Pratiquer ho’oponopono

Praticienne en relation d’aide, je suis toujours à la recherche des méthodes les plus performantes pour aider les personnes qui viennent me voir à sortir de leurs schémas répétitifs et de leurs croyances limitantes. C’est la raison pour laquelle que je me suis penché sur l’engouement actuel pour la méthode Ho’oponopono, afin de comprendre comment elle agit concrètement. Voici comment bien utiliser Ho’oponopono, afin de créer peu à peu la vie qui vous ressemble.

Dès que vous vivez une expérience désagréable

Quand vous vivez une expérience désagréable, que se passe-t-il réellement ? Vous souffrez parce que la réalité n’est pas conforme à ce que vous attendiez. C’est la définition même de la souffrance : ce que l’on ressent lorsque la situation est en décalage avec ce que vous estimez qu’elle devrait être. Autrement dit, c’est notre mental qui nous fait souffrir. Dans le monde de la matière, nous appréhendons la réalité par le biais de notre mental, avec notre système de croyances. Nous avons mis en place ce système de croyances dans les premières années de notre vie, pour se créer des repères face aux situations que nous vivions. Au bout d’un moment, ces croyances deviennent tellement puissantes qu’on ne voit plus que ce qui correspond à ces croyances. C’est comme si nous avions en permanence un filtre devant les yeux, qui colorent notre réalité d’une certaine couleur. Nous finissons par devenir aveugles à certaines choses et hyper-réactifs face à certaines autres, tout simplement parce que ça appuie sur nos blessures. Certaines de ces croyances sont erronées parce que nous les avons mises en place avec une perception limitée, tout simplement parce que nous étions des enfants incapables d’appréhender les choses dans leur complexité et incapables de relativiser. Le problème est que nous continuons à agir et réagir avec ces croyances, même quand elles ne sont plus adaptées.

Lorsque nous vivons une expérience désagréable, c’est simplement pour nous indiquer que notre croyance est disharmonieuse et que nous sommes invités à la nettoyer. Il est vraiment important de comprendre que ce qui nous fait souffrir ne sont que des mémoires, des programmes subconscients qui se rejouent en nous, ravivés par la situation actuelle. C’est ici que pratiquer ho’oponopono peut vraiment nous aider dans le travail intense de développement personnel et spirituel que demande le changement de ces croyances. Ho’oponopono signifie d’ailleurs « rectifier une erreur ». Les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » nous permettent de nous extraire de la manière dont notre mental regarder le monde, de nous détacher de la manière dont notre système de croyances perçoit la réalité. Ainsi, nous pouvons regarder la réalité différemment, débarrassée du filtre de notre jugement qui nous la faisait percevoir comme souffrante.

Pratiquer sans intention

J’ajouterai qu’il est important pour moi de ne pas pratiquer ho’oponopono avec une intention particulière. Car lorsque nous vivons mal une situation ou un événement, notre mental trouve immédiatement la solution qui serait la bonne, nous aspirons mentalement à autre chose et nous imaginons facilement ce que devrait être cet autre chose : pour la famine, que tout le monde mange à sa faim, quand un couple divorce, qu’ils retrouvent leur amour (surtout s’ils ont des enfants). Ici aussi, nous faisons fausse route : c’est notre manière de juger, c’est-à-dire notre système de croyances, qui estime que telle ou telle solution serait la bonne, qu’il serait meilleur que ce «problème» n’existe pas. Mais nous n’en savons rien. Dites les 4 phrases en pensant à la situation, c’est tout, sans imaginer l’une ou l’autre issue, simplement dans la confiance que quoi qu’il se passe, tout se résoudra de la meilleure manière possible pour toutes les parties concernées.

Pour vous souvenir de pratiquer sans intention, rappelez-vous l’histoire du paysan chinois et de son fils, qui aime beaucoup monter à cheval. Un jour, le seigneur voisin offre à son fils un magnifique cheval. Et le voisin de notre paysan (on a tous un voisin qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, n’est-ce pas ?) de s’extasier : «Mais c’est formidable, quelle chance que notre seigneur ait donné à votre fils ce cheval, lui qui aime tant monter à cheval !». Notre paysan lui répond simplement : «Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose». Quelques mois plus tard, le fils a un accident de cheval avec sa fameuse monture offert et se casse la jambe. Il en reste estropié. Le voisin revient et plaint le père du jeune homme : «Quel grand malheur, c’est vraiment affreux ce qui est arrivé, finalement ça s’est révélé être un cadeau empoisonné ce cheval…». Notre paysan lui répond simplement : «Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose». Un peu plus tard, c’est la guerre en Chine et tous les hommes jeunes valides sont appelés pour partir au front, ce qui n’est pas le cas du fils du paysan puisque sa jambe blessée l’empêche de se battre. Le voisin, qui, vous l’aurez compris, ne peut s’empêcher d’avoir un avis sur tout, félicite le père : «Comme quoi, ce malheur a eu du bon puisque votre fils ne va pas partir à la guerre et pourra rester auprès de vous». Ce à quoi, notre paysan répond invariablement : «Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose»… En effet, dans tout ce qui arrive dans notre vie, nous avons rarement toutes les clés de compréhension des événements. Nous ne savons jamais si quelque chose est bon, ou mauvais. Pratiquer Ho’oponopono sans intention nous permet de se le rappeler.

En faire un rituel quotidien

Enfin, vous pouvez choisir d’aller plus loin que de pratiquer ho’oponopono lorsque vous vivez une expérience désagréable, même sans intention quant à la solution qui serait la plus appropriée. Pour moi, Ho’oponopono est un état émotionnel et vibratoire qui correspond à un mélange de foi, d’amour et de gratitude. Et plus vous vivez avec cette attitude, plus vous attirez à vous les événements, les situations et les personnes qui correspondent à cet état émotionnel. Il n’y a pas de meilleur moyen pour créer la vie qui vous ressemble que de vibrer à haute fréquence : l’amour et la gratitude sont les plus hautes fréquences qui soient. Le Dr Masaru Emoto, connu pour ses travaux sur l’eau, a publié plusieurs ouvrages présentant des clichés de différents cristaux de molécules d’eau dans diverses situations : les cristaux réagissent par des changements de structure à diverses influences, celles de la musique par exemple, ou à celle de simples mots comme « merci », « gratitude » ou « haine ». Savez-vous que les cristaux d’eau présentant la structure moléculaire la plus harmonieuse sont ceux qui ont été exposés à la combinaison des mots « merci » et « je t’aime » ? Alors imaginez ce que vous allez créer dans votre vie lorsque vous serez imprégné de ces quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime ».

