses échappent à mon entendement pour le moment (et même peut-être pour toujours). En m’appuyant sur ce qui cherche à se manifester à travers moi, à ce que je perçois du plan divin, je décide de mobiliser mes ressources, mes talents, mes compétences, mon énergie, mon temps pour accompagner la vie dans la direction qu’elle suit. Même si j’ai peur, même si j’ai mal, même si j’avais envie d’autre chose.

Suivre le flux

Suivre le flux de la vie : voici une notion trèèèèèèèèèès facile à comprendre, mais beaucoup moins facile à mettre en oeuvre. En effet, il demande de la pratique, de la pratique, de la pratique. Car il s’agit tout simplement de vivre ce qu’est la vie : non pas une série de problèmes à résoudre mais un mystère dans lequel entrer ou plus exactement, un mystère avec lequel faire corps, un mystère à embrasser, en sachant que nous n’aurons jamais toutes les réponses pour le comprendre. 

L’observation

Suivre le flux de la vie nécessite un préalable : celui de l’observer. Il s’agit donc dans un premier temps de développer une vigilance ou plutôt une conscience aiguë de ce que nous vivons : quels sont les événements qui se manifestent, quelles sont les émotions que nous ressentons, comme s’organise notre environnement ?

Il s’agit aussi de raisonner en termes de synchronicités plutôt qu’en terme de hasard ou de fatalité. 

Exemple : ma voiture tombe en panne. 

> Quelles sont les questions que je peux me poser ?

Observer le flux de la vie, c’est observer ce qui a tendance à se produire et ce qui a tendance à ne pas se produire. Il y a toujours une direction, une tendance. Si l’on regarde bien, tout notre environnement nous envoie des messages, des signaux, que nous captons plus ou moins bien, avec plus ou moins de conscience : nos émotions, notre corps, notre ordinateur, notre voiture, notre ordinateur, nos animaux (et même ceux que nous n’avons pas).

Tous les événements que nous vivons nous donnent des indications sur qui nous sommes et sur qui nous ne sommes pas mais aussi pour savoir dans quelle direction aller ou ne pas aller.

> Exemple : je veux joindre quelqu’un au téléphone, mais ça sonne occupé, ensuite on me dit que la personne est absente, ensuite je tombe sur un répondeur. Je continue : acharnement ou persévérance ?

Il y a en réalité toujours deux tendances :

• la tendance des choses à se produire. Tout est fluide, se déroule à la perfection. Les événements s’enchaînent facilement et logiquement, sans heurts et sans retard. Je dispose des bonnes informations au moment où j’en ai besoin, je rencontre les bonnes personnes au bon moment. 

• la tendances des choses à NE PAS se produire. Il y a un grain de sable (ou la plage entière) dans l’engrenage. Je dépense de l’énergie sans résultat, je ne trouve pas les personnes dont j’ai besoin ou elles ne sont pas disponibles, je n’ai pas accès aux informations nécessaires pour faire avancer mes projets. Tout semble difficile et compliqué, j’ai l’impression de devoir déployer des montagnes d’énergie pour arriver à mon objectif. Et même, parfois je n’y parviens pas.

Mais alors, pourquoi est-ce qu’on ne veux pas écouter ? Parce qu’on veut en faire à notre tête. Parce qu’on a décidé avec notre mental que c’était ça que nous voulions et pas autre chose. Que la vie va se plier à nous et pas l’inverse. Parce que nous avons tellement été brimé dans notre besoin de liberté que nous avons une revanche à prendre. La revanche à prendre sur le père, c’est le Père qui va en faire les frais. Qu’est-ce que je veux dire par là ? Nos parents ont souvent limité l’expression de notre besoin de liberté, à tel point que devenus autonomes, nous ne supportons plus la moindre autorité, même celle qui consiste à prendre les informations que la vie nous envoie pour mieux nous guider. Il arrive aussi que nous subissions l’autorité dans un domaine de notre vie (une hiérarchie professionnelle par exemple), nous conduisant à vouloir nous affranchir de tout ce qui pourrait de près ou de loin être apparenté au contrôle d’une entité supérieure dans un autre domaine de notre vie.

Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, vous allez devoir redoubler d’attention et de vigilance pour devenir capable d’observer le flux de la vie et éviter la tentation de mettre sous le tapis les informations qui ne vous conviennent pas.

La décision

Une fois que l’on observe ce qui a tendance à se produire et ce qui a tendance à ne pas se produire, nous prenons une décision : celle de lâcher ou celle de lutter. 

> Le lâcher-prise, c’est quand je décide d’aller dans la direction de ce qui a tendance à se produire, même si j’en ai peur.

Je dis « même si j’en ai peur » car cette dimension est loin d’être négligeable. Hé oui, parfois la vie nous emmène si fluidement vers une destination que cela nous parait suspect… Ou encore, la vie nous emmène fluidement vers quelque chose qui nous vraiment fait très peur. Et la tentation est grande dans ce cas-là de continuer dans le « connu », même si celui-ci est inconfortable ou désagréable. Là nous rejoignons le deuxième cas de figure, la lutte.

> Le lâcher-prise, c’est aussi quand je décide de ne pas aller dans la direction de ce qui a tendance à ne pas se produire. Je prends acte que les portes sont fermées et je ne cherche pas à les enfoncer. Même si j’en ai très envie.

Encore une fois, ce « même si j’en ai très envie » prend toute son importance. Il peut être très difficile de renoncer à un projet particulièrement important, on peut s’acharner longtemps en refusant l’évidence « ce quelque chose n’est pas pour moi ». 

