Ho’oponopono, comment ça marche ?

Le phénomène de mode Ho’oponopono dans le développement personnel, c’est un peu comme la loi d’attraction, voici les deux sons de cloche : d’un côté « ouah, c’est magique », et de l’autre « j’ai fait ho’oponopono pourtant et ça n’a pas marché ». Pour comprendre ce qui pourrait nous faire croire que c’est magique et comprendre quand et pourquoi ça ne marche pas, il faut aller à la source et comprendre justement comment cette méthode fonctionne. En regardant bien, on s’aperçoit que cette pratique rejoint ce dont les traditions et religions millénaires parlent, et surtout que ce dont ces traditions et religions millénaires parlent est désormais prouvé scientifiquement.

Ho’oponopono, qu’est-ce que c’est exactement ? C’est une prière de 4 phrases. Si vous n’aimez pas le mot prière, peut-être que le mot mantra vous parle davantage. Si l’on veut parler plus scientifiquement, on va parler d’intention. Allons-y pour les explications.

La physique quantique, née au début du XXème siècle étudie le fonctionnement des atomes et des particules élémentaires. En étudiant le domaine de l’infiniment petit, les physiciens ont découvert les particules élémentaires et les champs de force qui les animent : c’est-à-dire que lorsqu’on observe de quoi se compose toute matière, on voit d’abord les molécules, puis les atomes, les électrons, les photons, et plus on descend dans le petit, on observe que tout n’est que champs d’énergie vibrant à différentes fréquences. C’est ce que l’on appelle le point zéro. Au point zéro, les particules élémentaires apparaissent et disparaissent plusieurs millions de fois par seconde. On est encore dans le virtuel, là où l’essence précède l’existence. Puis ces particules disparaissent de moins en moins et apparaissent de plus en plus, elles se mettent alors à exister réellement. On est passé du réel au virtuel. Comment passent-elles ainsi du virtuel au réel ? Grâce aux champs d’énergie qui leur sont appliquées. Et de qui dépendent ces champs d’énergie qui leur sont appliquées ? De l’observateur, c’est-à-dire l’homme. En résumé, c’est la manière dont nous portons notre regard sur ces particules qui les rend réelles ou non. C’est ainsi que se démontre le lien entre l’esprit et la matière, entre ce qu’il y a dans notre tête et ce que nous vivons, ce que nous attirons à nous. La discipline qui étudie le fonctionnement de ce lien s’appelle la science de l’intention.

Souvenez-vous de ce que l’on vous a dit sur la prière.  « Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » (Marc 11 : 22)

Qu’est-ce que cela signifie concrètement au regard de ce que je viens de vous expliquer ? Il y a 2000 ans, on savait intuitivement que la foi pouvait déplacer les montagnes. Aujourd’hui, on sait pourquoi. Je ne suis pas en train de vous dire qu’en regardant la montagne, elle va se désintégrer sous mes yeux. Mais si je garde la foi que la montagne est détruite, qu’elle n’existe plus, qu’elle est déplacée parce que j’ai besoin qu’elle se trouve ailleurs, alors je vais trouver les moyens pour que ça se passe. Ou plus exactement je vais attirer à moi les moyens de mon objectif, même si je ne sais pas comment au départ : par exemple, des équipes d’ouvrier qui vont creuser la montagne, l’invention de la dynamite, etc. Mon seul travail est de focaliser sur mon objectif et de cette façon, je vais organiser les champs d’énergie d’une certaine façon, pour attirer à moi les bonnes personnes, les bonnes situations, les opportunités et les moyens techniques de mon objectif. Maintenant que l’on a expliqué le lien entre l’esprit et la matière, le fait que l’homme a la possibilité, par le regard qu’il porte sur toute chose, d’avoir une action sur ce qu’il vit, sur la matière elle-même (en ayant à sa disposition, au moment opportun, le moyen de le faire), passons au comment.

La réponse est dans la prière, ou plus exactement dans l’intention (préférons ce dernier mot puisque le mot prière est très connoté religieusement). Quand on parle d’intention, on comprend mieux également que ce ne sont pas les mots qui ont une influence, mais bien l’état émotionnel qui se trouve derrière les mots que nous employons. Et ça évidemment c’est très personnel, puisque les mots sont chargés émotionnellement en fonction de notre histoire, de notre vécu, de notre personnalité, de notre système de croyances. C’est la raison pour laquelle il est important de ne pas attacher d’importance aux mots de la prière, mais bien à l’émotion qui se trouve derrière ces mots. C’est pour cela que l’on n’obtient pas ce pour quoi on prie, on obtient ce qui correspond à l’état émotionnel dans lequel on est au moment de la prière. Ainsi, prier en état de désespoir attire à nous encore plus de désespoir puisque nous assemblons les champs d’énergie avec ce désespoir. De même, prier avec foi et gratitude attire à nous l’objet de notre foi et de notre gratitude, c’est-à-dire ce pour quoi nous prions, ce que nous demandons par la prière ou par l’intention.

C’est aussi la raison pour laquelle les religions ou traditions ont créé des rituels. Ces rituels n’ont aucun pouvoir en eux-même, mais les bougies, l’encens, les moulins à prière sont là pour nous mettre dans l’état émotionnel requis pour avoir l’intention nécessaire à la réalisation de nos demandes. Ils sont en quelque sorte le creuset dans lequel nous pouvons déposer nos intentions. Les rituels servent à nous mettre au point zéro.

C’est exactement ce que fait Ho’oponopono. Les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » nous déconnectent de la manière dont nous voyons habituellement les choses, nous déconnectent du regard que notre regard porte sur la réalité, nous déconnectent de ce que nous avons créé jusqu’à présent dans notre réalité, avec notre système de croyances. C’est ainsi que nous accédons, par l’état émotionnel (un mélange de foi, d’amour et de gratitude, comme j’en parle dans mon livre) dans lequel nous mettent ces quatre phrases, à la possibilité de changer cette réalité et de guérir de ce qui nous fait souffrir.

Vous comprenez donc maintenant pourquoi on entend ici et là : « j’ai fait ho’oponopono et ça a super bien fonctionné » ou encore « pourtant, j’ai fait ho’oponopono mais ça n’a pas marché ». Quand ça fonctionne, c’est que malgré la situation désagréable, nous avons réussi, grâce aux quatre phrases, à changer de regard, à nous mettre au point zéro et à créer une autre réalité en changeant notre état émotionnel. A l’inverse, quand nous n’avons pas le résultat escompté, c’est tout simplement parce que la situation pour laquelle nous avons eu besoin de recourir aux quatre phrases est trop douloureuse pour que nous arrivions à nous déconnecter de l’état émotionnel dans lequel elle nous a plongé.