Personnellement, quand je suis en voiture, mon mental ruminant a tendance à prendre le dessus avec sa fréquence « idées noires ». Dès que je me rends compte que ce processus s’enclenche, je récite les quatre phrases. Et la magie de la simplicité de ces mots agit : je me sens immédiatement apaisée, mon mental reste au calme ou m’emmène vers de bien plus douces pensées.

Avez-vous votre conseil des sages ?

Etre, faire, avoir : voici l’ordre dans lequel il est nécessaire d’agir pour vivre sa vraie vie. En effet, la plupart des personnes se trompent et prennent ces 3 verbes dans le désordre : on croit que pour être meilleur, il faut avoir davantage et que pour cela, il faut faire plus. Mais en réalité, c’est être meilleur d’abord qui est nécessaire, car alors ensuite on agit mieux, on agit de manière alignée sur qui on est vraiment et c’est ainsi qu’on peut obtenir non pas davantage mais ce qui nous correspond vraiment.

Et pour être meilleur, une des clés est de prendre exemple sur les personnes que nous admirons, pour comprendre ce qui est a menées là où nous aimerions, nous aussi, être. Vous pouvez ainsi lire des biographies de personnes qui ont réussi (selon vos critères), afin de vous imprégner de leur manière d’être, de leur manière de penser, de leur manière d’agir : c’est un excellent moyen d’étudier quelles sont les croyances porteuses que ces personnes ont et que vous n’avez pas. Mais il est possible d’aller encore plus loin, pour s’imprégner de l’esprit de ceux qui nous inspirent, comme nous en témoigne Napoleon Hill, dans son ouvrage Réfléchissez et devenez riche. On peut en quelque sorte se syntoniser sur l’esprit de ces personnes, de subconscient à subconscient, afin de bénéficier de leur expertise. L’auteur nous explique comment : « longtemps avant d’avoir écrit une ligne ou d’avoir préparé une conférence, j’avais pris l’habitude de remodeler mon propre caractère sur celui des neuf hommes que j’admirais le plus par leur vie et leurs oeuvres. Mes neufs idoles étaient ; Emerson, Paine, Edison, Darwin, Lincoln, Burbank, Napoléon, Ford et Carnegie. Toutes les nuits, durant de longues années, je tins un conseil d’administration imaginaire avec les neufs hommes que j’appelais mes « conseillers invisibles ». Dans ces « conseils imaginaires », je m’adressais à chacun en termes clairs en lui demandant de me céder les trait de caractère qui m’intéressait : « Monsieur Emerson, je désire acquérir cette merveilleuse compréhension de la nature qui a guidée toute votre vie. Je vous demande de graver dans mon subconscient les qualités que vous possédez et qui vous ont permis de comprendre les lois de la nature et de vous y adapter. »

J’avais lu Réfléchissez et devenez riche il y a quelques années de cela, mais je ne me souvenais pas du tout de cet exercice. Ce n’est qu’à la relecture aujourd’hui, pour en faire une chronique à destination de ce blog, que j’en comprend la puissance et la portée. Je me suis donc prise au jeu et voici mon conseil des sages, les personnes qui me poussent à devenir meilleure, pour moi et pour le monde, et à qui je compte faire appel à l’avenir pour me guider dans la contribution que je souhaite apporter à l’humanité.

Et vous ? Quelles sont les personnes qui composent votre « conseil imaginaire » ? Et que vous inspirent-elles ? Dites-le moi dans les commentaires ci-dessous.

Si cela peut vous inspirer, je serai très heureuse de partager mon conseil des sages avec vous… Pour y accéder, cliquez simplement sur ce lien.

Vous ne pouvez pas tout avoir. Et c’est tant mieux !

Dans cet article, vous allez apprendre à reconnaître ce que vous voulez vraiment.

Mais d’abord, je voudrais revenir sur cette petite phrase « on ne peut pas tout avoir ». L’avez-vous déjà entendu quand vous étiez petit et que vous réclamiez quelque chose ? Souvenez-vous, est-ce qu’elle vous faisait mal cette petite phrase ? Comment vous sentiez quand on vous la disait ? Pas bien, n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est une erreur d’interprétation. Parce que c’est vrai. Vous ne pouvez pas tout avoir. Imaginez que vous avez soif et que vous décidiez de boire pour étancher votre soif. Il va bien vous falloir choisir quoi boire. Vous ne pouvez pas boire en même temps un litre d’eau, un litre de jus d’orange, un litre de thé, un litre de lait, un litre de whisky, un litre de Coca… Vous pouvez éventuellement les boire l’un après l’autre, mais jamais en même temps. Et à mon avis, si vous enchainez les 6 litres de ces boissons, il y a de fortes chances que vous ne vous sentiez pas très bien après. Vous me suivez maintenant ? Non seulement ce n’est pas possible de tout avoir, mais ce n’est même pas souhaitable. Mais alors pourquoi cette phrase vous a fait si mal ? Tout simplement parce que vous l’avez confondue avec « tu ne peux pas avoir tout ce que tu veux » et ça c’est bien différent.

La véritable question ce n’est pas de tout avoir mais d’avoir ce qu’on veut vraiment. Ce que l’on veut vraiment, indépendamment de ce qu’on nous fait croire qu’on désire, ou de ce que d’autres personnes voudraient pour nous. Savoir ce que l’on veut vraiment au fond de nous, avec notre personnalité, avec qui on est vraiment, à des années-lumières de ce qu’on désire pour avoir l’impression d’exister davantage, ou mieux, ou pour être « quelqu’un de bien ». En résumé, connaître les « désirs de notre coeur ».

Si vous voulez une méthode imparable pour savoir ce que vous voulez vraiment et ce qui est réellement important pour vous, voici une méthode imparable. Il s’agit d’un exercice que j’ai trouvé dans l’ouvrage de Stephen Covey, Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. Je vous préviens, c’est non seulement salutaire. Vous n’en sortiez pas indemne alors prenez le temps de le faire correctement. Cela veut signifie : en fermant la porte, en vous assurant de ne pas être dérangé et d’avoir plus de 10 mn devant vous, en ayant un papier et un crayon pour noter ce que vous allez découvrir, histoire que ça ne reste pas lettre morte. Fermez les yeux et visualisez la scène suivante.