A l’inverse, si je ne vais pas dans la direction de ce qui a tendance à se produire (en général parce que j’ai peur) ou que je vais dans la direction de ce qui a tendance à ne pas se produire (en général parce que j’en ai envie quand même), alors je bascule dans la lutte. 

Vous voyez à quel point suivre le flux de la vie est la plus haute forme de décision qui soit. Elle implique une conscience très affûtée et un très grand sens de la puissance du libre-arbitre. Suivre le flux nécessite très souvent de sortir de notre zone de confort et de sortir de nos conditionnement. 

C’est à expérimenter pleinement et en toute conscience notre liberté (nous avons toujours le choix de suivre notre peur et notre envie) que nous invite le flux de la vie. Suivre ou ne pas suivre le flux de la vie nous donne déjà la possibilité d’observer la vie à l’oeuvre, de sentir la vie nous traverser, nous toucher, nous parcourir. Et nous permet d’observer notre manière d’y répondre. C’est là encore une merveilleuse occasion d’apprendre à se connaitre, d’apprendre à s’aimer. 

En devenant plus conscients de notre processus de décision et de notre manière de réagir à ce que la vie nous propose, nous exerçons notre libre-arbitre. La conscience de soi et le libre-arbitre est ce qui nous différencie du règne animal, ce qui nous caractérise en tant qu’être humain. L’utiliser en pleine conscience nous rend plus humain, nous permet d’embrasser notre destinée humaine. 

A mon sens, la véritable spiritualité consiste à utiliser le plein pouvoir de ce libre-arbitre, en cherchant à l’aligner le plus possible sur le flux de la vie. Tout en s’aimant et en s’acceptant quand cela n’est pas possible parce nous avons trop peur ou trop envie de ne pas renoncer à ce qui nous fait plaisir. 

L’important est de comprendre qu’il y a toujours deux options et que nous avons toujours le choix. Il n’y a jamais qu’une seule option. La dualité du monde de la matière fait que plusieurs possibilités existent toujours. Chaque fois que nous disons « je n’ai pas le choix », nous renonçons à notre liberté, mais plus important encore, nous abdiquons de notre statut d’être humain. Nous devenons les objets de nos conditionnements au lieu d’être les sujets de notre vie.

Accomplir la volonté de Dieu

C’est une autre manière de parler du flux de la vie. Plus exactement, c’est ce qui se passe quand on a pris la décision de suivre le flux de la vie. On va mobiliser son temps, ses ressources, son énergie, ses compétences au service du flux de la vie. 

Une décision implique toujours un processus de mise en oeuvre. Quand une décision n’est pas assortie d’un plan d’action, cela reste une intention.

Alors que signifie accomplir la volonté de Dieu ? Une fois que j’ai repéré le sens du flux, la direction et que j’ai décidé de le suivre, même si j’en ai peur ou même si je dois pour cela renoncer à quelque chose qui me faisait très envie, il me faut devenir capable de ne pas saboter le processus en ne faisant qu’à moitié ce qui m’est indiqué comme étant le plus approprié. 

Il s’agit de passer de « qu’est-ce qu’on me demande encore ? » à « youpi, on m’indique une direction claire, qui correspond 100% à la manifestation de mon potentiel : heureusement qu’on me montre le bon chemin, autrement j’aurais perdu mon temps et mon énergie pour rien (et sans doute même mon argent, peut-être beaucoup d’argent) ». Si on est dans « qu’est-ce qu’on me demande encore ? », on risque de suivre le flux de la vie dans le même état d’esprit qu’un ado à qui on demande d’interrompre son jeu vidéo pour venir aider à faire la vaisselle… La tentation de mal faire la vaisselle histoire qu’on ne lui redemande pas la prochaine fois sera très grande. C’est un mécanisme d’auto-sabotage assez bien huilé.

A l’inverse, dans le « youpi ! », je vais saisir la perche qui m’est tendue et m’assurer d’être à 1000% compétent pour accomplir ce qu’on me demande et acquérir ce qui est nécessaire en termes de savoir, savoir-faire et savoir-être. 

En prononçant le « que ta Volonté soit faite, sur la Terre comme au Ciel » du Notre Père, c’est à cela que je m’engage : à devenir compétent pour m’aligner pleinement sur le flux de la vie, sur le plan divin.

La sérendipité

Voici une notion qui peut beaucoup nous aider à accepter de suivre le flux de la vie. 

On ne s’en rend pas toujours compte sur le moment, mais quand nous portons un regard sur de nombreux événements de notre passé qui ne se sont pas produits malgré une envie très forte de notre part, il arrive très souvent que nous nous disions « heureusement que ce truc-là ne s’est pas réalisé ». 

La sérendipité, c’est l’attitude qui consiste à se dire, quoi qu’il arrive, « heureusement que », mais au présent, cette fois-ci. C’est considérer le bien en toute chose. C’est avouer en toute humilité que je n’ai pas toutes les clés pour comprendre ce qui se passe et que si je les avais, je dirais spontanément « heureusement que ». C’est tirer profit de chaque circonstance, même si elle ne correspond pas à ce que j’attends.

La sérendipité me conduit à voir les épreuves de la vie comme des occasions de grandir. La sérendipité me permet de transformer mes peurs en amour. La sérendipité me permet de cultiver ma foi dans le plan divin. La sérendipité me donne l’occasion de développer une confiance en la vie.

C’est quoi, l’ouverture du coeur ?

Qu’est-ce que l’on veut vraiment dire quand on emploie des expressions comme « ouverture du coeur », ou regarder les choses avec les yeux de l’amour, ou encore envoyer de la lumière et de l’amour à l’autre ?