Ce qu’il convient alors de faire, c’est d’aller voir plus profondément en nous quelles sont les croyances qui ont créé la situation de blocage et faire le nécessaire travail de changement pour les transmuter. Et continuer le plus possible à pratiquer Ho’oponopono, évidemment, afin de vibrer cet état de foi, d’amour et de gratitude grâce auquel tout devient possible.

En savoir plus sur Ho’oponopono : téléchargez mon e-book « Ho’oponopono • là où tout est possible« .

Secrets de beauté

Quand on lui a demandé de révéler ses secrets de beauté, la ravissante actrice Audrey Hepburn a écrit ce poème, qui fut lu à ses funérailles.

« Pour avoir des lèvres attirantes, prononcez des paroles de bonté.

Pour avoir de beaux yeux, regardez ce que les gens ont de beau en eux.

Pour rester mince, partagez vos repas avec ceux qui ont faim.

Pour avoir de beaux cheveux, laissez un enfant y passer sa main chaque jour.

Pour avoir un beau maintien, marchez en sachant que vous n’êtes jamais seule, car ceux qui vous aiment et vous ont aimé vous accompagnent.

Les gens, plus encore que les objets, ont besoin d’être réparés, bichonnés, ravivés, réclamés et sauvés : ne rejetez jamais personne.

Pensez-y : si un jour vous avez besoin d’une main secourable, vous en trouverez une au bout de chacun de vos bras.

En vieillissant, vous vous rendrez compte que vous avez deux mains, l’une pour vous aider vous-même, l’autre pour aider ceux qui en ont besoin.

La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, son visage ou sa façon d’arranger ses cheveux. La beauté d’une femme se voit dans ses yeux, car c’est la porte ouverte sur son coeur, la source de son amour.

La beauté d’une femme n’est pas dans son maquillage, mais dans la vraie beauté de son âme. C’est la tendresse qu’elle donne, l’amour, la passion qu’elle exprime.

La beauté d’une femme se développe avec les années. »

Les 3 stades de l’éveil

Voici un petit secret que j’aimerais partager avec vous, je l’ai trouvé dans cet ouvrage génial écrit par Joe Vitale, Zéro Limite. Sur le chemin de notre éveil à la vie, de notre éveil à notre vraie vie, de notre éveil à la paix intérieure, nous traversons 3 étapes. Quoi qu’il nous arrive, quelle qu’ait été notre éducation, notre milieu social, nos choix passés, nous avons aujourd’hui le choix de prendre ce chemin ou non.

• l’attitude de la victime

C’est le premier stade où nous sommes à peine conscients de ce que nous vivons. Quand il nous arrive quelque chose de désagréable, nous avons tendance à rejeter la faute sur l’autre : notre patron, notre conjoint, nos parents, nos enfants, le conducteur devant nous qui nous fait une queue de poisson, etc. Pour alimenter notre sentiment d’impuissance, les médias nous régalent de sujets qui font l’unanimité : le chômage, la pollution, les guerres, la famine, les tremblements de terre… Si toutes ces « informations » sont vécues comme la preuve de notre impuissance, elles sont aussi là pour nous dégager de toute responsabilité et nous décourager de prendre notre vie en mains. Alors nous nous plaignons et nous râlons : cela nous fait un sujet de conversation au bureau, dans la rue, avec notre concierge… Et quand tout cela est trop difficile à supporter, nous tentons de nous distraire : nous faisons la fête (éventuellement bien arrosée, c’est plus facile pour oublier ses soucis), nous faisons du sport (pour se vider la tête), nous partons en vacances. C’est le règne des plaisirs éphémères au détriment du sens que nous pourrions donner à notre vie. Nous espérons sans trop y croire, alors nous jouons au loto, puisque finalement la vie est une loterie !

• celui qui devient créateur de sa vie

Si vous me lisez, c’est que vous avez un jour quitté cette première étape et que vous vivez probablement cette deuxième étape qui consiste à créer sa vie. A la faveur d’un licenciement, d’une maladie, d’une dépression ou tout simplement en prenant conscience que « ras-le-bol de cette vie-là », vous avez commencé à faire du développement personnel. Et séance après séance, stage après stage, atelier après atelier, vous avez réalisé sur c’est vous qui créez votre vie, avec vos croyances, vos pensées, vos émotions, vos vibrations. Vous avez pris conscience d’un certain pouvoir sur les événements et les situations que vous vivez, sur les personnes que vous attirez (ou que que vous n’attirez pas) à vous. Vous avez quitté le domaine des plaisirs éphémères dont je parlais plus haut pour donner du sens à votre vie : vous avez appris à savoir ce que vous voulez, ce qui vous tient vraiment à coeur, ce que vous désirez tout au fond de vous, que ce soit dans le domaine de l’avoir, dans le domaine de l’être ou dans le domaine du faire. Vous utilisez de manière consciente la loi d’attraction en faisant de la pensée positive, de la visualisation créatrice, vous passez vos commandes à l’univers et vous obtenez ce que vous désirez, plus ou moins, en fonction de votre capacité à recevoir. Votre vie est devenue plutôt agréable.

• pour atteindre le lâcher-prise

Ici je vous propose d’aller encore plus loin que d’avoir une vie simplement agréable. Vous vous demandez peut-être ce que ça peut bien être… Voici l’explication. Au bout d’un moment, lorsque nous pratiquons de manière intensive la création délibérée (c’est-à-dire le fait de passer ses commandes à l’univers et d’être livré en moins de temps qu’il ne faut pour le dire – ou presque), nous commençons à comprendre que nos intentions, aussi belles soient-elles sont pourtant des limitations. C’est avec notre mental que nous passons nos commandes, en fonction de ce que nous croyons être bon pour nous. Cela nous procure un quotidien agréable, une certains dose de bonheur, mais il y a encore mieux : la force d’un bonheur profond et durable. Pour vivre ce bonheur profond et durable, nous devons nous laisser guider notre nature spirituelle profonde, l’esprit que nous sommes, au lieu de vouloir contrôler les événements. Pour le dire autrement : il nous faut avoir simplement la vigilance de reconnaître « ce que Dieu cherche à manifester à travers nous » et nous aligner sur cela. Lorsque nous voulons tout contrôler, nous passons peut-être à côté de quelque chose qui est bien plus approprié pour nous. Nous pouvons alors décider d’abandonner notre pouvoir à plus grand que le nôtre : quand on y est attentif, c’est à ce moment-là que les miracles ont tendance à se produire. Car il faut bien se rendre compte que tant que j’ai l’intention d’obtenir quelque chose, c’est comme si je combattais le manque de ce quelque chose, et je suis en lutte contre le plus de la vie. Alors qu’à partir du moment où je m’abandonne à l’inspiration, la vie peut se transformer. A l’état zéro, celui dont parlent les physiciens quantiques, il n’y a plus besoin d’intention, il n’y a qu’à accueillir ce qui est et agir ensuite. A ce stade, nous vivons dans une état constant d’émerveillement, d’étonnement et de gratitude. Car nous nos rendons compte que lorsque nous cessons de vouloir tout contrôler, c’est là que nous arrive les meilleures choses. C’est ce que Paulo Coehlo exprime en disant « l’univers entier conspire à mon bonheur ». Nous sommes dans la confiance totale qu’en toute circonstance, que la vue nous apporte ce qu’il y a de meilleur pour nous : à ce moment-là, plus rien ne peut nous atteindre, plus rien ne peut plus nous blesser. Nous vivons dans la paix intérieure.