Vous assistez à l’enterrement d’un être cher. vous arrivez, sortez de la voiture, église ou chambre funéraire. vous voyez des gens dans la peine, mais aussi une communion de ceux qui vivent une expérience commune. Cercueil : et en fait c vous. c à votre propre enterrement que vous êtes. c à vous que tous ces gens sont venus rendre hommage, ce qui les soude aujourd’hui. quelqu’un de votre famille, un de vos amis, un de vos collègues, pourquoi pas un de vos clients… Qu’est-ce que vous aimeriez qu’ils disent de vous ? quelle époux ou épouse, quel père ou mère, quel frère sou soeur, quel collègue, quel patron, quel ami ? qu’est-ce que vous souhaiteriez avoir apporté dans leur vie ? quelle trace dans la société, aussi infime soit-elle ? 

Prenez du temps pour noter tout ça. Refaites cet exercice régulièrement en passant en revue tous les domaines de votre vie, avec cette vision de vous dans ce cercueil. Vous allez ainsi toucher du doigt vos valeurs les plus fondamentales. Les préférences et les critères selon lequel tout dans votre vie devra être passé au crible. pour être étudié à la lumière de ce qui compte vraiment pour vous. exit les faux semblants, les faire plaisir et les faire ce qui fait bien. Chaque jour de votre vie contribuera à réaliser cette vision que vous avez de votre vie dans son ensemble. Pour ne pas perdre de vue cette vision, je vous invite à la transformer en un document qui pourrait s’appeler « la constitution de votre vie », un peu comme la constitution d’un pays forme le cadre dans lequel seront écrites les lois. Gardez toujours cette constitution à l’esprit (et dans votre champ visuel, sous la forme d’une affiche par exemple).

Cette méthode va également vous permettre de faire du tri dans votre emploi du temps : éliminer tout ce qui ne va pas dans cette direction. Vous allez voir, ça va faire de la place. De la place que vous remplacerez par ce qui est vraiment important pour vous.

Le bonheur, c’est réaliser cette direction de vie, réaliser tout ce qui compte vraiment pour vous, qui reflète ce qui est important, ce qui nous remplit de joie, ce qui a du sens. Et le premier pas vers le bonheur, c’est savoir ce qu’on veut vraiment. Bonne route !

Avoir une philosophie de vie

S’il est important de se fixer des objectifs, que ce soit pour sortir d’un train-train quotidien qui ne nous fait pas (ou plus) vibrer ou se créer une vie qui nous ressemble vraiment, il est fondamental que ces différents objectifs aillent tous dans la même direction, suivent tous une même ligne directrice, un fil rouge clairement identifié et identifiable. Cela vous donnera non seulement un filtre pour prendre vos décisions, mais vous évitera aussi de vous éparpiller en de multiples projets qui n’ont pas de lien entre eux. Cette vision plus large, qui encadre nos différents projets s’appelle « philosophie de vie ».

Pour vous éclairer sur ce que peut être une philosophie de vie, voici l’extrait d’un article que j’ai trouvé sur le net à l’occasion de la nouvelle année. «  Les bouddhistes ne prennent pas de résolutions à la nouvelle année, c’est une coutume typiquement occidentale. J’aime le bouddhisme, les gens qui le pratiquent sont ouverts d’esprit et suivent une philosophie de vie qui apporte des résultats plus profonds que par de simples résolutions. Et si au lieu de prendre des résolutions nous nous attachions à suivre une philosophie de vie ? Les meilleurs résultats viennent avant tout d’une attitude envers la vie. Il ne s’agit pas de religion ou de foi, il s’agit d’avoir des résultats dans les aspects du business, dans son style de vie, avoir un plus grand impact, mieux contribuer, toucher plus de gens, gagner plus d’argent, avoir plus de satisfaction dans sa vie, plus de signification. Arrêter de fumer n’est pas une philosophie de vie, payer ses dettes non plus, trouver un meilleur travail non plus. Toutes décisions sont très bien, mais si vous voulez avoir des résultats plus profonds, ce dont vous avez besoin c’est d’une philosophie de vie. »

Comme vous le savez sans doute, le fil conducteur de ma vision de la vie est double : développement personnel et spiritualité. Je vous propose donc de décliner votre philosophie de vie en deux axes.

Définir l’axe horizontal de sa philosophie de vie

Côté développement personnel, il s’agit de définir en quelque sorte la « constitution » de votre vie, un peu comme la constitution d’un pays est un cadre dans lequel les lois sont ensuite élaborées. Chacune des lois doit impérativement respecter la constitution. Ici, vous élaborez le cadre de vos projets, actions et objectifs : chaque fois qu’une idée à mettre en oeuvre vous vient, vérifiez qu’elle entre le camp de votre constitution personnelle. Voici un exercice que j’emprunte à Stephen Covey, dans son ouvrage Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent. Assurez-vous de ne pas être dérangé quand vous ferez cet exercice et prenez des notes. N’hésitez pas non plus à le refaire plusieurs fois, jusqu’à ce que le fil rouge de votre vie à partir de maintenant soit bien clair dans votre tête.

Imaginez que vous assistez à l’enterrement d’un être cher.  Vous arrivez sur les lieux, vous sortez de votre voiture. Vous vous rendez à l’église ou bien dans la chambre funéraire. Autour de vous, des gens dans la peine, bien sûr, mais vous sentez aussi communion qui lient ceux qui vivent une expérience émotionnelle commune forte. Devant vous se trouve le cercueil. Empli de tristesse et de respect vous vous dirigez vers ce cercueil, dans lequel se trouve le corps de la personne à qui vous êtes venu rendre un dernier hommage aujourd’hui. Vous vous penchez sur ce cercueil et c’est vous qui vous trouvez dedans. C’est à votre propre enterrement que vous êtes et c’est à vous que tous ces gens sont venus honorés, c’est ce qui les soude en ce moment. Vient le moment de l’éloge funèbre où vont prendre la parole des personnes pour qui vous avez compté, à quelque titre que ce soit. Il y aura quelqu’un de votre famille, un de vos amis, un de vos collègues, peut-être un de vos clients ou encore le membre d’une association dans laquelle vous avez été actif… Qu’est-ce que vous aimeriez qu’ils disent de vous ? Quelle conjoint avez-vous envie d’avoir été ? Quel père ou mère ? Quel frère ou quelle soeur ? Quel collègue, quel employé, quel patron, que fournisseur, quel client avez-vous envie d’avoir été ? Quel ami ? Donnez tour à tour la parole aux personnes que vous aimeriez voir parler de vous? Qu’aimeriez-vous qu’elles disent ? Qu’est-ce que vous souhaiteriez avoir apporté dans la vie de toutes ces personnes ? Quelle trace dans la société, aussi infime soit-elle aimeriez-vous avoir laissé ? Comment voulez-vous qu’on se souvienne de vous ? De quelles qualités, de quelles actions, de quels projets, de quelles manières d’être voulez-vous laisser le souvenir chez ces êtes chers ?

