Une révélation à vous faire

C’est avec beaucoup d’émotions que je vous écris aujourd’hui, après plus d’une semaine de silence.

Silence lié à un gros bouleversement intérieur suivi d’un grand chamboulement intérieur.

En effet, suite à l’annonce de M. Jean Castex rendant obligatoire par décret le port du masque à l’école pour les enfants de 6 ans, j’ai pris une décision radicale.

Celle de quitter la France.

Pourquoi une telle décision, si soudaine ?

En fait pas si soudaine.

Depuis juillet dernier, notre démocratie est mise à mal sans que personne ne s’en alarme. Depuis le 9 juillet 2020, lorsque la loi n°2020-856 organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire indique que « le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la Santé, dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de lutter contre la propagation de l’épidémie de Covid-19 […] réglementer l’ouverture au public, y compris les conditions d’accès et de présence, d’une ou de plusieurs catégories d’établissements recevant du public », c’est un principe fondamental des démocraties représentatives qui est délibérément bafoué, je veux parler du principe de séparation des pouvoirs.

Peu à peu depuis juillet, les décisions s’enchainent les unes après les autres, actant chaque fois un peu plus de restriction, de semaine en semaine : masque dans les lieux clos, puis dans les entreprises, ensuite à la rentrée pour les collégiens et lycéens, avant de l’imposer aux plus jeunes : personnel masqué dans les crèches et enfin, masque à l’école pour les plus de 6 ans.

Plus grave encore à mes yeux. Pour faire accepter plus facilement ces restrictions successives, on utilise la technique manipulatoire du biais cognitif : chaque décision est distillée peu à peu dans l’esprit de nos concitoyens quelques jours avant l’annonce officielle, de telle sorte que l’exécutif n’a plus qu’à « entériner » en quelque sorte une réalité déjà ancrée dans le cerveau bien préparé de la population.

Le 29 octobre, M. Jean Castex a demandé au Parlement un vote de confiance, afin de disposer d’un soutien à sa décision de reconfinement. Ce soutien lui a été accordé par l’Assemblée nationale par 399 voix contre 27 (on se demande d’ailleurs au passage ce que les 150 députés non présents ou non représentés avaient de plus urgent à faire ce jour-là pour ne même pas se donner la peine d’être présent ou de se faire représenter). Le Sénat quant à lui s’est prononcé par 178 voix contre, 130 voix pour et 27 abstentions : par ce vote de défiance, le Premier ministre, a vu sa présentation des nouvelles mesures sanitaires rejetée par le Parlement.

Quelle suite a été donnée à ce vote de défiance ? Aucune ! Pas de contre-proposition, pas d’amendement, pas de deuxième lecture. Rien. Ce qui est impensable dans une régime véritablement démocratique.

Le pays des Droits de l’Homme se transforme chaque jour en peu plus en république bananière, dans l’indifférence générale.

 

 

Autre fondement de notre Constitution qui semble balayé d’un revers de la main : le droit au travail. Il a été affirmé pour la première fois en 1848 par la IIe République. Il est également une liberté fondamentale proclamée dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 (article 3) : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. » Ce droit au travail a été repris dans le préambule de la Constitution de 1946, qui affirme : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi », et par la Constitution de 1958. La Charte sociale européenne a confirmé ces principes (version 3 mai 1996) : « Toute personne doit avoir la possibilité de gagner sa vie par un travail librement entrepris. »

Si je me suis sentie impactée à chaque nouvelle mesure, tant par la violence de ces décisions que par la manière de « faire passer la pilule » en jouant sur la peur et en usant de techniques manipulatrices, il y en a eu une qui m’a fait l’effet d’un électrochoc.

Celle de faire porter le masque pendant plus de 8 heures à des enfants de 6 ans.

Une nouvelle qui me touche de manière personnelle puisque ma fille va avoir 6 ans en décembre et qu’elle va dans une école démocratique 2 jours par semaine.

Une nouvelle qui me touche encore plus profondément, dans mes valeurs et tout ce en quoi je crois.

Un gouvernement qui s’attaque aux enfants est capable de tout.

A mon avis.

Alors c’est décidé, je n’attendrai pas la prochaine mesure.

Le samedi 31 octobre, j’ai commencé à faire mes cartons, à donner et vendre meubles et effets personnels de manière à ne garder que l’essentiel et déménager à moindre coût, à moindre effort.

Le vendredi 6 novembre, après avoir roulé toute la nuit, nous avons passé la frontière suisse avec ma fille au petit matin.

Pourquoi la Suisse ?

Mon premier critère était que je voulais rester en Europe.

Les deux destinations « sans port de masque » actuelles sont l’Estonie et la Suède. Dans les deux cas, il y a la barrière de la langue et le climat. Mais surtout, l’instruction en famille est interdite en Suède et même si l’école y est sans doute beaucoup moins maltraitante qu’en France, je n’adhère pas à l’idée que mes enfants ne puissent choisir de s’instruire liement. De plus, la Suède est (déjà) à l’heure de la monnaie numérique. En Estonie, l’instruction en famille est tolérée mais réservée à des cas exceptionnels.

C’est ainsi que la destination helvétique s’est imposée : français parlé dans une partie du pays, instruction en famille possible dans certains cantons et mesures anti-civid beaucoup plus mesurées qu’en France.

En Suisse, la réaction est beaucoup plus mesurée et surtout, semble proportionnée à la réalité. A de rares exceptions près, vous ne verrez pas de masques dans les rues.

Le ratio nombre de décès/nombre d’habitants est 6 fois plus élevé qu’en France. Les hôpitaux sont surchargés alors que la Suisse dispose d’un équipement hospitalier de pointe (en France, les hôpitaux sont surchargés tous les hivers).

Et pourtant, ici, pas de panique ni de décisions démesurées et aussi ridicules que le port du masque dans les rues des villages ou lors de promenades en forêt. Des restrictions qui tiennent compte de la réalité économique, comme de la réalité de la maladie. Des décisions prises sur la balance « risque/bénéfice », comme toute décision que tout un chacun prend dans son quotidien.

Je ne dis pas que tout est rose ici ni parfait.

Mes critères essentiels sont respectés, et c’est ce dont j’ai besoin pour vivre en me sentant bien.

J’ai besoin de me sentir libre et j’ai besoin que les choses aient un sens.

 

Et vous, quels sont les critères essentiels sur lesquels vous prenez vos décisions ? Et comment faites-vous pour les respecter ?

 

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