Parce qu’à mon avis, cette histoire d’amour engendre bien des incompréhensions, elle est même la porte ouverte à bien des déviances, tout simplement parce qu’on ne parle pas de la même chose !

Pour nous aider à sortir du paradigme d’un mot, il est souvent utile de regarder ce que l’on dit dans d’autres langues. Et ça tombe bien parce que quand il s’agit d’amour, le grec est d’une aide très précieuse : il existe des tas de mots en grec qui nous aident à différencier les formes d’amour et cela va nous aider à savoir de quoi on parle quand on parle de cette fameuse « ouverture du coeur » qui n’a rien à voir avec un truc du genre « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », et pas non plus grand chose en comment avec ce que l’on voit (trop) souvent « moi j’ai le coeur ouvert, je suis dans le club des gentils parce que je fais de la méditation », qui n’est rien d’autre que de l’ego spirituel.

Il y a l’amour-appréciation, qu’on appelle philia en grec. C’est le lien d’amitié, le lien social. C’est ce que l’on apprécie chez un autre parce qu’on se sent bien avec lui, parce que ses valeurs rencontrent les miennes, etc.

Il y l’eros, qui est le désir. Désir de l’autre, souvent teinté de possession au sens où le désir de l’autre va me permettre d’assouvir ce que je désire pour moi. C’est pour cela aussi que dans l’eros, on souhaite que l’autre corresponde et réponde à nos attentes. Il est donc souvent synonyme de dépendance et de condition : je vais faire ce que tu attends de moi en échange de recevoir ce que j’attends de toi. C’est aussi ce que l’on peut appeler l’amour conditionnel, qui n’est pas uniquement lié au partenariat amoureux mais peut affecter les relations parents-enfants : je t’aime si tu es sage, si tu es poli, si tu as des bonnes notes, si tu es gentil…

Il y a enfin l’agape, qui est le mot grec pour l’amour « divin » et « inconditionnel » par opposition à l’amour conditionnel dont je viens de parler. Les philosophes grecs du temps de Platon l’utilisaient dans un sens supposé universel, c’est-à-dire opposé à un amour personnel. C’est aussi le mot employé tout au long du Nouveau Testament (rédigé en grec par ses différents auteurs), pour la qualité d’amour totalement désintéressé dont Dieu seul est capable, mais qu’il propose de donner à ses disciples par le Saint-Esprit. Voici la définition qu’en donne Jean-Yves Leloup dans son ouvrage L’échelle des états amoureux : « l’amour qui fait tourner la terre, le coeur humain et les étoiles, c’est l’Amour qui aime en moi ». J’ai envie de rajouter « c’est l’amour qui aime à travers moi ». Je suis d’ailleurs intriguée par cette expression « c’est l’amour qui fait tourner le coeur humain », comme s’il n’y avait qu’un seul coeur humain, commun à tous. Intriguée car c’est exactement la définition que je donne à l’Esprit, c’est à dire à cette dimension spirituelle qui nous unit tous, humains, animaux, végétaux, minéraux…

Toujours dans son Echelle des états amoureux, Jean-Yves Leloup parle d’une autre notion d’amour : « charis », l’amour célébration, qui est traduit en français pas « grâce ». Charis désigne pour lui la pure joie d’aimer, c’est ce que l’on ressent quand on dit quelque chose comme « je t’aime parce que je t’aime ». 

Pour moi, quand on parle d’être d’amour, il s’agit d’un être aimant avec ces deux qualités d’amour : agape et charis. Regarder la vie avec les yeux de l’amour, ou avec les yeux du coeur, c’est regarder la vie avec un mélange de charis et d’agape. Ouvrir son coeur à la vie, c’est vivre en charis et agape.

Pour terminer sur cette tentative de définir ce qu’est l’amour qui correspond à cette expression « être d’amour », je voudrais dire ce que n’est pas un être d’amour.

Vous n’êtes pas dans votre dimension « être d’amour » quand :

  • vous faites les choses à la place de l’autre. Ce faisant, vous ne faites pas confiance à cet amour qui fait tourner la Terre et les étoiles puisque vous ne faites pas confiance à la Vie ni à cette personne ni à ses ressources pour faire ce qu’elle a besoin de faire ou d’accomplir.
  • vous faites les choses pour l’autre avant de faire les choses pour vous. Quand vous faites passer l’autre avant vous, avant vos propres besoins, de telle sorte qu’il n’en reste pas assez pour vous (pas assez de temps, pas assez d’énergie, pas assez d’argent…), vous n’êtes pas dans l’amour parce que vous ne vous aimez pas suffisamment et vous ne vous respectez pas. Charis et agape s’appliquent à l’ensemble de la vie, vous y compris.
  • vous êtes dans le « faire par amour » parce que vous êtes doué pour un truc, parce que vous le faites bien, et donc que vous trouvez ça normal d’apporter cette valeur ajoutée au monde, mais que vous négligez de le faire aussi par amour pour vous. Encore une fois, charis et agape s’appliquent à l’ensemble de la vie, vous y compris.

Je vous souhaite une merveilleuse quête, direction « Charis & Agape ».

Voilà pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour la suite du Défi « 100 jours pour ouvrir votre coeur à l’amour ». Si vous souhaitez le recevoir dans votre boîte mail, inscrivez-vous ici

Miracle Morning

Comme vous le savez si vous êtes abonné.e à ma newsletter, je me suis lancée il y a 3 jours dans un Défi à la Lilou Macé : « 100 jours pour ouvrir mon coeur à la vie ». Je dois dire que je suis très surprise des répercussions que ce défi peut avoir dans mon organisation quotidienne et au niveau de mon énergie. Mais surtout, ça bouge, bouge, bouge !! Tout d’abord, au niveau organisation.

