Samedi dernier, je terminais mon article par cette phrase de Gandhi : sois le changement que tu veux voir dans le monde.

 

Oui, d’accord, mais comment faire concrètement ?

 

Comme je vous le disais, tout problème porte en germe la solution. Qu’est-ce que cela signifie ? Il s’agit tout d’abord de comprendre et d’accepter qu’être blessé fait partie de la vie. Et pourquoi cela ? Parce que prendre conscience de nos blessures n’est que le meilleur chemin pour grandir en amour de soi et en amour de la vie. Chaque épreuve que nous vivons n’est pas une punition pour avoir fait quelque chose de mal, ou un problème qu’il faut régler, mais simplement l’occasion de se rendre compte qu’une partie de nous est souffrante et que cette partie est maintenant prête à être conscientisée, acceptée, aimée sans condition. 

 

Les épreuves que nous traversons sont le raccourci vers qui nous sommes vraiment, des êtres d’amour. 

 

Lorsque nous vivons un chagrin d’amour, c’est que nous sommes invités à guérir nos blessures de rejet ou d’abandon liées au fait que nos parents ne nous ont pas aimés de la façon dont nous aurions voulu. Lorsque nous sommes licenciés, c’est une invitation à se questionner sur la place que nous voulons occuper dans la société, sur la manière dont nous voulons apporter notre contribution au monde. 

 

 

Cela est valable à l’échelle individuelle, mais aussi à l’échelle collective.

 

Ainsi tous les problèmes que nous pose cette « crise sanitaire » est le résultat  de choses qui demandent à être réalignées.

 

Le port du masque : il reflète le fait que nous portons des masques en permanence, que nous n’osons pas nous montrer tels que nous sommes, que nous manquons d’authenticité, que nous n’osons pas faire du tri dans notre carnet d’adresses pour ne plus fréquenter que des personnes avec qui nous nous sentons bien.

 

Nos enfants sont maltraités à l’école. Il serait peut-être temps de questionner la place de l’école dans nos vies. L’école ne respecte pas les besoins individuels de chaque enfant, et c’était déjà le cas bien avant le masque obligatoire. Pourquoi envoyons-nous nos enfants chaque jour, pendant une dizaine d’heures, dans un lieu qui ne leur convient pas ? Jusqu’à nouvel ordre, l’école n’est pas obligatoire. Pourquoi avons-nous pris l’habitude que la société prenne en charge nos enfants au point d’être démuni lorsque cette prise en charge ne nous convient plus ? Pourquoi mettons-nous des enfants au monde si cela nous semble trop difficile de vivre avec eux et de les respecter en tant que personnes ?

 

Nos anciens sont maltraités dans les EHPAD. C’est le même questionnement que plus haut : quelle est la place des « non-productifs » dans notre société : enfants, personnes âgées, personnes dites « handicapées » ? Il serait temps de nous rendre compte qu’un être humain = un autre être humain et qu’il convient que chacun trouve sa place, qu’il y a une place pour tout le monde, leaders et suiveurs, créatifs et ceux ayant besoin de routine, penseurs et manuels, etc. Jusqu’à preuve du contraire, l’EHPAD non plus n’est pas obligatoire…

 

La distanciation sociale : comme le port du masque, elle reflète cette distance que nous mettons entre nous. Comme le dit Anne Roumanoff avec humour : avec les réseaux sociaux, internet et nos smartphones, nous n’avons jamais été aussi proches de ceux qui sont loin de nous et jamais aussi loin de ceux qui sont proches de nous. Comment prendre soin de soi, se respecter, respecter l’autre, être en relation avec l’autre : voilà ce que questionne en nous ce « geste barrière ». Quelles barrières mettons-nous entre nous et les autres ? 

 

Restaurants, cinémas, musées, théâtres fermés. Est-ce une si mauvaise chose ? Rappelons d’abord qu’une partie de la population en est déjà exclue en temps normal… Sans que cela nous émeuve plus que ça. Rappelons ensuite qu’il s’agit de l’industrie du divertissement. Que signifie se divertir ? Se détourner de son chemin. Pourquoi avons-nous autant besoin de loisirs, de se « vider la tête », de se changer les idées ? Parce que ce que nous vivons au quotidien est trop fatiguant, trop énergivore, trop éloigné de nos véritables besoins. Paradoxalement, le remède que nous y trouvons est pire que le mal et nous éloigne encore plus de la vraie solution.

 

Pour ma part, il n’y a pas de crise sanitaire. Pas plus qu’il n’y a de crise économique, sociale ou politique. Ces « crises » ne sont que de symptômes qui nous indiquent que nous faisons fausse route. Ces crises indiquent tout au plus que nous projetons sur l’extérieur nos véritables difficultés, qui sont intérieures. 

 

La crise que nous vivons est avant tout une crise spirituelle.

 

Sa violence nous montre à quel point nous sommes désalignés de qui nous sommes vraiment et à quel point cela affecte nos relations avec les autres. Elle durera tant que nous n’aurons pas compris que nous sommes des êtres spirituels. Que la vie est Amour, que nous sommes Amour.

 

Heureusement, tout problème porte en lui-même sa solution : puisque nous ne sommes plus autorisés à sortir, ni même à faire des projets, la seule issue que nous ayons est de nous tourner vers l’intérieur de nous même.

 

 

Pour contacter qui nous sommes vraiment.

Pour nous rendre compte de ce que nous créons par défaut.

Pour nous rendre compte notre véritable puissance.

Pour décider de ce que nous voulons créer en conscience.

Pour aller chercher la paix et la lumière en nous.

Pour contacter nos ombres, les guérir, les aimer.

Pour contacter notre lumière, la laisser rayonner.

Il n’est plus temps de faire semblant.

 

Il n’est plus temps de faire semblant de cacher nos blessures. Au contraire : il est temps de les mettre à jour, d’oser les dire et les exprimer. D’oser même les revendiquer comme faisant partie de nous et de notre histoire. D’oser les aimer.

 

Il n’est plus temps de faire semblant de cacher notre brillance. Il est temps de sortir du syndrome de l’imposteur. Il est temps de voir grand, être brillant, vivre à fond nos talents sans craindre de faire de l’ombre aux autres. A vouloir être « modeste » (comme si c’était une valeur), on se sent obligé de diminuer ses talents et on finit par être incapable de les voir. À vouloir être modeste, on n’ose pas prendre sa vie en main. À vouloir être modeste, on se diminue et surtout, on ne contribue pas : on développe une culture modeste à l’échelle de sa famille, mais aussi de son bureau, de sa communauté et finalement de son pays. Au contraire, c’est en osant extraire nos pépites d’or comme les appelle Christine Lewicki, en osant briller de tous nos feux que nous faisons preuve à la fois d’humilité et de générosité. D’humilité car je mets en oeuvre ce qui cherche à se manifester à travers moi. De générosité car j’accède à la possibilité de devenir une personne inspirante. En gardant notre brillance pour nous-même, nous ne rendons service à personne alors qu’en faisant rayonner à travers nous la lumière qui anime le monde, nous pouvons devenir un signal dans la nuit pour autrui. Nous avons tous eu dans notre vie des personnes qui nous ont inspiré à un degré ou un autre, qui nous ont permis de guérir telle ou telle blessure. Cela signifie que nous avons nous aussi la possibilité d’en faire autant pour d’autres. Si chacun accomplit son mythe personnel, alors c’est l’univers entier qui en bénéficie. 

 

Il est temps de quitter l’ère du faire semblant pour entrer dans l’ère de la vérité.

 

Si je suis juste dans mon coeur, mon monde extérieur le sera aussi.

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