Et vous, à quel stade êtes-vous ?

Conversations avec Dieu

Il y a quelques années, j’étais en formation à Bruxelles et un soir de pas trop la pêche, une amie poste sur FB le lien permettant de visionner le film Conversations avec Dieu. Curieuse et avec l’envie de rien, je me dis : pourquoi pas regarder ? Ce que je fais donc.

Bon, je vous l’accorde, le début est un peu longuet, vous comprendrez pourquoi plus bas… Mais de toute façon, je n’avais rien de mieux à faire. Alors j’ai regardé jusqu’au bout et j’ai compris pourquoi la vie m’avait guidée vers ce film, ou plus exactement vers le message qu’il délivre ! A cette époque, j’avais beau me débattre avec mes croyances disharmonieuses et multiplier les consultations individuelles pour aller mieux, non seulement j’avais l’impression de ne plus trop avancer dans ma vie mais en plus j’avais la sensation de m’épuiser. A la fin du film, je l’ai compris comme une évidence… Il manquait une dimension à ma vie : l’Amour. Pas l’amour-relation de couple, pas l’amour-bisous-bisous, pas l’amour-tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil, mais l’amour de la création, l’amour de la vie. L’amour de Dieu en réalité.

C’est là le secret : l’Amour, la réponse à toutes les questions que l’on se pose. Etre dans cette vibration d’amour, pour toute chose et en toute chose.

Conversations avec Dieu raconte l’histoire de Neale Donald Walsch, l’auteur du fameux livre (ou plus exactement de la trilogie) du même nom. Et au début, ça ne va pas trop bien pour lui : suite à un accident de voiture, il porte une minerve et de ce fait, a du mal à trouver du travail (aux Etats-Unis, ce sont les employeurs qui paient l’assurance-santé directement, ils hésitent donc à embaucher des personnnes «à risque»). Il perd son appartement et se retrouve à vivre dans un terrain de camping, dans une tente, au milieu d’autres personnes tout aussi infortunées que lui. On assiste à sa descente aux enfers : le froid, la faim, la souffrance… Et puis un jour il décide «qu’il ne va pas mourir dans ce terrain de camping» et il reprend sa vie en main : il ôte sa minerve, trouve du travail, drague une jeune femme. Mais ça ne marche pas ! Car cette volonté est une volonté de lutte, et ça, ça ne fonctionne pas car ce n’est pas une dynamique de création véritable, ce n’est pas la vie, c’est la survie ou même plutôt la non-mort. Et donc, il se re-casse la figure : plus de boulot, plus d’espoir de couple.

Neale prend alors son bloc-notes et demande (à Dieu) : mais que faut-il faire pour que ça marche ? Et Dieu lui répond ! S’ensuit un dialogue sur tout et rien, sur la vie et toutes ses dimensions, qui rencontre le succès que l’on sait aujourd’hui.

Dans les jours qui ont suivi, je me suis précipitée sur le premier, puis le deuxième, puis le troisième tome de Conversations avec Dieu. Je les ai littéralement dévorés, l’un après l’autre, non seulement parce qu’ils étanchaient ma soif de sens, qu’ils répondaient clairement à des questions que je me posais ou qu’ils mettaient en mots des choses que je savais intuitivement, mais surtout parce que je savais qu’ils constituaient des bases solides pour me guider dans la vie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je les ai relus plus attentivement et plus lentement quelques mois après, pour asseoir pleinement ma philosophie de vie.

C’est ici que j’ai trouvé une des clés supplémentaires qui donnaient du sens à ma vie, au-delà de tout mon travail de développement personnel. S’il est important de se fixer des objectifs, que ce soit pour sortir d’un train-train quotidien qui ne nous fait pas (ou plus) vibrer ou se créer une vie qui nous ressemble vraiment, il est fondamental que ces différents objectifs aillent tous dans la même direction, suivent tous une même ligne directrice, un fil rouge clairement identifié et identifiable.

Pour vous éclairer sur ce que peut être une philosophie de vie, voici l’extrait d’un article que j’ai trouvé sur le net à l’occasion de la nouvelle année. «  Les bouddhistes ne prennent pas de résolutions à la nouvelle année, c’est une coutume typiquement occidentale. J’aime le bouddhisme, les gens qui le pratiquent sont ouverts d’esprit et suivent une philosophie de vie qui apporte des résultats plus profonds que par de simples résolutions. Et si au lieu de prendre des résolutions nous nous attachions à suivre une philosophie de vie ? Les meilleurs résultats viennent avant tout d’une attitude envers la vie. Il ne s’agit pas de religion ou de foi, il s’agit d’avoir des résultats dans les aspects du business, dans son style de vie, avoir un plus grand impact, mieux contribuer, toucher plus de gens, gagner plus d’argent, avoir plus de satisfaction dans sa vie, plus de signification. Arrêter de fumer n’est pas une philosophie de vie, payer ses dettes non plus, trouver un meilleur travail non plus. Toutes décisions sont très bien, mais si vous voulez avoir des résultats plus profonds, ce dont vous avez besoin c’est d’une philosophie de vie. »

Je vous souhaite un excellent moment de découverte, que ce soit avec les livres ou le film, ou les deux, mais surtout, de mettre l’Amour au centre de votre vie.

Pour voir le film, cliquez ici.

L’art de la simplicité

Un bien joli sous-titre pour cet ouvrage : «simplifier sa vie, c’est l’enrichir». En effet, Dominique Loreau nous invite avec ce livre – comme son nom de l’indique pas forcément – à l’Abondance, la vraie richesse, celle qui est alignée sur qui nous sommes vraiment ! Installée au Japon depuis 23 ans, l’auteure s’est imprégnée du mode de vie de son pays d’adoption, réputé pour sa sophistication extrême.

A mille lieux de la simplicité volontaire ou de la décroissance dans leur version peur du manque («pour calmer tes envie de hold-uper la caissière, tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire», comme le chante si bien le groupe Dégénération dans leur chanson Mes Aïeux), Dominique Loreau nous parle de la simplicité comme mode de vie. Je retrouve dans ses idées mon idée de l’Abondance : centrée sur mes besoins de produits beaux, de bonne qualité, qui durent dans le temps et qui me plaisent parce qu’ils conjuguent éthique et esthétique.