Pour être certaine de faire ma méditation, prendre le temps de ressentir ce que me fais vivre ce processus de 100 jours et écrire au sujet de tout ça, j’ai cédé à la mode du Miracle Morning et je mets désormais mon réveil à sonner tous les matins à 7h00. Voilà quelque chose de très inhabituel pour moi. En effet, j’ai la chance de pouvoir me réveiller naturellement tous les matins, sauf quand je conduis mon fils au lycée (il vit une semaine sur 2 avec moi). Je ne me pensais pas capable de me lever si tôt sans me sentir fatiguée. Et pourtant, c’est avec une grande joie que j’entends le réveil sonner car il signale un moment rien que pour moi, avec moi. Comme un rendez-vous d’amour avec moi en quelque sorte.

Cela me permet aussi de renouer avec mon heure quotidienne de développement personnel et spirituel, qui a été un peu malmenée ces dernières années, depuis la naissance de ma fille pour être précise. Et cette heure, elle n’est vraiment pas anodine. C’est MON secret. Qu’est-ce que j’entends par là ? On me demande souvent comment je suis arrivée là où je suis aujourd’hui : libre de mon temps, avec une activité que j’adore, disponible pour mes enfants, ayant compris « quelques trucs » sur la vie… Et je réponds toujours la même chose : j’ai couru des années après ma vraie vie, après l’argent et comment le créer dans ma vie. Et puis un jour, j’ai pris une décision forte, celle de consacrer une heure par jour à ma vraie vie, à ce que je ferais si je vivais ma vraie vie. Peu à peu, cette heure de vraie vie a pris la forme d’une heure de développement personnel et spirituel, autour du rituel suivant :

  • J’allume une bougie, qui symbolise l’entrée dans un moment particulier, une parenthèse dans ma vie bien remplie
  • Je commence par un moment de gratitude : j’écris dans mon cahier 5 choses pour lesquelles je me sens reconnaissante, petites ou grandes.
  • J’interroge mes guides au sujet d’une question que je me pose.
  • Je passe une commande à l’univers
  • Dernier temps, qui est moins valable maintenant mais qui avait beaucoup d’importance les premiers mois où j’ai mis en place ce rituel : je passais du temps à mettre en place un projet qui me tenait à coeur, je passais à l’action concrètement pour me rapprocher de ma vraie vie, qui était vraiment éloignée de ce que vivait à l’époque.
  • Enfin, je termine en soufflant ma bougie, avec la conscience que tout ce que je viens de faire là dans la matière continue à agir dans le subtil.

Je peux vous dire que ce rituel est extrêmement puissant. C’est à partir de là que ma vie a commencé à changer du tout au tout. D’une part, j’ai mis plus de moments plaisir dans ma vie, j’ai notamment repris le tricot ! Cela peut prêter à sourire, mais c’est une activité que j’adore, qui me détend, et qui m’apporte une intense satisfaction intellectuelle : au début, il n’y a qu’un fil, et puis à la fin, vous avez un vêtement confortable, doux, qui vous plait, et que vous avez créé de vos mains. Je trouve que c’est une magnifique métaphore de sa vraie vie. Le fil, c’est qui nous sommes, et le tricot final, c’est ce que nous avons réalisé avec ce que nous sommes. Tricoter, c’est mettre en oeuvre cette magnifique idée que nous sommes le matériau de notre chef-d’oeuvre. D’autre part,  c’est grâce à cela que j’ai pris des décisions importantes : m’installer en tant que praticienne en relation d’aide, écrire en tenant un blog, lire davantage autour des questions de la vie… Et c’est quand j’ai commencé à faire tout ça qu’un de mes clients m’a parlé du monde des formations en ligne qui s’installait en France et que j’ai saisi cette merveilleuse opportunité ! La suite, vous la connaissez puisque vous en faites partie, cher abonné.

Aujourd’hui avec ce défi, je renoue quotidiennement avec ça, alors que je le faisais plus épisodiquement ces dernières années, le quotidien avec un jeune enfant quand on est chef d’entreprise laissant peu de répit. Ces 100 jours me permettent de prendre conscience de cela : j’ai vraiment (trop) peu de moments à moi. Si j’adore mon job, si j’adore être disponible pour mes enfants, je me rends compte que je ne m’accorde pas la même priorité à moi, juste pour être avec moi sans avoir quelque chose à « faire ». Même pour quelque chose qui me tient autant à coeur que mon développement personnel et spirituel. Je suis « au taquet » en permanence. C’est le concept d’efficacité dirige ma vie, comme je le partageais hier. C’est ma to do list qui gouverne ma journée. D’ailleurs au passage, je n’ai absolument pas fait mon marque-page « douceur », alors qu’il était pourtant sur ma to do list d’hier ;-). Un excellent indicateur.

100 jours pour ouvrir son coeur à la vie – Jour 1

Oufti comme diraient mes amis belges, ça commence super fort ces 100 jours !! 

Ça fait quelques jours maintenant que j’ai décidé de m’offrir – et de vous offrir par contrecoup – un processus de 100 jours, avec pour objectif d’ouvrir plus grand encore mon coeur à la vie.

