aimer ses peurs

 

Cette nuit je me suis réveillée avec de la peur en moi. Je n’ai pas souvenir d’avoir fait un cauchemar mais pourtant une boule, presque une douleur était très présente au niveau du plexus solaire. J’ai senti immédiatement que c’était lié à mes réflexions d’hier.

 

C’est normal pour moi d’aimer et d’aider, mais c’est pas normal d’être aidée et d’être aimée. Whahouh, ça fait comme une bombe dans mon plexus de formuler ça comme ça. Et pourtant, c’est exactement comme ça que je le vis. C’est sans doute pour ça aussi que je me suis souvent créée des relations difficiles avec des hommes en « choisissant » des hommes difficiles à aimer parce que très blessés : les autres nanas, ce sont des petites joueuses, elles ont pas réussi, mais moi je vais réussir l’impossible et ce sera normal, je suis équipée pour ça. Et comme ils ont du mal à aimer aussi, ben moi je reçois pas grand chose en échange des efforts surhumains que je fais pour eux, et ça c’est normal aussi puisque je ne suis pas là pour ça. 

 

Souvenirs. Emotions. 

 

Et toujours la peur. Peur d’être aimée. 

 

Voilà comment ça s’appelle.

 

Une phrase a alors résonné dans ma tête : celle qui m’a le plus marquée dans le film consacré à Neale Walsch, l’auteur de Conversations avec Dieu. Tu n’as que deux choix possibles. Il n’y a en réalité que deux états d’esprit. L’amour ou la peur. Soit tu es dans l’amour, soit tu es dans la peur. Que choisis-tu ici ?

 

Alors j’ai choisi d’aimer cette peur. Et là, au niveau de cette douleur au plexus solaire est montée une chaleur, une douceur qui m’a peu à peu envahie… Et je me suis rendormie tranquillement.

 

Et vous, quand vous vous mettez à aimer vos peurs, il se passe quoi ?

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