Car pour moi, c’est ça l’Abondance : partir de nos désirs profonds, loin du dogme de réduire sa consommation au maximum, sans se soucier de qui on est vraiment et de ce que l’on aime vraiment. Et tout aussi loin de la logique de consommation du «avoir toujours plus», sans se soucier de comment sont produits les objets que nous achetons et de là où ils iront quand leur obsolescence programmée les réduira de non utilisable et où le faible coût du neuf rendra ridicule l’idée de la réparation…

L’auteur donne ici d’autres mots à ce que j’appelle « les désirs du coeur ». Comme il est écrit « Dieu ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de ses enfants qui marchent avec intégrité, au contraire, il leur accorde ce que « leur coeur désire » (Ps 37.3-4; Ps 84.11) », l’art de la simplicité est la recherche de ce qui va me rendre véritablement heureux, matériellement. Avec cet ouvrage, Dominique Loreau nous invite à faire le point sur nos désirs afin d’identifier lesquels émanent de notre identité et à l’inverse quels sont les désirs dont on croit qu’ils vont renforcer notre identité, ce qui est forcément un illusion puisque l’avoir ne peut par essence pas nourrir l’être.

Avec l’art de la simplicité, Dominique Loreau nous propose de revisiter notre vie et d’aligner nos achats et notre mode de vie sur la trilogie : utile, beau et durable. Un salutaire guide anti-gaspillage qui invite à se recentrer sur soi, sans se renier.

Alors allez-y, sautez sur ce livre, qui vous donnera envie je l’espère, de revoir vos modes de consommation, pour aligner vos achats sur qui vous êtes vraiment, et ce que vous voulez vraiment.

Ne soyez pas utile, soyez vrai !

Il y a quelques jours, j’étais interviewée par Pierre-Etienne Bourget : il était intéressé que je développe ma vision de la contribution car il lui semblait que j’étais une des rares sur le net, à mettre autant l’accent sur cette question. Il me demandait quels étaient les principaux blocages à mettre en oeuvre sa contribution : il y en a 3 principaux, que je vais partager avec vous aujourd’hui.

  • Le premier blocage qui empêche les personnes d’apporter pleinement leur contribution, c’est la croyance que pour contribuer, il faut d’abord avoir de l’argent. C’est faux. Ce qui manque en premier pour apporter sa contribution, c’est la compétence. A ce sujet, je me souviens d’une personne qui faisait partie de mon programme Vivre l’Abondance : elle voulait créer une fondation pour les autistes et elle se sentait triste car elle ne voyait pas comment générer l’argent nécessaire pour mettre en oeuvre son projet. En discutant avec elle, je me suis rendue compte qu’en réalité son projet ne manquait pas d’argent : c’était le projet en lui-même qui n’était pas viable, même avec de l’argent. Je lui ai ainsi posé la question : si je te faisais sur le champ un chèque d’un million d’euros, que ferais-tu avec ce million ? Pas de  réponse. En réalité, il lui manquait les compétences adaptées : elle ne connaissait rien à l’autisme, ne savait ce qui existait déjà dans le domaine, ni de quoi les autistes avaient réellement besoin et elle n’avait aucun réseau dans ce secteur. Je lui ai donc expliqué que c’était par là qu’il fallait commencer : tant que son projet ne constituerait pas un dossier de 200 pages, l’argent ne lui serait d’aucune utilité. La première des choses à faire, quand on veut contribuer dans quelque domaine que ce soit, est de se former, de rencontrer les acteurs du secteur et de s’entourer des personnes dont on a besoin élaborer le projet. L’argent viendra ensuite. D’une part, parce qu’alors nous sauront exactement de combien nous aurons besoin et d’autre part, parce qu’en avançant dans le projet, l’univers se réalignera pour nous apporter ce dont nous avons besoin.
  • Le deuxième blocage le plus fréquent concerne aussi l’argent et les étapes à suivre pour apporter sa contribution. Je rencontre souvent des personnes qui me disent : « je vais gagner de l’argent et ensuite je vais contribuer ». Elles se trompent de levier : la contribution fonctionne comme une balance à 2 plateaux. Mais ce n’est pas le plateau de l’argent qui soulève le plateau de la contribution, c’est l’inverse. C’est quand nous contribuons que l’argent vient à nous, pour nous permettre de contribuer encore davantage ! D’ailleurs, j’ai été très surprise de l’envergure de la fondation d’Amma, cette sage indienne qui donne le darshan en prenant les gens dans les bras : elle génère des millions de dollars chaque année, elle suscite également autour d’elle beaucoup de bénévolat. Et ceci, parce qu’elle incarne pleinement ce qu’elle enseigne. C’est à mon avis là aussi la clé de la contribution réelle, et ce qui attire aussi à nous les moyens financiers de notre contribution : quand on incarne pleinement, quand on vit au quotidien, tout ce en quoi on croit. comment attirer l’argent de votre contribution ? La réponse est extrêmement simple : en contribuant déjà, à la hauteur de vos finances actuelles, mais aussi en donnant de votre temps, de votre énergie, de votre amour !
  • Le troisième obstacle que j’observe souvent chez les personnes qui veulent contribuer, c’est qu’elles se freinent avec la petite phrase « qui suis-je pour ? ». Derrière ce questionnement, on trouve la peur de ne pas être légitime, une fausse humilité, un désir de perfection. Quand on se pose cette question, c’est aussi parce qu’on se met la pression, on veut être utile et changer le monde. Mais comme le dit Paulo Coelho, « les personnes qui font vraiment du bien aux autres ne cherchent pas à être utiles, mais à mener une vie intéressante ». Pour moi, apporter sa contribution, c’est d’abord être heureux et ensuite offrir son bonheur aux autres. C’est comme ça qu’on change le monde. Pas en voulant aider les autres ou les sauver. La contribution, ça commence en soi, et avec ses proches. Elle doit être aussi simple et spontanée qu’une belle soirée de week-end en famille où tout d’un coup quelqu’un s’écrie « et si on faisait des crêpes ? ». Cela vient du coeur et du moment de partage qu’on est en train de passer ensemble. A ce moment-là, il ne viendrait à l’idée de personne de se demander « qui suis-je pour faire des crêpes à mes enfants ? ». Non, l’élan est là et on le suit, c’est tout. En faisant cela, on met du bonheur en soi, dans la vie de ses enfants et donc dans le monde. Pour apporter une contribution plus grande, c’est la même chose : plus vous serez heureux, plus vous ferez ce que vous avez envie de faire avec l’élan du coeur, à quelque échelle que ce soit, plus vous ferez du bien à l’humanité.

Maintenant, vous savez ce qu’il vous reste à faire : agissez ici et maintenant, à partir de qui vous êtes aujourd’hui ! Le monde a besoin de vous maintenant.

Si vous voulez aller plus loin, lisez ici mon article qui décrit les 4 étapes à mettre en oeuvre pour apporter sa contribution.