Pourquoi et comment j’en suis arrivée là ? Je vais globalement bien dans ma vie, Je vis exactement comme j’en ai envie. J’adore le métier que j’ai choisi : offrir du contenu gratuit à partir de mon cheminement personnel et spirituel, de mes lectures, de mes connaissances en tant que praticienne en relation d’aide, des canalisations que j’ai avec mes guides spirituels, via mon blog et mes vidéos et aussi vendre des formations qui permettent de vivre sa spiritualité au quotidien (mission de vie, comment interroger ses guides spirituels, comment prier…). J’adore aussi la manière dont je fais ce métier, c’est-à-dire à ma manière justement, et le fait qu’il me permette d’être disponible pour ma fille de 4 ans et demi qui n’est pas scolarisée (et être aussi à la disposition de mon aîné qui va avoir 16 ans, mais qui a moins besoin de moi ;-). Je décide de ce que je veux faire, quand et comment, et je n’ai compte à rendre qu’à moi-même. Je me suis progressivement libérée du regard d’autrui, au point qu’un jour j’ai été mi-amusée, mi-surprise en entendant mon fils répondre à ma mère « Oh mais maman, ce que pensent les gens, elle s’en fout complètement ». Depuis que les huiles essentielles (merci doTERRA : je vous en reparlerai) sont entrées dans ma vie, je m’accorde de véritables moments détente et bien-être. 

Mais je me suis rendue compte qu’il me manquait un petit truc. En bref, tout ce que je fais a du sens pour moi, mais je le fais encore trop « depuis ma tête », que si j’étais davantage mue par le coeur, comme ça m’arrive parfois, la vie aurait encore une autre saveur, à la fois plus subtile, plus exquise et plus intense.

Et c’est pour ça que j’ai envie de vous proposer, via ce blog, de me suivre dans ce Défi à la fois personnel et collectif. Personnel parce que je vais vous partager mes propres avancées sur ce chemin. Collectif parce que je vais vous offrir tous les outils pour que vous puissiez vous aussi ouvrir votre coeur à la vie et parce que nous serons plusieurs centaines, peut-être même plusieurs milliers à faire ce processus en même temps. En tout cas, mon souhait est de toucher toutes les personnes qui sont dans cette démarche et ne trouvent pas l’inspiration pour le faire.

Alors ce premier jour ? Décoiffant !! Je me doutais que je m’engageais dans un processus puissant, mais je ne m’attendais pas à ce que ça se manifeste dès le premier jour.

J’ai pourtant voulu commencer en douceur, par un moment de méditation. J’ai donc tiré une carte de l’Oracle de Marie, mon jeu de cartes favori, en demandant une direction pour ces 100 jours. Voici celle qui est sortie : Notre-Dame de la Divine Présence. Elle nous invite à ressentir la présence divine en nous mais aussi se mettre dans l’intention de la laisser couler à travers nous pour la transmettre.

Je me suis donc installée comme d’habitude à la petite table à laquelle je m’installe chaque jour pour mon heure de développement personnel et spirituel pour faire la méditation proposée avec la carte. 

Au cours de cette méditation, j’ai ressenti non seulement la présence de Marie, qui s’est peu à peu dissipée pour laisser la place à Jésus himself. En effet, après avoir canalisé Marie régulièrement depuis 2015, je me sens de plus en plus « contactée » par l’énergie de Jésus. Et là, comme je suis au début de mon processus de 100 jours pour ouvrir mon coeur, lui ai demandé de venir se loger dans mon coeur. Et j’ai été très surprise de sa réponse. Il m’a dit que ce n’était pas cela dont j’avais besoin, mais de l’inverse. Que j’avais besoin, moi, de venir dans son coeur. En d’autres mots, que j’avais besoin de me laisser aimer. Que mon problème n’était pas de ne pas aimer assez, mais bien de m’autoriser à recevoir de l’amour, de me considérer comme digne d’être aimée. J’ai alors ressenti beaucoup beaucoup d’émotions, et notamment par la honte que je ressens encore vis-à-vis de mes parents qui ne comprennent pas du tout mes choix de vie car trop éloignés de leurs valeurs à eux et de leur lecture du monde. J’ai sentie aussi que cette blessure était prête à être sinon guérie, au moins à être apaisée. J’ai  beaucoup pleuré et senti l’esprit du pardon me gagner. C’est ce qui me faisait dire plus haut que ces 100 jours démarraient très très fort !!

Si ça vous tente de suivre vous aussi un programme de 100 jours pour ouvrir votre coeur à la Vie, je vous invite aujourd’hui à prendre un temps de méditation en tirant une carte de cet Oracle (si vous l’avez et qu’il vous parle,) ou d’un autre jeu en fonction de vos goûts et habitudes) pour votre propre processus : demander la direction qui est la vôtre pour ces 100 jours et méditez sur ce qui vous est proposé. Et si le coeur vous en dit, mettez-moi ci-dessous ce que vous avez vécu.

Si vous souhaitez recevoir l’intégralité des 100 jours directement dans votre boîte mail, inscrivez-vous en cliquant ici

Pourquoi choisir l’Abondance ?

Parce que c’est le seul moyen d’être heureux ! Tout simplement. 

Regardez votre vie. Est-ce que de temps en temps vous vous dites des phrases comme : «Tiens, j’aimerais apprendre à faire de la poterie, parce que je sens que j’ai quelque chose à exprimer avec ça, mais c’est trop cher» ou «C’est la rentrée, les enfants ont grandi, il va falloir renouveler leur garde-robe, pff, ça va grever le budget…» ou encore «On s’offrirait bien un week-end en amoureux, pour se retrouver à deux, se parler de nous et voir où en sont nos liens d’amour, se prendre du temps en dehors du quotidien pour évoquer l’avenir, oh, mais ce mois-ci ce n’est pas trop raisonnable» ou enfin «Oh là là, vraiment ce projet me tient à coeur, mais ce n’est même pas la peine d’y penser…». Si vous êtes honnête, vous reconnaissez qu’il y a un problème avec l’Abondance : vous ne croyez pas qu’il est possible de vivre selon vos aspirations les plus profondes. Vous êtes en mode « manque » et pas en mode « Abondance ».