Définir l’axe vertical de sa philosophie de vie

Côté spiritualité, définir sa philosophie, c’est plutôt faire le point sur ce qu’on croit à propos de la vie en général. Voici quelques thématiques à expliciter, si ce n’est pas encore le cas. Quand je dis expliciter, c’est prendre le temps de répondre à chacune de ces questions par écrit, avant d’en faire une synthèse : de la même manière que ci-dessus, il s’agit décrire votre « carte du ciel »…

• A quoi sert la vie ? y a-t-il un but à tout ça ? est-ce que tout est déjà écrit ?
• A que puis-je faire de cette vie/que dois-je faire de cette vie ?
• A-t-on une mission de vie ? comment pouvez-vous parler de cette notion ?
• Existe-t-il un plan divin ? pouvez-vous l’expliquer ?
• Faites-vous un lien entre plan divin et mission de vie ? Si oui, lequel et comment ?
• Quelle est votre conception de la nature spirituelle de l’être humain ?
• Croyez-vous en la réincarnation ? Comment se déroule-t-elle et dans quel objectif ?
• Croyez-vous au karma ? Qu’est-ce que c’est pour vous ?
• Quels sont les mots que vous utilisez pour parler du monde de l’esprit ?
• Croyez-vous en Dieu ?
• Qu’est-ce que Dieu pour vous ?
• Est-ce que vous parlez de Dieu ? Ou utilisez-vous d’autres d’autres mots ? lesquels ? que veulent-ils dire vraiment ?
• Si c’est le cas, à quels personnages et/ou créatures du monde de l’esprit (anges, êtres de la nature…) faites-vous référence ?

L’expérience de Dieu

« Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu ». Saint-Athanase.

Dieu n’est pas un concept. Dieu est un mystère dont on ne peut que faire l’expérience. Expérience qu’il est extrêmement difficile de le comprendre et de le décrire intellectuellement. C’est un mystère au sens premier du mot : « ce qui est inaccessible à la raison humaine, ce qui est de l’ordre du surnaturel, ce qui est obscur, caché, inconnu, incompréhensible ».

Dieu est une expérience

Dieu est une expérience, une expérience unique comme l’est chaque être humain et c’est pour cela même qu’il est difficile de la décrire, difficile d’en parler, difficile de trouver les mots tant l’expérience est forte, magnifique et transcendantale. Lorsqu’on a fait l’expérience de la rencontre avec Dieu, on sait pertinemment qu’en parler ne fera en quelque sorte que trahir l’expérience, non seulement parce que les mots ne peuvent que l’affadir mais aussi parce qu’on a à peu près 100% de chances que notre interlocuteur ne nous comprenne pas. Il ne nous comprendra pas s’il n’en n’a pas fait lui-même l’expérience, mais même s’il en a fait l’expérience, son expérience sera forcément différente de la nôtre.

La religion catholique telle qu’elle est diffusée actuellement est dualiste, c’est-à-dire qu’elle dit que Dieu est à l’extérieur de soi. On prie pour un Dieu qui est éminemment plus grand que nous, avec une dimension supérieure à nous. D’autres religions comme le bouddhisme ou la taoïsme pensent plutôt que Dieu est à l’intérieur de nous. C’est ce que je pense également. Dans ma conception, nous sommes de nature spirituelle et Dieu est en quelque sorte la dimension dans laquelle nous avons accès lorsque nous ne nous vivons plus comme séparés.

Aller à la rencontre de Dieu

Pour aller vers cette expérience, cela peut peut-être nous aider de nous adresser dans un premier temps à quelque chose d’extérieur et qui représenterait Dieu ou bien notre lien à Dieu, comme un intercesseur : Marie, un ange, un saint, un animal mystique… Mais cette représentation est forcément erronée puisqu’elle nous invite à considérer Dieu comme à l’extérieur de nous ou bien, encore pire, au-dessus de nous. Alors qu’il s’agit d’une dimension différente. C’est pour cette raison que les juifs s’interdisent toute représentation de Dieu et n’en n’écrivent même pas le nom. En effet, il faut faire attention à toute représentation extérieure qui pourrait conduire à l’idolâtrie (Dieu est grand et je suis pécheur : on qualifie avec des jugements de bien et de mal deux réalités différentes puisque n’appartenant à la même dimension) au lieu de vivre cet divin idéal en nous.

Voici quelques manières dont vous avez peut-être déjà vécu des rencontres avec Dieu, même très fugaces. C’est l’expérience de ne plus se sentir séparé, ni des autres, ni de la matière. Ce sont des expériences mystiques que l’on peut vivre quand on se sent relié à plus grand que soi, quand on sent que « tout est juste » que « tout est à sa place », que l’on ne veut rien d’autre que ce qui est en train de se produire, là, ici et maintenant. Peut-être avez-vous vécu cela en regardant un coucher de soleil, en vous promenant en silence dans la nature, en contemplant une oeuvre d’art ou même en faisant l’amour, ou encore dans une réunion professionnelle où vous vous sentiez parfaitement à votre place, au bon moment, ou bien dans un moment où vous pouviez constater une synchronicité parfaite entre deux événements qui pouvaient paraître indépendants.

Aller à la rencontre de Dieu nécessite de le décider et de lui faire de la place. Tout comme vous ne pouvez pas remplir un verre déjà rempli d’eau, Dieu ne peut pas vous parler si votre tête est remplie de pensées et occupée mentalement à cocher les cases de votre liste de choses à faire. Si vous voulez entendre ce qui est important pour vous, il vous faut d’abord écouter. Pour cela, réservez-vous des moments de solitude, des moments de silence, sans rien faire et sans rien attendre.