Peut-on toujours donner ?

J’ai écrit cet article en réponse à des questions que l’on me pose souvent autour de la notion du don. Faut-il donner ? Que faut-il donner ? Quand arrêter de donner ? J’ai envie de tout donner gratuitement, je n’aime pas me faire payer… Comment vivre l’Opulence sans l’argent ?

Il y plusieurs choses dans tout ça. D’abord la question de donner. J’oppose en général donner et offrir. Pour moi, offrir est à donner ce que recevoir est à prendre, pour faire un comparaison qui est parlante en général. Quand on donne, on ne se pose pas la question de l’interlocuteur. C’est-à-dire qu’on suppose que l’autre est OK pour recevoir ce que l’on a envie de lui donner, mais on ne lui demande pas du tout son avis. Le social, l’humanitaire entrent souvent dans cette catégorie : on suppose que «ça» est bon pour «machin» et on va lui donner ça de la façon qu’on a décidé de lui donner. Offrir, c’est témoigner. Offrir c’est dire : tiens regarde, moi je fais ça comme ça et si tu veux, si ça t’intéresse, je te l’apprends. Et l’autre est libre de recevoir ça ou pas. Soyez même assuré de quelque chose. Si vraiment vous vibrez quelque chose très fort, les autres auront envie d’apprendre ce quelque chose, automatiquement.

C’est aussi faire confiance que l’autre a toutes les ressources en lui pour trouver ce dont il besoin, sans votre intermédiaire, et que s’il a besoin de votre intermédiaire, il saura vous le faire savoir, en d’autres mots, il vous demander comment faire, il vous demandera votre aide.

Donc je vous déconseille de donner, et je vous suggère d’offrir.

Ensuite, vous pouvez choisir d’offrir en échange d’argent ou pas : ça c’est vous qui le décidez. Je vous invite simplement à vous questionner : pourquoi est-ce que votre service est gratuit ? Ce que vous proposez n’a-t-il pas de valeur ? Proposez-vous votre service de manière gratuite ou bien c’est l’autre qui vient vous solliciter et vous n’osez pas lui demander la rémunération de votre service (voir plus bas sur la différence entre aider et sauver) ? Croyez-vous que l’autre n’a pas les moyens de se payer vos services ? Pourquoi croyez-vous ça ? Que peut-il se passer dans la tête de l’autre si vous projetez sur lui qu’il est pauvre et ne peut s’offrir vos services ?

Aujourd’hui, vous avez certainement remarqué que nous vivons dans un monde où l’argent quantifie nos échanges de biens et de services. En d’autres termes, si vous voulez vivre, vous avez besoin d’argent. Il va donc falloir en générer d’une manière ou d’une autre. Vous pouvez donc avoir des activités gratuites et des activités payantes. Je cite souvent cet exemple : je donne des consultations à 60 euros de l’heure. Ce n’est certes pas un tarif ridicule (je me mets à la place de mes consultants), mais ce n’est pas avec cette somme que je vais devenir la millionnaire contributrice que je souhaite devenir. J’ai donc d’autres vecteurs d’enrichissement, comme mes formations par internet par exemple. Et ainsi je peux financer des activités qui me tiennent à coeur. C’est toutes ces questions-là que vous devez vous poser : qu’est-ce que je souhaite recevoir, qu’est-ce que je souhaite offrir ? Qu’est-ce que je souhaite mettre dans le monde, d’un côté comme de l’autre ?

Maintenant si vous décidez d’offrir, vous devez le faire de manière totalement désintéressée : en étant totalement honnête avec vous, vous ne devez rien attendre en retour. Même pas un merci : car alors ce n’est plus un don, c’est un investissement : je donne, et l’autre me dira merci (ou sera reconnaissant, ou m’aimera, ou dira du bien de moi, etc).

Car derrière cette aversion pour l’argent, se trouvent plein de croyances : pourquoi l’argent vous embête-t-il ? Quelle est cette aversion, que symbolise-t-il ? Car vous savez quoi, quand on n’aime pas l’argent, il ne nous aime pas non plus. Car l’argent n’est qu’un moyen, un simple moyen d’échanger nos biens et nos services. Rien de plus, rien de moins… Là-dessus, je vous invite à vous questionner sur la manière dont vous vous situez dans les échanges en général, comment êtes-vous dans ce lien du donner-recevoir ?

D’autres personnes qui ont bien intégré cela me demandent comment faire lorsqu’on comprend ça, pour ne plus rejouer cette programmation judéo-chrétienne «il faut donner aux plus démunis, aider les plus pauvres». Comment on en arrive à se reconditionner dans le concept que tout le monde est responsable de sa situation et offrir à qui le demande et pas aux autres, sans avoir de remords ? Effectivement, il ne suffit pas de se le répéter, car c’est également une question de croyances, ce truc de « on doit aider les autres », et que pour aider « il faut tout donner aux autres ».

Et on en arrive à une autre distinction très importante, la différence entre aider et sauver. Pour moi, effectivement, c’est de l’aide qu’il faut apporter, et non pas sauver. Donner est souvent proche de sauver, ce qui n’est pas aidant. Aider ne signifie pas faire à la place de. Car en faisant ça, on est dans une dynamique de sauveur et pas d’aidant.

Pour être aidant il faut :

1. être compétent. Pour reprendre la métaphore «si vous voulez aider quelqu’un qui meurt de faim, ne lui donnez pas un poisson mais apprenez lui à pêcher», on ne peut pas apprendre à pêcher à quelqu’un si on ne sait pas soi-même pêcher.

2. prendre en considération que ce que je crois qui est bon pour l’autre n’est pas réellement ce qui est bon pour lui. Peut-être que l’autre n’aime pas le poisson. Bon, bien sûr je blague sur ma métaphore du poisson, mais ça va plus loin. Peut-être que l’autre n’a pas envie ou n’est pas en mesure d’apprendre à pêcher. Peut-être ne peut-il pas être aider car son système de croyances n’est pas compatible avec ça.

3. avoir la foi que l’autre va trouver toutes les ressources en lui pour vivre le meilleur, ou qu’il va être en capacité de les trouver à l’extérieur s’il ne les a pas (en faire la demande, par exemple).

4. simplement proposer sa compétence. Et ça se fait de la manière suivante : Regarde, moi je mange à ma faim en pêchant. Est-ce que ça t’intéresse d’apprendre à pêcher. Et laissez l’autre libre de sa réponse. Il peut vous dire non et mourir de faim. C’est sa décision, c’est sa vie. Vous n’aimez pas qu’on prenne des décisions à votre place ? Les autres non plus n’aiment pas ça.

En résumé, si vous voulez vraiment aider, devenez aidant !