Pour résumer, dès que vous vous dites « ce serait bien mais on n’a pas les moyens » ou « ce serait bien mais je n’aurais jamais le temps », vous vous coupez de votre droit à l’Abondance. La question qui vient immédiatement après celle-ci, c’est : mais est-ce possible de vivre toute cette Abondance en permanence ? Ma réponse tient en 3 points : la droit à l’Abondance, la possibilité de la vivre et même le devoir d’Abondance. Explication.

Vous avez le droit de vivre l’Abondance

Aujourd’hui, si vous voulez vivre comme vous en avez envie, vous offrir de quoi vivre, créer une activité économique, faire plaisir à vos proches, réaliser vos rêves… vous avez besoin d’argent. Que ce soit pour maintenir votre corps en vie (manger, boire, avoir des vêtements vous protéger du chaud ou du froid, vous loger, obtenir des médicaments si vous avez des problèmes de santé…), pour satisfaire votre plaisir (vous offrir un bon chocolat chaud parce qu’il fait froid dehors, acheter cette petite robe rouge qui vous va si bien, aller au cinéma voir ce film comique…), pour aider les autres (soutenir financièrement votre frère qui a du mal à trouver du travail, payer des études à vos enfants…), pour donner du sens à votre vie (reprendre une formation pour exercer un métier qui exprime vos talents, prendre des cours de piano car vous sentez que vous avez quelque chose à exprimer avec la musique…), tout ceci s’achète aujourd’hui, s’acquiert en échangeant de l’argent. Se rebeller contre le fait que l’argent existe revient à se rebeller d’avoir besoin de vous nourrir, et de manière plus générale d’avoir besoin de ce qui vous est nécessaire pour vivre. Cela ne sert à rien. 

Puisque le fait même d’être en vie génère un certain nombre de besoins (vous nourrir, vous loger, vous vêtir, vous épanouir dans votre créativité, apporter votre contribution au monde), pourquoi n’y aurait-il pas la ressource correspondante ? Vous croyez vraiment qu’on vous a donné la vie pour vous priver d’une partie de cette vie ? Si vous pensez à tous les « miracles » qui se sont produits pour que vous veniez au monde, c’est-à dire-la rencontre improbable entre ce spermatozoïde (parmi des millions d’autres) et cet ovule, et pour que vous vous mainteniez en vie jusqu’au jour d’aujourd’hui, c’est-à-dire toutes les réactions physico-chimiques nécessaires à la création puis la croissance puis le fonctionnement de tous vos organes et ceci à chaque seconde… Pensez-vous que cette magnifique organisation s’arrête là et ne s’applique qu’au corps humain ? Moi non. Je pense au contraire que cette force d’harmonie dynamique qui crée la vie est à l’oeuvre en permanence et que c’est à nous de nous inscrire dans son rythme, comme nous le faisons subconsciemment pour rester en vie. Ce flux, pour moi, ne concerne pas que le corps physique, mais notre vie toute entière et est là pour nous permettre de vivre pleinement, de jouir totalement de tout ce que notre corps physique nous permet de vivre. 

Sinon, cela reviendrait à dire que nous sommes nés pour vivre la frustration, avec un corps et un mental à satisfaire mais que nous ne pourrions les satisfaire. Regardez le monde autour de vous : les plantes se re-sèment (et toutes les graines ne germent pas, de manière à garder un stock disponible pour perpétuer l’espèce), les animaux se reproduisent (et gèrent leur reproduction en fonction des ressources disponibles). Pour moi, ce serait bien étrange que la seul espèce dotée de conscience sur cette planète, c’est-à-dire la seule espèce capable de faire des expériences, soit là pour faire l’expérience de la frustration.

Il est possible de vivre l’Abondance

Comment savons-nous qu’il est possible de vivre nos désirs, nos projets, nos idées ? Parce que ces désirs, ces projets, ces idées arrivent dans nos têtes. C’est ainsi que si on regarde l’évolution de l’humanité et des biens matériels ou immatériels qui sont venus sur cette planète au fil de l’histoire : ils sont apparus tout simplement au fur et à mesure des besoins qui se présentaient. Et s’il est vrai que les ressources en pétrole sont limitées, il y a bien d’autres sources d’énergies renouvelables qui ont d’ores et déjà été découvertes et qui pourront remplacer le pétrole, et bien d’autres encore qui ne sont pas encore découvertes. A chaque difficulté qu’il a rencontré, l’homme a su les résoudre. Quand il a besoin de quelque chose, l’homme le crée. Dans un monde en perpétuelle évolution, pour résoudre ses besoins de communication, l’homme a créé la voiture et soudain son horizon n’était plus aussi limité que celui qui allait à cheval. Il en va de même pour tout. C’est la vie et son pouvoir créateur qui se manifestent ainsi. On peut même dire que lorsque l’humanité est prête à recevoir une nouveauté technologique, elle se crée. C’est ainsi que la radio a été inventée en même temps par un indien et un américain d’origine italienne et il est en de même pour la voiture : l’idée et l’expérimentation de la voiture s’est faite simultanément, sans communication entre différents protagonistes, à différents endroits.