Vivre avec Dieu

Vivre avec Dieu ce n’est pas adhérer à une religion, c’est plutôt vivre « en religion » au sens premier du terme « religio = se relier ». C’est se vivre en tant qu’esprit, c’est choisir une philosophie de vie basée sur l’amour, qui permet de vivre avec délices la séparation d’avec l’autre et plus largement la séparation d’avec la matière, au lieu de rester dans la peur qui résultante de la manière angoissante dont nous avons pu percevoir cette même séparation.

Vivre avec Dieu, ce n’est pas simplement avoir des extases mystiques. Comme le dit si bien Jean Druel dans Petit manuel de speed dating avec Dieu, il ne sert à rien d’avoir des extases mystiques si vous n’êtes pas capable d’être bien avec vous-même et de vivre avec les autres.

Ce choix de regarder toute situation de la vie qui se présente à nous avec les yeux de l’amour ou avec la peur nous appartient. A chaque instant. Choisir l’amour, c’est une manière de vivre, une philosophie de vie. C’est une voie, un chemin. Elle n’est pas toujours facile. Elle n’est pas toujours possible. En fonction de notre système de croyances, il y a des moments ou des endroits où c’est possible et des circonstances où cela nous inaccessible. Et c’est comme ça. Là encore, on peut choisir de s’aimer dans nos impossibilités et quand nous trébuchons sur les pierres du chemin.

Le chemin et les épreuves qui sont sur ce chemin nous invitent à choisir depuis quelle partie de nous nous souhaitons réagir, interagir avec les autres et vivre. La vie nous propose de nous dépouiller de toutes les couches de protection que nous avons endossées au fil des années pour nous couper de cette peur primale de se vivre séparé dans la matière. Ce dépouillement nous permet d’aller vers soi et notre nature spirituelle profonde : la rencontre avec Dieu, c’est la rencontre avec soi. Le retour à Dieu, c’est le retour à soi.

Qu’est-ce que la spiritualité ?

Pour une première approche, regardons ce que dit Wikipédia de ce mot. « La notion de spiritualité (du latin ecclésiastique spiritualitas) comporte aujourd’hui des acceptions différentes selon le contexte de son usage. Elle se rattache conventionnellement, en Occident, à la religion dans la perspective de l’être humain en relation avec des êtres supérieurs (dieux, démons) et le salut de l’âme. Elle se rapporte, d’un point de vue philosophique, à l’opposition de  la matière et de l’esprit (ou encore de l’intériorité et de l’extériorité). Elle désigne également la quête de sens, d’espoir ou de libération et les démarches qui s’y rattachent (initiations, rituels, développement personnel, Nouvel Âge). Elle peut également, et plus récemment, se comprendre comme dissociée de la religion ou de la foi en un Dieu jusqu’à évoquer une « spiritualité sans religion » ou une « spiritualité sans dieu ».

Penser la vie en termes de spiritualité revient donc à penser que l’être humain n’est pas seulement un corps fait d’os et de chair, accompagné d’un merveilleux cerveau qui le dirige. C’est croire qu’il existe « autre chose », c’est-à-dire une autre dimension qui transcende le temps et l’espace et donc les frontières de la vie et de la mort. Si cette manière de penser amène tout naturellement la question de ce qu’il advient du « moi » une fois que l’enveloppe charnelle n’est plus opérationnelle, elle pose aussi la question de se vivre différemment et de conduire sa vie d’une certaine manière si nous nous pensons comme des êtres de nature spirituelle.

La spiritualité offre la possibilité d’appréhender de manière différente la mort (ou plus exactement la fin de la vie terrestre). Elle pose un autre regard sur ce constitue la pierre d’achoppement de l’existence terrestre, c’est-à-dire la dualité, c’est-à-dire la séparation. C’est elle qui occasionne souffrance ou extase. Souffrance de la séparation avec la mère, souffrance de la relation avec l’autre, souffrance sur la séparation d’avec la matière, qui peut nous donner l’illusion que nous sommes le jouet de la vie et que nous n’avons aucun pouvoir en ce monde. Extase de la beauté de ce dont je suis séparé, extase du pouvoir que j’ai sur la matière, extase de l’union et du partage avec l’autre. La mort peut donc être vue comme la séparation « ultime », le niveau de séparation le plus élevé et faire peur, voire occasionner de l’angoisse chez l’être humain. Ne plus voir cette séparation comme définitive offre une réelle perspective de soulagement et d’espoir.

De l’autre côté du miroir, une approche spirituelle de la vie peut aussi nous donner des clés dans la manière de voir la vie mais plus concrètement, elle offre de remarquables ouvertures sur la manière de vivre au quotidien. Revenons là-dessus en rappelant deux notions essentielles, celles qui caractérisent l’être humain en tant qu’espèce sur Terre :

• la conscience de soi ;

• le libre-arbitre.

Contrairement aux animaux (et a fortiori aux végétaux et aux minéraux), l’homme possède la conscience de l’expérience qu’il fait et a la possibilité de choisir les réactions aux stimulus qui lui sont faits. Ses réactions ne sont pas génétiquement programmées, il dispose d’un espace entre le stimulus et sa réponse et dans cet espace réside sa liberté.

Avec une approche spirituelle profondément intégrée, l’être humain peut mettre ces deux caractéristiques principales au service de sa vie, au service d’une vie à la fois plaisante, joyeuse et plein de sens. Il peut décider de faire de ses expériences dans le monde de la matière une source de plaisir (dimension du corps), une source de joie (dimension du coeur) et une source de sens (dimension spirituelle).

En regardant les expériences désagréables que je fais en me positionnant depuis l’espace de liberté résidant entre le stimulus et la réponse que j’y apporte, je gagne en liberté. Si j’observe cette expérience désagréable comme la simple manifestation d’une séparation et comme une invitation à guérir cette souffrance qui n’est autre que la mise en lumière de ce qui n’est pas ma nature spirituelle profonde, alors je peux réagir depuis l’amour et non depuis la peur et aller vers ma réalisation de manière consciente.

Si je crois en Dieu et en un plan divin, cette force qui me pousse automatiquement vers l’unité, je peux décider de mobiliser qui je suis à son service et manifester pleinement qui je suis, réaliser mon potentiel et apporter ma contribution au monde.

Ho’oponopono, comment ça marche ?