Ensuite, pour désamorcer cette croyance de «il faut donner, il faut aider», il faut voir comment cette croyance est engrammée (profondément ou pas) et de quelle manière elle donne du sens à notre vie, la place qu’elle prend : car parfois, on se sent exister de cette façon, on se sent utile, on se sent aimé. Ou encore, s’occuper des problèmes des autres évite d’aller regarder d’un peu trop près nos propres difficultés, nos propres erreurs et comment on pourrait nous-même s’en occuper. Un divertissement en quelque sorte… Car croyez-moi, s’occuper de sa propre vie, se sauver soi-même, c’est un boulot à plein temps, donc on n’a pas besoin d’aller sauver les autres.

Voilà, j’espère vous avoir «aidé» avec ce point sur le don. A bientôt.

Gaëlle

Les 4 étapes pour contribuer efficacement, même sans argent

Je le sais, vous êtes nombreux comme moi moi à rêver d’un monde plus humain, plus fraternel, où chacun se sentirait respecté et aurait sa place. D’un monde où la pauvreté et la misère seraient enseignés à l’école comme l’archéologie. C’est de de là que vient votre frustration, vous pensez que ce n’est pas possible… Et pourtant, souvenez-vous qu’un « petit homme basané vêtu d’un pagne », pour reprendre les mots de l’éloge funèbre de Gandhi, a libéré l’Inde de la puissance coloniale anglaise. Sans vous prendre pour le Mahatma, si vous commenciez simplement à être le changement que vous voulez voir dans le monde, imaginez ce que ça pourrait donner. Le monde n’en serait peut-être pas renversé (quoique), mais vous vous seriez définitivement plus heureux, vous avez ma parole. Ne pensez-vous pas que votre bonheur mérite que vous vous y intéressiez ? Car c’est de votre vie qu’il s’agit, après tout !

Dans cet ordre d’idées, de nombreuses personnes viennent me trouver pour me demander comment elles peuvent contribuer au monde, comment elles peuvent réaliser les projets qui leur tiennent à coeur et qui sont une réponse aux souffrances de l’humanité. Voici les étapes à suivre (dans l’ordre !).

  1. clarifier le projet

La première étape est simple. Il faut clarifier, définir clairement ce qu’on veut, pourquoi et comment. Une jour une femme m’a interpellée dans une téléconférence : « Je voudrais créer une structure pour les ados en difficulté, je ne sais pas comment. » Effectivement qu’elle ne sait pas par où commencer, tellement le programme est vaste. Je lui réponds : « Pour tous les ados en difficulté ? Là j’ai l’impression que tu te mets une montagne énorme. A côté de ton projet, Dieu, c’est fastoche comme job. » Quand on a ce genre d’inspiration, d’envie, il est indispensable de ne pas en rester à ce stade, qui est celui du rêve inatteignable, mais de le transformer en projet en se posant des questions comme : quels ados ? quel âge ? quel problème ? où ? avec qui ? objectif visé ? En répondant à ces premières questions, le rêve va se transformer en objectif, qui lui est atteignante pour peu qu’on s’en donne les moyens par la suite.

C’est déjà à cette première étape qu’échouent les Gandhi en herbe : ils ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. Et si vous ne savez pas où vous voulez aller, vous n’irez nulle part. En stage sur l’Abondance, beaucoup me disent : « j’aimerais voyager ». Oui, mais où ? Si demain je vous offre un billet d’avion, n’importe lequel, où irez-vous ? Et quel voyage souhaitez-vous faire : sac à dos ou hôtel 5 étoiles ? C’est à vous de définir votre contribution, personne ne le fera à votre place.

2. arrêter de vouloir sauver les autres et être véritablement aidant

La deuxième étape pour être pleinement heureux d’apporter sa contribution au monde est de se mettre au clair avec le mythe du sauveur. En effet, si vous voulez vraiment être heureux, votre contribution doit être joyeuse, elle doit venir du coeur, de vos tripes, elle doit se faire dans le plaisir, pas dans la lutte ou le sacrifice, et surtout, SANS ATTENTES. En d’autres mots, vous devez quitter votre collant et votre cape de super héros pour devenir véritablement aidant. La seule personne à sauver ici, c’est vous : vous sauver vous-même d’une vie triste, morose et dénuée de sens. C’est ce que va vous apporter le fait de contribuer : vous allez rayonner de bonheur et c’est ça qui va réellement aider l’autre.

En effet, j’observe souvent chez les personnes qui veulent contribuer qu’elles se freinent avec la petite phrase « qui suis-je pour ? ». Derrière ce questionnement, on trouve la peur de ne pas être légitime, une fausse humilité, un désir de perfection. Quand on se pose cette question, c’est aussi parce qu’on se met la pression, on veut être utile et changer le monde. Mais comme le dit Paulo Coelho, « les personnes qui font vraiment du bien aux autres ne cherchent pas à être utiles, mais à mener une vie intéressante ». Pour moi, apporter sa contribution, c’est d’abord être heureux et ensuite offrir son bonheur aux autres. La contribution, ça commence en soi, et avec ses proches. Elle doit être aussi simple et spontanée qu’une belle soirée de week-end en famille où tout d’un coup quelqu’un s’écrie « et si on faisait des crêpes ? ». Cela vient du coeur et du moment de partage qu’on est en train de passer ensemble. A ce moment-là, il ne viendrait à l’idée de personne de se demander « qui suis-je pour faire des crêpes à mes enfants ? ». Non, l’élan est là et on le suit, c’est tout. En faisant cela, on met du bonheur en soi, dans la vie de ses enfants et donc dans le monde. Pour apporter une contribution plus grande, c’est la même chose : plus vous serez heureux, plus vous ferez ce que vous avez envie de faire avec l’élan du coeur, à quelque échelle que ce soit, plus vous ferez du bien à l’humanité.

Maintenant je vais revenir sur le « sans attentes » que j’ai écrit en majuscules plus haut. En effet, si vous voulez aider l’autre, l’autre n’en ressent pas nécessairement le besoin. Rappelez-vous les bons conseils de votre chère maman, qui a de très bonnes idées sur la façons dont vous devriez vivre votre vie. Assurez-vous donc que votre volonté d’aider l’autre rencontre la demande ou au moins l’accord de l’autre. Sinon, ça s’appelle avoir un projet sur l’autre et c’est vraiment un expérience très désagréable à vivre quand quelqu’un veut nous forcer à être/devenir/faire autre chose que ce que l’on a envie. Ensuite, l’autre est libre de prendre ou de refuser ce que l’on a à lui offrir. Il est également libre de le prendre et de finalement ne rien en faire. Si vous donnez à un SDF, ne lui donnez pas pour qu’il s’achète à manger car peut-être que la seule chose qu’il est capable de faire avec votre argent, c’est d’aller boire. Donnez-lui sans attentes, c’est-à-dire en respectant que ce qu’il va faire de votre argent (qui est devenu le sien) ne regarde que lui. C’est ça, le véritable don.