Nous ne savons pas ce qu’il nous est possible d’accomplir tant que que nous nous sommes pas imaginés puis lancés dans un projet. Il y a deux siècles, personnes n’imaginait que l’homme pouvait voler, et pourtant. Pour votre vie c’est la même chose : vous ne vivez pas vos rêves justement parce qu’ils restent des rêves… J’y reviendrai un peu plus loin.

Le devoir d’Abondance

Je rencontre souvent dans mes stages ou parmi les personnes qui suivent mes programmes en ligne un souhait profond d’aider les autres : soutenir un membre de leur famille qui vit une situation délicate, développer une activité de relation d’aide, créer une fondation pour les autistes, faire du coaching de vie dans les maisons de retraite auprès de personnes âgées, créer une école alternative accessible financièrement au plus grand nombre, ou tout simplement cesser de travailler et se consacrer pleinement à l’éducation de leurs enfants. Toutes ces envies, toutes ces actions, pourraient contribuer, chacune à son échelle, à rendre le monde plus agréable à vivre. C’est ce que j’appelle la contribution. Et si nous souhaitons contribuer pleinement au monde alors nos moyens financiers doivent être à la mesure de la contribution que nous souhaitons apporter.

Pensez aussi à la richesse que vous allez créer en montant un projet d’envergure : tout ce que vous allez acheter, que ce soient des biens matériels, des services, des prestations intellectuelles pour mener à bien votre oeuvre, bénéficiera à d’autres. En mettant en oeuvre votre contribution, vous créerez des emplois qui ont de la valeur, qui donnent du sens à ceux qui les exercent, aidant ainsi vos collaborateurs à satisfaire leurs sept besoins fondamentaux. Une spirale vertueuse en quelque sorte. N’aimeriez-vous pas à être à l’origine d’une telle spirale vertueuse ? Pourquoi attendez-vous des autres qu’ils le fassent ? Si vous souhaitez que cette idée d’abondance se diffuse, commencez par vous-même !

L’Abondance, mode d’emploi

Tout ça c’est bien beau, me direz-vous, mais la suite, c’est quoi ? La suite, c’est de décider de vraiment choisir l’Abondance et de prendre ce chemin. Car encore faut-il avoir conscience de son besoin et décider d’aller dans la direction d’y répondre. Reprenons l’exemple de l’invention de la voiture, destinée à résoudre une problématique de déplacement, problématique qui correspondait à un besoin de l’humanité à ce moment-là. Les créateurs ont commencé a imaginer une solution, puis ils se sont mis à l’ouvrage, ont étudié, ont travaillé, enfin ils sont parvenus à concrétiser un modèle (plusieurs en réalité) et il ont continué jusqu’à ce leur prototype fonctionne parfaitement.

Comment faire, concrètement ? Examinez tous les domaines de votre vie (je vous indique comment faire dans cet article). Décrivez ce que vous aimeriez vivre. Attention : pas ce que la société ou vos parents aimeraient pour vous, pas en fonction de ce que penseraient les voisins ou votre belle mère, pas ce qui rendraient vos enfants fiers de vous. Ce que ce que VOUS voulez vraiment. En effet, un des échecs de la loi d’attraction réside dans le fait que nous nous trompons de désirs : et quand on ne désire pas vraiment ce que l’on veut, on ne l’obtient pas car on n’y met pas l’énergie suffisante et de toute façon, ça ne nous rend pas heureux de l’avoir au final.

Une fois ce travail fait, il va falloir réaligner votre vie sur vos aspirations les plus profondes : en utilisant la loi d’attraction (focalisez dessus), en posant des actes (passez à l’action), en changeant vos croyances limitantes. 

Pour vous aider à faire cela, je vous suggère l’excellent ouvrage de Wallace D. Wattles, La Science de l’enrichissement.

C’est un des livres qui ont changé ma vie (pour voir quels sont les autres, cliquez ici).

Celui qui sauve une vie sauve le monde entier

Un simple post sur FB. Qui m’interpelle au plus profond de mon corps. Le visuel et le titre. Je fais une tresse à ma fille chaque matin, c’est sans doute pour ça. Mais de quel message ce livre est-il porteur, pour que sa vue me touche ainsi ?

Smita. Jeune mère de famille intouchable, son histoire nous fait (re)découvrir la terrible réalité du quotidien des femmes en Inde, bien loin des icônes politiques qui nous font oublier à quel point le « deuxième sexe » y est humilié, bafoué, nié dans son humanité même. Mais Smita refuse cette réalité et par amour pour sa fille tout autant que par respect pour elle-même, elle va braver les interdits de la société indienne.

Giulia. La vingtaine, elle a arrêté ses études à 16 ans pour travailler dans l’atelier de son père en Italie. Son avenir semble tout tracé, jusqu’à ce que le temps s’arrête, le jour où son père est victime d’un accident de la route. Et ce n’est pas tout : en cherchant un document dans le bureau de son père, elle découvre que l’entreprise familiale est au bord de la faillite.

Sarah. Brillante avocate canadienne, Sarah est une working girl qui a tout donné à son job. Sa carrière lui a coûté ses deux mariages et creuse chaque jour davantage une distance avec ses enfants. A la veille de la prestigieuse promotion pour laquelle elle a tant travaillé, la maladie vient contrarier ses plans.

Qu’ont-elles en commun ? C’est ce que vous allez découvrir au fil des pages de ce roman qui se lit comme on boit un verre d’eau fraîche par une chaude journée d’été : d’une traite. Sans doute parce qu’il vient étancher notre soif de vivre.