Le phénomène de mode Ho’oponopono dans le développement personnel, c’est un peu comme la loi d’attraction, voici les deux sons de cloche : d’un côté « ouah, c’est magique », et de l’autre « j’ai fait ho’oponopono pourtant et ça n’a pas marché ». Pour comprendre ce qui pourrait nous faire croire que c’est magique et comprendre quand et pourquoi ça ne marche pas, il faut aller à la source et comprendre justement comment cette méthode fonctionne. En regardant bien, on s’aperçoit que cette pratique rejoint ce dont les traditions et religions millénaires parlent, et surtout que ce dont ces traditions et religions millénaires parlent est désormais prouvé scientifiquement.

Ho’oponopono, qu’est-ce que c’est exactement ? C’est une prière de 4 phrases. Si vous n’aimez pas le mot prière, peut-être que le mot mantra vous parle davantage. Si l’on veut parler plus scientifiquement, on va parler d’intention. Allons-y pour les explications.

La physique quantique, née au début du XXème siècle étudie le fonctionnement des atomes et des particules élémentaires. En étudiant le domaine de l’infiniment petit, les physiciens ont découvert les particules élémentaires et les champs de force qui les animent : c’est-à-dire que lorsqu’on observe de quoi se compose toute matière, on voit d’abord les molécules, puis les atomes, les électrons, les photons, et plus on descend dans le petit, on observe que tout n’est que champs d’énergie vibrant à différentes fréquences. C’est ce que l’on appelle le point zéro. Au point zéro, les particules élémentaires apparaissent et disparaissent plusieurs millions de fois par seconde. On est encore dans le virtuel, là où l’essence précède l’existence. Puis ces particules disparaissent de moins en moins et apparaissent de plus en plus, elles se mettent alors à exister réellement. On est passé du réel au virtuel. Comment passent-elles ainsi du virtuel au réel ? Grâce aux champs d’énergie qui leur sont appliquées. Et de qui dépendent ces champs d’énergie qui leur sont appliquées ? De l’observateur, c’est-à-dire l’homme. En résumé, c’est la manière dont nous portons notre regard sur ces particules qui les rend réelles ou non. C’est ainsi que se démontre le lien entre l’esprit et la matière, entre ce qu’il y a dans notre tête et ce que nous vivons, ce que nous attirons à nous. La discipline qui étudie le fonctionnement de ce lien s’appelle la science de l’intention.

Souvenez-vous de ce que l’on vous a dit sur la prière.  « Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » (Marc 11 : 22)

Qu’est-ce que cela signifie concrètement au regard de ce que je viens de vous expliquer ? Il y a 2000 ans, on savait intuitivement que la foi pouvait déplacer les montagnes. Aujourd’hui, on sait pourquoi. Je ne suis pas en train de vous dire qu’en regardant la montagne, elle va se désintégrer sous mes yeux. Mais si je garde la foi que la montagne est détruite, qu’elle n’existe plus, qu’elle est déplacée parce que j’ai besoin qu’elle se trouve ailleurs, alors je vais trouver les moyens pour que ça se passe. Ou plus exactement je vais attirer à moi les moyens de mon objectif, même si je ne sais pas comment au départ : par exemple, des équipes d’ouvrier qui vont creuser la montagne, l’invention de la dynamite, etc. Mon seul travail est de focaliser sur mon objectif et de cette façon, je vais organiser les champs d’énergie d’une certaine façon, pour attirer à moi les bonnes personnes, les bonnes situations, les opportunités et les moyens techniques de mon objectif. Maintenant que l’on a expliqué le lien entre l’esprit et la matière, le fait que l’homme a la possibilité, par le regard qu’il porte sur toute chose, d’avoir une action sur ce qu’il vit, sur la matière elle-même (en ayant à sa disposition, au moment opportun, le moyen de le faire), passons au comment.

La réponse est dans la prière, ou plus exactement dans l’intention (préférons ce dernier mot puisque le mot prière est très connoté religieusement). Quand on parle d’intention, on comprend mieux également que ce ne sont pas les mots qui ont une influence, mais bien l’état émotionnel qui se trouve derrière les mots que nous employons. Et ça évidemment c’est très personnel, puisque les mots sont chargés émotionnellement en fonction de notre histoire, de notre vécu, de notre personnalité, de notre système de croyances. C’est la raison pour laquelle il est important de ne pas attacher d’importance aux mots de la prière, mais bien à l’émotion qui se trouve derrière ces mots. C’est pour cela que l’on n’obtient pas ce pour quoi on prie, on obtient ce qui correspond à l’état émotionnel dans lequel on est au moment de la prière. Ainsi, prier en état de désespoir attire à nous encore plus de désespoir puisque nous assemblons les champs d’énergie avec ce désespoir. De même, prier avec foi et gratitude attire à nous l’objet de notre foi et de notre gratitude, c’est-à-dire ce pour quoi nous prions, ce que nous demandons par la prière ou par l’intention.

C’est aussi la raison pour laquelle les religions ou traditions ont créé des rituels. Ces rituels n’ont aucun pouvoir en eux-même, mais les bougies, l’encens, les moulins à prière sont là pour nous mettre dans l’état émotionnel requis pour avoir l’intention nécessaire à la réalisation de nos demandes. Ils sont en quelque sorte le creuset dans lequel nous pouvons déposer nos intentions. Les rituels servent à nous mettre au point zéro.

C’est exactement ce que fait Ho’oponopono. Les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » nous déconnectent de la manière dont nous voyons habituellement les choses, nous déconnectent du regard que notre regard porte sur la réalité, nous déconnectent de ce que nous avons créé jusqu’à présent dans notre réalité, avec notre système de croyances. C’est ainsi que nous accédons, par l’état émotionnel (un mélange de foi, d’amour et de gratitude, comme j’en parle dans mon livre) dans lequel nous mettent ces quatre phrases, à la possibilité de changer cette réalité et de guérir de ce qui nous fait souffrir.

Vous comprenez donc maintenant pourquoi on entend ici et là : « j’ai fait ho’oponopono et ça a super bien fonctionné » ou encore « pourtant, j’ai fait ho’oponopono mais ça n’a pas marché ». Quand ça fonctionne, c’est que malgré la situation désagréable, nous avons réussi, grâce aux quatre phrases, à changer de regard, à nous mettre au point zéro et à créer une autre réalité en changeant notre état émotionnel. A l’inverse, quand nous n’avons pas le résultat escompté, c’est tout simplement parce que la situation pour laquelle nous avons eu besoin de recourir aux quatre phrases est trop douloureuse pour que nous arrivions à nous déconnecter de l’état émotionnel dans lequel elle nous a plongé.