3. devenir compétent et dépasser le syndrome de l’imposteur

Pour continuer à être véritablement aidant, vous devez devenir compétent. Ce qui semble être quelque chose de totalement logique dans tous les domaines semble étrangement ne pas aller de soi dans le domaine de l’aide aux autres. C’est comme si dans ce cas-là, l’intention suffisait. Personnellement, si je dois me faire opérer du cerveau, j’attends du neuro-chirurgien qu’il soit compétente. Quand je roule sur un pont, j’ose espérer que l’architecte qui l’a conçu connaissait son travail. En ce qui concerne la contribution que vous voulez apporter au monde, c’est la même chose. Si vous voulez aider quelqu’un qui meurt de faim en lui apprenant à pêcher, pour reprendre un cliché bien connu, vous devez savoir pêcher vous-même, ça parait évident. Vous devez non seulement savoir pêcher, mais savoir enseigner l’art de la pêche et donc pour ça, le maîtriser à la perfection. En d’autres termes, si vous voulez contribuer et que vous êtes malheureux, ça fonctionnera pas. Vous ne rendrez pas le monde heureux si vous ne l’êtes pas vous-même.

Dans le même ordre d’idée, examinons la croyance selon laquelle pour contribuer il faut d’abord avoir de l’argent. C’est faux. Ce qui manque avant l’argent, c’est bien souvent la compétence. A ce sujet, je me souviens d’une personne qui faisait partie de mon programme Vivre l’Abondance : elle voulait créer une fondation pour les autistes et elle se sentait triste car elle ne voyait pas comment générer l’argent nécessaire pour mettre en oeuvre son projet. En discutant avec elle, je me suis rendue compte qu’en réalité son projet ne manquait pas d’argent : c’était le projet en lui-même qui n’était pas viable, même avec de l’argent. Je lui ai ainsi posé la question : si je te faisais sur le champ un chèque d’un million d’euros, que ferais-tu avec ce million ? Pas de  réponse. En réalité, il lui manquait les compétences adaptées : elle ne connaissait rien à l’autisme, ne savait ce qui existait déjà dans le domaine, ni de quoi les autistes avaient réellement besoin et elle n’avait aucun réseau dans ce secteur. Je lui ai donc expliqué que c’était par là qu’il fallait commencer : tant que son projet ne constituerait pas un dossier de 200 pages, l’argent ne lui serait d’aucune utilité. La première des choses à faire, quand on veut contribuer dans quelque domaine que ce soit, est de se former, de rencontrer les acteurs du secteur et de s’entourer des personnes dont on a besoin élaborer le projet. L’argent viendra ensuite. D’une part, parce qu’alors nous sauront exactement de combien nous aurons besoin et d’autre part, parce qu’en avançant dans le projet, l’univers se réalignera pour nous apporter ce dont nous avons besoin.

4. se lancer et enclencher la loi d’attraction

Ce n’est donc que maintenant que nous arrivons à la question cruciale de l’argent : j’espère que vous avez remarqué que ce n’est que la quatrième et dernière étape. Comment attirer l’argent nécessaire à sa contribution ? La réponse est extrêmement simple : en contribuant déjà ! En effet, la majorité des gens se disent : « je vais gagner de l’argent et ensuite je vais contribuer ». A cela je réponds qu’elles se trompent de levier. La contribution et l’argent, c’est comme une balance à 2 plateaux. Ce n’est pas le plateau de l’argent qui soulève le plateau de la contribution, mais bien l’inverse. C’est quand on contribue que l’argent vient à nous, pour nous permettre de contribuer encore davantage ! D’ailleurs, j’ai été très surprise de l’envergure de la fondation d’Amma, cette sage indienne qui donne le darshan en prenant les gens dans les bras : elle génère des millions de dollars chaque année, elle suscite également autour d’elle beaucoup de bénévolat. Et ceci, parce qu’elle incarne pleinement ce qu’elle enseigne. C’est à mon avis là aussi la clé de la contribution réelle, et ce qui attire aussi à nous les moyens financiers de notre contribution : quand on incarne pleinement, quand on vit au quotidien, tout ce en quoi on croit.

On met ici en oeuvre les 3 premières étapes : une fois que l’on a clarifié son projet, que l’on sait pourquoi on le fait, que l’on est compétent, alors on peut se lancer, on peut mettre son projet au monde. Et c’est ainsi qu’il a toutes les chances de devenir réel, avec ou sans argent. A cette étape-ci, vous serez tellement motivé que vous donnerez sans compter : votre temps, votre énergie, votre amour. Il vous restera alors à observer ce qui se passe dans le concret : quelles sont les personnes, les occasions, les opportunités, les idées qui viendront à vous. Parmi ces situations, l’argent se présentera, d’une manière ou d’une autre, c’est à vous d’être vigilant pour savoir le reconnaître et saisir la balle au bond pou donner à votre projet toute l’ampleur qu’il mérite.

Pour conclure, je dirais que c’est à vous de jouer maintenant. Vous savez ce qu’il vous reste à faire : agissez ici et maintenant, à partir de qui vous êtes aujourd’hui ! Le monde a besoin de vous maintenant. Inutile de chercher à être parfait ou différent, lancez-vous, tout simplement, en réalisant chacune des étapes.

Le temps, le bonheur et votre tiroir à petites culottes

Connaissez-vous le lien qui existe entre le temps, le bonheur et votre tiroir à petites culottes ? C’est tout simple : ce qui nous rend heureux, c’est ce à quoi nous occupons notre temps. Pour les petites culottes, il faut lire un peu plus loin.

Pfiou ! Je sais que ces petites phrases toutes simples (et c’est pour ça que je les adore) sont le genre de vérité qui nous font l’effet d’une bombe dans notre vie. Mon bonheur dépend uniquement de ce à quoi j’occupe mon temps ? Oh là là, mais quand je regarde bien, à quoi j’occupe vraiment mon temps… A tout un tas de trucs qui ne me rendent pas heureux…

La phase qui suit ce genre de prise de conscience, c’est « bon ok, mais maintenant je fais comment pour changer les choses ? ». Pas de panique, mettre du bonheur dans son emploi du temps ça s’apprend !

Les gens me demandent souvent : mais comment tu fais pour gérer ton entreprise en étant toute seule avec ton bébé (et un grand à mi-temps) ? La réponse est tout aussi simple. Je me suis créée une vie sur-mesure.