Ce livre nous offre une magnifique leçon : quand nous prenons une décision d’amour, nous ne sommes pas les seuls à en bénéficier. Quelqu’un, quelque part dans le monde, en profite aussi, même si nous ne saurons sans doute jamais qui ni comment. Comme il est écrit dans le Talmud, « Celui qui sauve une vie sauve le monde entier ». Et celle qui, à l’image de Smita, sauve sa propre vie en en faisant une vie qui vaut la peine d’être vécue, redonne espoir à celles qui l’avaient perdu. 

La tresse me fait un peu penser aux romans de Laurent Gounelle. En plus subtil car moins didactique. Et du côté des femmes.

Si je voulais résumer sa portée en une phrase, je dirais que c’est un livre qui donne tout son sens à l’expression « frères et soeurs en humanité ». 

Mes chères soeurs, que La tresse fasse le tour du monde, qu’elle éveille nos coeurs et nos consciences, qu’elle réveille la partie de nous endormie qui nous entraine trop souvent accepter l’inacceptable. 

Comment changer de vibration instantanément avec la technique de l’interrupteur magique

Ben oui, y a des jours comme ça, où on se sent moins bien, sans raison. Dans la vie, y a aussi des moments où l’on reçoit un choc émotionnel : une mauvaise nouvelle, un truc auquel on ne s’attendait pas, ou tout simplement un geste, une parole, une situation qui vient réappuyer sur une blessure ancienne et qui nous fait un mal de chien.

Dans ces cas-là, on peut se laisser envahir par les émotions et les laisser gâcher notre journée. On peut aussi avoir tendance à ressasser son malheur, à se repasser mentalement le film de la scène, à vouloir faire appuyer sur les touches « Control Z », comme sur son ordinateur et effacer ce qui vient de se passer. Oui, mais ça c’est pas possible. C’est arrivé et c’est là. Alors pour ne pas rester dans cet état émotionnel qui n’apporte rien à personne, j’ai mis au point une technique aussi simple que le « Control Z ». C’est la technique de l’interrupteur magique.

Je vous la décris ci-dessous mais comme c’est plus facile à expliquer de vive voix, je vous ai mis ici le lien d’une vidéo réservée notamment à mes clients.

>> Cliquez ici pour découvrir la technique de l’interrupteur magique

Les plus hautes fréquences qui soient sont la gratitude, la foi, l’amour. Je me suis donc fabriqué mentalement un interrupteur à foi, amour, gratitude, de manière à changer ma fréquence vibratoire à chaque fois que je remarque que je suis en basse fréquence.  

Comment fonctionne cet interrupteur ? C’est d’abord une image « d’interrupteur » dans ma tête, qui me permet de passer à un état émotionnel d’amour, de foi, de gratitude. Avec de l’entraînement (cela fait plusieurs années que je pratique comme ça), j’arrive à recruter directement ces émotions en haute fréquence, mais quand j’ai commencé, je pensais à des souvenirs positifs qui me faisaient ressentir ces 3 émotions.

Mais pourquoi est-si important de ne pas rester à ressasser nos malheurs ?

Tout d’abord parce que ce n’est pas bon pour la suite de votre vie : repensez à la loi d’attraction. Vous attirez à vous les événements, situations, personnes qui correspondent à votre état émotionnel. Donc plus vous êtes en basse fréquence, plus vous créez de nouvelles occasions de rester en basse fréquence.

Ensuite parce laisser vos émotions s’emparer de vous, c’est en quelque sorte « déchoir » de votre humanité. Vous passez de l’état de sujet à l’état d’objet dans votre vie. En effet, les êtres humains ont la liberté de réagir au stimulus qui leur est fait. Voici comme ça se passe.

Entre le stimulus et la réponse il y a un espace. Dans cet espace réside notre liberté et notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans les choix possibles résident notre croissance et notre bonheur. Autrement dit, votre capacité à choisir la direction de votre vie vous permet de vous réinventer, de changer votre avenir et d’influencer puissamment votre entourage. Notre liberté de choix, c’est ce qui nous permet d’élever notre vie à des niveaux de plus en plus élevés.

Même si nous vivons une culture qui favorise la victime, qui nous déresponsabilise et cherche toujours un coupable à blâmer, ce pouvoir et cette liberté de choix font partie de notre nature humaine, c’est ce qui la caractérise. Bien sûr, la dimension de cet espace est en grande partie déterminée par notre héritage biologique (notre patrimoine génétique), notre héritage culturel et notre éducation (on n’a pas le même système de croyances quand on est la sixième fille d’une veuve au Sahel que le fils unique d’un avocat new-yorkais), ainsi que par les circonstances de notre vie. Cet espace peut être grand, comme il peut être tout petit. Néanmoins, il existe et c’est en en faisant usage que nous pouvons l’agrandir. C’est en prenant conscience de cet espace et en agissant que nous pouvons peu à peu choisir la réponse aux stimuli que nous recevons. Si nous ne prenons pas en compte cet espace, nous annihilons notre capacité à changer.

Nous ne sommes pas totalement prisonniers de notre système de croyances et notre marge de manoeuvre réside dans la conscience des limites de ce système de croyances. Dès lors que nous voyons nos croyances limitantes à l’oeuvre, nous accédons à la possibilité de les changer. S’il y a des choses que nous ne choisissons pas, nous choisissons ce que nous en faisons : « L’important n’est pas ce qu’on a fait de moi, l’important est ce que je fais de ce qu’on a fait de moi » (Jean-Paul Sartre). 

Utiliser la technique de l’interrupteur est la meilleure façon que je connaisse de réagir dans l’instant à un stimulus qui nous est désagréable. Elle permet de muscler notre capacité à se créer un avenir qui n’est pas nécessairement tracé à partir du passé.