Ce qu’il convient alors de faire, c’est d’aller voir plus profondément en nous quelles sont les croyances qui ont créé la situation de blocage et faire le nécessaire travail de changement pour les transmuter. Et continuer le plus possible à pratiquer Ho’oponopono, évidemment, afin de vibrer cet état de foi, d’amour et de gratitude grâce auquel tout devient possible.

En savoir plus sur Ho’oponopono : téléchargez mon e-book « Ho’oponopono • là où tout est possible« .

Secrets de beauté

Quand on lui a demandé de révéler ses secrets de beauté, la ravissante actrice Audrey Hepburn a écrit ce poème, qui fut lu à ses funérailles.

« Pour avoir des lèvres attirantes, prononcez des paroles de bonté.

Pour avoir de beaux yeux, regardez ce que les gens ont de beau en eux.

Pour rester mince, partagez vos repas avec ceux qui ont faim.

Pour avoir de beaux cheveux, laissez un enfant y passer sa main chaque jour.

Pour avoir un beau maintien, marchez en sachant que vous n’êtes jamais seule, car ceux qui vous aiment et vous ont aimé vous accompagnent.

Les gens, plus encore que les objets, ont besoin d’être réparés, bichonnés, ravivés, réclamés et sauvés : ne rejetez jamais personne.

Pensez-y : si un jour vous avez besoin d’une main secourable, vous en trouverez une au bout de chacun de vos bras.

En vieillissant, vous vous rendrez compte que vous avez deux mains, l’une pour vous aider vous-même, l’autre pour aider ceux qui en ont besoin.

La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, son visage ou sa façon d’arranger ses cheveux. La beauté d’une femme se voit dans ses yeux, car c’est la porte ouverte sur son coeur, la source de son amour.

La beauté d’une femme n’est pas dans son maquillage, mais dans la vraie beauté de son âme. C’est la tendresse qu’elle donne, l’amour, la passion qu’elle exprime.

La beauté d’une femme se développe avec les années. »

Les 3 stades de l’éveil

Voici un petit secret que j’aimerais partager avec vous, je l’ai trouvé dans cet ouvrage génial écrit par Joe Vitale, Zéro Limite. Sur le chemin de notre éveil à la vie, de notre éveil à notre vraie vie, de notre éveil à la paix intérieure, nous traversons 3 étapes. Quoi qu’il nous arrive, quelle qu’ait été notre éducation, notre milieu social, nos choix passés, nous avons aujourd’hui le choix de prendre ce chemin ou non.

• l’attitude de la victime

C’est le premier stade où nous sommes à peine conscients de ce que nous vivons. Quand il nous arrive quelque chose de désagréable, nous avons tendance à rejeter la faute sur l’autre : notre patron, notre conjoint, nos parents, nos enfants, le conducteur devant nous qui nous fait une queue de poisson, etc. Pour alimenter notre sentiment d’impuissance, les médias nous régalent de sujets qui font l’unanimité : le chômage, la pollution, les guerres, la famine, les tremblements de terre… Si toutes ces « informations » sont vécues comme la preuve de notre impuissance, elles sont aussi là pour nous dégager de toute responsabilité et nous décourager de prendre notre vie en mains. Alors nous nous plaignons et nous râlons : cela nous fait un sujet de conversation au bureau, dans la rue, avec notre concierge… Et quand tout cela est trop difficile à supporter, nous tentons de nous distraire : nous faisons la fête (éventuellement bien arrosée, c’est plus facile pour oublier ses soucis), nous faisons du sport (pour se vider la tête), nous partons en vacances. C’est le règne des plaisirs éphémères au détriment du sens que nous pourrions donner à notre vie. Nous espérons sans trop y croire, alors nous jouons au loto, puisque finalement la vie est une loterie !

• celui qui devient créateur de sa vie

Si vous me lisez, c’est que vous avez un jour quitté cette première étape et que vous vivez probablement cette deuxième étape qui consiste à créer sa vie. A la faveur d’un licenciement, d’une maladie, d’une dépression ou tout simplement en prenant conscience que « ras-le-bol de cette vie-là », vous avez commencé à faire du développement personnel. Et séance après séance, stage après stage, atelier après atelier, vous avez réalisé sur c’est vous qui créez votre vie, avec vos croyances, vos pensées, vos émotions, vos vibrations. Vous avez pris conscience d’un certain pouvoir sur les événements et les situations que vous vivez, sur les personnes que vous attirez (ou que que vous n’attirez pas) à vous. Vous avez quitté le domaine des plaisirs éphémères dont je parlais plus haut pour donner du sens à votre vie : vous avez appris à savoir ce que vous voulez, ce qui vous tient vraiment à coeur, ce que vous désirez tout au fond de vous, que ce soit dans le domaine de l’avoir, dans le domaine de l’être ou dans le domaine du faire. Vous utilisez de manière consciente la loi d’attraction en faisant de la pensée positive, de la visualisation créatrice, vous passez vos commandes à l’univers et vous obtenez ce que vous désirez, plus ou moins, en fonction de votre capacité à recevoir. Votre vie est devenue plutôt agréable.

• pour atteindre le lâcher-prise

Ici je vous propose d’aller encore plus loin que d’avoir une vie simplement agréable. Vous vous demandez peut-être ce que ça peut bien être… Voici l’explication. Au bout d’un moment, lorsque nous pratiquons de manière intensive la création délibérée (c’est-à-dire le fait de passer ses commandes à l’univers et d’être livré en moins de temps qu’il ne faut pour le dire – ou presque), nous commençons à comprendre que nos intentions, aussi belles soient-elles sont pourtant des limitations. C’est avec notre mental que nous passons nos commandes, en fonction de ce que nous croyons être bon pour nous. Cela nous procure un quotidien agréable, une certains dose de bonheur, mais il y a encore mieux : la force d’un bonheur profond et durable. Pour vivre ce bonheur profond et durable, nous devons nous laisser guider notre nature spirituelle profonde, l’esprit que nous sommes, au lieu de vouloir contrôler les événements. Pour le dire autrement : il nous faut avoir simplement la vigilance de reconnaître « ce que Dieu cherche à manifester à travers nous » et nous aligner sur cela. Lorsque nous voulons tout contrôler, nous passons peut-être à côté de quelque chose qui est bien plus approprié pour nous. Nous pouvons alors décider d’abandonner notre pouvoir à plus grand que le nôtre : quand on y est attentif, c’est à ce moment-là que les miracles ont tendance à se produire. Car il faut bien se rendre compte que tant que j’ai l’intention d’obtenir quelque chose, c’est comme si je combattais le manque de ce quelque chose, et je suis en lutte contre le plus de la vie. Alors qu’à partir du moment où je m’abandonne à l’inspiration, la vie peut se transformer. A l’état zéro, celui dont parlent les physiciens quantiques, il n’y a plus besoin d’intention, il n’y a qu’à accueillir ce qui est et agir ensuite. A ce stade, nous vivons dans une état constant d’émerveillement, d’étonnement et de gratitude. Car nous nos rendons compte que lorsque nous cessons de vouloir tout contrôler, c’est là que nous arrive les meilleures choses. C’est ce que Paulo Coehlo exprime en disant « l’univers entier conspire à mon bonheur ». Nous sommes dans la confiance totale qu’en toute circonstance, que la vue nous apporte ce qu’il y a de meilleur pour nous : à ce moment-là, plus rien ne peut nous atteindre, plus rien ne peut plus nous blesser. Nous vivons dans la paix intérieure.