La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez en faire tout autant. Parce que la vie c’est comme un tiroir à petites culottes. Si vous savez gérer votre tiroir à petites culottes, vous savez gérer votre vie. Qu’est-ce que je veux dire par là ? Il arrive un moment où vos vieilles culottes ne vous vont plus : elles sont usées ou trop petites parce qu’elles ont rétréci (ou qu’on a pris quelques kilos) ou trop grandes parce qu’elles se sont détendues (ou qu’on a perdu quelques kilos). Donc vous les jetez. Ou alors vous avez simplement envie de nouvelles petites culottes plus colorées, avec plus de dentelles ou au contraire plus simples, simplement parce vous avez changé et que c’est vachement important dans la vie d’avoir des petites culottes à son image ;-)

Donc vous rentrez du magasin avec vos nouvelles petites culottes. Et qu’est-ce que vous faites  ? Vous jetez les anciennes parce que sinon il n’y a plus de place dans le tiroir.

Eh bien la vie, c’est exactement la même chose ! Tout ce qui est dans votre emploi du temps et qui ne correspond pas à 100% à la vie qui vous ressemble doit être jeté et remplacé par ce qui vous tient à coeur. Tout ce qui satisfait les désirs de vos parents mais qui ne sont pas vous à 100% : poubelle ! Tout ce qui fait bien devant vos collègues de boulot mais vous emm… profondément : poubelle ! Tout ce qui répond aux injonctions de bonheur de la société qui nous entoure mais sont de l’ordre du plaisir éphémère : poubelle !

Une fois que ça c’est fait, vous pourrez commencer à vous organiser, à prioriser les choses, à avoir une organisation au top qui vous permet d’avancer sur vos différents projets dès que vous avez 10 mn devant vous, tout en laissant du temps libre pour les imprévus et du temps de cerveau disponible pour ce qu’il y a de meilleur (mais auquel on n’avait pas pensé tellement on a le nez dans le guidon). En d’autres mots, la sérénité.

Oui, mais comment développer une attitude calme et posée face à l’inattendu, comme concilier l’imprévu avec ce qui est vraiment important pour nous, comment rester centré sur les projets qui nous tiennent à coeur quand les problèmes s’accumulent ? Cela peut vous sembler insurmontable, mais tout ça, ça s’apprend : il s’agit d’apprendre à gérer d’abord ses priorités et ensuite les choses qui nous tombent sur le coin de la figure sans crier gare. Ne laissez jamais l’urgence vous écarter de l’essentiel. C’est la deuxième phrase magique à retenir : d’abord on fait l’essentiel et ensuite on gère les urgences. Si vous faites l’inverse, vous n’aurez jamais de temps pour l’essentiel…

Et vous, quel est votre essentiel ?

Je suis le Roi (ou la Reine) de quoi qu’il advienne

Il était une fois, il y a très longtemps, un royaume qui traversait des temps difficiles. Une forte baisse de la nappe phréatique avait asséché tous les puits. Non seulement les gens avaient soif et déprimaient, mais en plus ils empestaient et on ne voyait plus un seul bouquet de fleurs coupées dans tout le pays. Les montagnes voisines abritaient pourtant un vaste lac dont l’eau pure aurait pu irriguer facilement la plaine frappée par la sécheresse, mais le seul moyen d’y accéder était un sentier extrêmement étroit et dangereux et gardé par la vieille harpie la plus laide et la moins coopérative du monde.

Ses pouvoirs magiques et sa puissance destructrice étaient si grands que seul le meilleur guerrier pouvait envisager de tenter de la défier. Le vieux Roi rassemblé donc ses plus vaillants chevaliers et envoya le plus courageux et le plus fort dans la montagne. Ce dernier arriva bientôt à l’endroit où la vieille sorcière montait la garde. Il descendit de cheval et se retrouva soudain face à la créature la plus hideuse et la plus effrayante qu’il ait jamais vue. Elle avait d’énormes verrues sur le nez, de longs poils gris sur le menton et son haleine

empestait comme celle d’un millier de chiens malades. En outre, la crasse, le pus et des traces de fluides corporels que la décence impose de taire, recouvraient toutes les parties visibles de son corps.

– « Si tu souhaites passer, tu dois m’embrasser ! » grinça-t-telle d’un ton menaçant, une lueur démente dans les yeux.

– « Point ne te baiserai, vieille harpie, écarte-toi et cède-moi le passage ! » répondit vaillamment mais stupidement le courageux chevalier.

Au moment où il allait dégainer son imposante épée pour tuer la sorcière, celle-ci le pétrifia du regard, l’attrapa par les épaules et le jeta hors du sentier, dans le profond ravin où il alla s’écraser sur les rochers et périr.

Voyant qu’il ne revenait pas, le Roi envoya son deuxième meilleur chevalier, qui connut exactement le même sort, puis un troisième. Ne le voyant pas revenir non plus, le Roi, ainsi que ses courtisans et tous ses sujets, sombrèrent dans une grande consternation. Mais au milieu du silence désolée, une petite voix s’éleva :

– « J’irai, votre Majesté et je reviendrai victorieux ! »

Le Roi et sa cour se retournèrent pour voir d’où provenait la voix. Et découvrirent, au milieu de la foule, un jeune homme qui tenait son chapeau à la main.

– « J’irai, votre Majesté ! » répéta-t-il.

Le Roi faillit lui dire :

– « Pas d’enfantillages, jeune homme, si mes trois plus vaillants chevaliers ont échoué dans la quête, comment peux-tu penser que tu seras victorieux ? » mais il se rendit soudain compte qu’il n’avait rien à perdre, vu le caractère désespéré de la situation.

– « Très bien, jeune homme, à Dieu va ! »

Le jeune homme partit et emprunta le sentier de la montagne. Il atteignit bientôt l’endroit où l’horrible harpie montait la garde.

– « Si tu souhaites passer, jeune homme, tu dois m’embrasse! » grinça-t-telle.

Le jeune homme ouvrit grand ses bras et répondit sans hésiter :

– « Non seulement vais-je te donner un baiser, mais je vais aussi te prendre dans mes

bras ! »

Et sur ces mots, il enlaça tendrement la harpie hideuse pour l’embrasser sur la bouche. La sorcière se transforma alors instantanément en la plus jolie princesse jamais contemplée par des yeux humains.

– « Tu es maintenant le Roi de Quoi qu’il advienne ! » dit-elle en indiquant d’un geste les terres qui s’étendaient en-dessous, « et si tu veux de moi, je serai à jamais ta Reine. »

Sur ces mots, l’heureux couple retourna auprès du vieux Roi, après avoir alimenté le royaume en eau. Le Souverain faillit mourir de joie en voyant sa fille – elle avait disparu depuis qu’une sorcière l’avait transformée en vielle harpie alors qu’elle était bébé. Le Roi donna immédiatement son consentement à leur union et fit d’eux le Roi et la Reine de ses terres.

Les morales de cette petite histoire sont nombreuses, mais une seule nous concerne ici : dès que l’on accepte la réalité, aussi laide puisse-t-elle paraître, dès qu’on l’accepte et qu’on la prend dans ses bras, elle se transforme immédiatement en quelque chose d’une grande

beauté et d’une grande générosité, et l’on devient Roi, ou Reine, de Quoi qu’il advienne.