Et vous, à quel stade êtes-vous ?

Conversations avec Dieu

Il y a quelques années, j’étais en formation à Bruxelles et un soir de pas trop la pêche, une amie poste sur FB le lien permettant de visionner le film Conversations avec Dieu. Curieuse et avec l’envie de rien, je me dis : pourquoi pas regarder ? Ce que je fais donc.

Bon, je vous l’accorde, le début est un peu longuet, vous comprendrez pourquoi plus bas… Mais de toute façon, je n’avais rien de mieux à faire. Alors j’ai regardé jusqu’au bout et j’ai compris pourquoi la vie m’avait guidée vers ce film, ou plus exactement vers le message qu’il délivre ! A cette époque, j’avais beau me débattre avec mes croyances disharmonieuses et multiplier les consultations individuelles pour aller mieux, non seulement j’avais l’impression de ne plus trop avancer dans ma vie mais en plus j’avais la sensation de m’épuiser. A la fin du film, je l’ai compris comme une évidence… Il manquait une dimension à ma vie : l’Amour. Pas l’amour-relation de couple, pas l’amour-bisous-bisous, pas l’amour-tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil, mais l’amour de la création, l’amour de la vie. L’amour de Dieu en réalité.

C’est là le secret : l’Amour, la réponse à toutes les questions que l’on se pose. Etre dans cette vibration d’amour, pour toute chose et en toute chose.

Conversations avec Dieu raconte l’histoire de Neale Donald Walsch, l’auteur du fameux livre (ou plus exactement de la trilogie) du même nom. Et au début, ça ne va pas trop bien pour lui : suite à un accident de voiture, il porte une minerve et de ce fait, a du mal à trouver du travail (aux Etats-Unis, ce sont les employeurs qui paient l’assurance-santé directement, ils hésitent donc à embaucher des personnnes «à risque»). Il perd son appartement et se retrouve à vivre dans un terrain de camping, dans une tente, au milieu d’autres personnes tout aussi infortunées que lui. On assiste à sa descente aux enfers : le froid, la faim, la souffrance… Et puis un jour il décide «qu’il ne va pas mourir dans ce terrain de camping» et il reprend sa vie en main : il ôte sa minerve, trouve du travail, drague une jeune femme. Mais ça ne marche pas ! Car cette volonté est une volonté de lutte, et ça, ça ne fonctionne pas car ce n’est pas une dynamique de création véritable, ce n’est pas la vie, c’est la survie ou même plutôt la non-mort. Et donc, il se re-casse la figure : plus de boulot, plus d’espoir de couple.

Neale prend alors son bloc-notes et demande (à Dieu) : mais que faut-il faire pour que ça marche ? Et Dieu lui répond ! S’ensuit un dialogue sur tout et rien, sur la vie et toutes ses dimensions, qui rencontre le succès que l’on sait aujourd’hui.

Dans les jours qui ont suivi, je me suis précipitée sur le premier, puis le deuxième, puis le troisième tome de Conversations avec Dieu. Je les ai littéralement dévorés, l’un après l’autre, non seulement parce qu’ils étanchaient ma soif de sens, qu’ils répondaient clairement à des questions que je me posais ou qu’ils mettaient en mots des choses que je savais intuitivement, mais surtout parce que je savais qu’ils constituaient des bases solides pour me guider dans la vie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je les ai relus plus attentivement et plus lentement quelques mois après, pour asseoir pleinement ma philosophie de vie.

C’est ici que j’ai trouvé une des clés supplémentaires qui donnaient du sens à ma vie, au-delà de tout mon travail de développement personnel. S’il est important de se fixer des objectifs, que ce soit pour sortir d’un train-train quotidien qui ne nous fait pas (ou plus) vibrer ou se créer une vie qui nous ressemble vraiment, il est fondamental que ces différents objectifs aillent tous dans la même direction, suivent tous une même ligne directrice, un fil rouge clairement identifié et identifiable.

Pour vous éclairer sur ce que peut être une philosophie de vie, voici l’extrait d’un article que j’ai trouvé sur le net à l’occasion de la nouvelle année. «  Les bouddhistes ne prennent pas de résolutions à la nouvelle année, c’est une coutume typiquement occidentale. J’aime le bouddhisme, les gens qui le pratiquent sont ouverts d’esprit et suivent une philosophie de vie qui apporte des résultats plus profonds que par de simples résolutions. Et si au lieu de prendre des résolutions nous nous attachions à suivre une philosophie de vie ? Les meilleurs résultats viennent avant tout d’une attitude envers la vie. Il ne s’agit pas de religion ou de foi, il s’agit d’avoir des résultats dans les aspects du business, dans son style de vie, avoir un plus grand impact, mieux contribuer, toucher plus de gens, gagner plus d’argent, avoir plus de satisfaction dans sa vie, plus de signification. Arrêter de fumer n’est pas une philosophie de vie, payer ses dettes non plus, trouver un meilleur travail non plus. Toutes décisions sont très bien, mais si vous voulez avoir des résultats plus profonds, ce dont vous avez besoin c’est d’une philosophie de vie. »

Je vous souhaite un excellent moment de découverte, que ce soit avec les livres ou le film, ou les deux, mais surtout, de mettre l’Amour au centre de votre vie.

Pour voir le film, cliquez ici.