Pour se sentir en paix avec soi-même, il y a deux moyens.

 

Qui sont non seulement compatibles mais aussi tout à fait complémentaires.

 

Le premier, c’est d’accepter notre part d’ombre.

 

L’ombre, c’est quoi ?

 

L’ombre est un archétype défini par Carl Gustav Jung (émule puis dissident de Freud) dans la première moitié du XXème siècle. L’ombre, c’est la partie de notre psyché dans laquelle nous avons refoulé tout ce qui n’était pas autorisé, d’après notre éducation et/ou dans la société dans laquelle nous vivons. Par exemple :  se mettre en colère, se montrer égoïste, avoir des pensées déplacées, être prétentieux etc. Chacun de nous a une ombre unique, composée au fil du temps de tous ces interdits. Elle représente ce que nous refusons d’être ou de devenir, ce que nous n’assumons pas, ce que nous rejetons le plus.

 

 

Notre ombre se manifeste par un mécanisme subconscient, celui de la projection. Cela signifie que ce que nous n’acceptons pas de nous-même (qu’il s’agisse d’un trait de caractère réel ou fictif), nous le projetons sur des objets extérieurs, à savoir les autres, avec leurs différences. Voici deux exemples pour vous montrer comment ça fonctionne :

  • Sophie n’aime pas se mettre en avant, elle trouve que c’est indécent, égocentrique, vulgaire. C’est tout le bien qu’elle pense de Benjamin, un autre commercial de son équipe, qui lui au contraire, a tendance à chanter sa propre gloire : je suis doué, je fais ce que je veux de mes clients, ils m’adorent, regardez mon chiffre d’affaires comme il est beau, etc. Plus Sophie s’interdit de se mettre en avant, plus la frime de Benjamin l’insupporte. Benjamin est en quelque sorte le côté obscur de Sophie ; comme elle ne le reconnaît pas, elle concentre sur lui tous les défauts de la Terre. Il devient son Dark Vador, sa sorcière. Le mécanisme ici est le suivant : je projette sur l’autre ce que je ne m’autorise pas.
  • Martin n’est pas dépensier et surtout, pas pour les autres. Quand il doit inviter un collaborateur au restaurant, il fait toujours une note de frais ; et quand sa direction lui demande de le prendre à sa charge, Martin rumine sa dépense pendant des jours. Dans le privé, ses proches le qualifient de « radin » ; mais personne ne lui en parle. De son côté, Martin est très critique avec les personnalités avares, il se moque facilement d’un collaborateur qui rechigne à lui donner 50 centimes pour un café, ou à lui offrir une cigarette. Pas avare de sarcasmes, il ne voit pas qu’il parle là à son propre miroir. Le mécanisme ici : je projette sur l’autre ce que je ne n’assume pas d’être. « C’est celui qui dit qui y est », disent les enfants.

Sophie et Martin ont un point commun, ils dépensent beaucoup d’énergie à garder secrète leur part d’ombre, à la refouler dans un cachot.

 

C’est ainsi que j’ai coutume de dire que pour contacter notre blessure la plus profonde, il suffit de regarder là où nous mettons notre énergie : notre vie est plan d’action géant pour que surtout personne ne se rende compte que nous avons cette blessure.

 

Oui, mais comment aimer sa part d’ombre me direz vous ?

 

D’abord reconnaître que vous ne seriez pas qui vous êtes sans cette part d’ombre. Elle fait partie de vous car elle s’est construite exactement comme votre part de lumière, avec tout ce dans vous avez baigné depuis que vous êtes né.e. Ici ce sont les expériences désagréables, les paroles malheureuses, les injustices, les blessures d’amour qui lui donné vie puis l’ont alimentée.

 

N’importe qui d’autre, avec votre histoire, votre vécu, votre système de croyances, aurait développé la même ombre. 

 

Vous n’avez pas à vous en vouloir d’avoir une part d’ombre. Tout le monde en a une. 

 

Le paradoxe est que plus nous la refoulons, moins nous en avons conscience, plus elle grandit, plus elle rugit en nous et nous fait souffrir. Alors que si nous lui laissons la place dont elle a besoin pour être vue, reconnue, acceptée et aimée, plus elle se réduit et plus elle nous laisse en paix.

 

Figurez-vous également que vous avez développé des qualités pour faire face à votre ombre. Encore un exemple. Jeanne était l’aînée d’une grande fratrie et sa mère, pour faire face, avait pris l’habitude de compter sur elle pour tout un tas de choses, ne se rendant pas compte qu’elle rendait sa fille responsable de ses frères et soeurs et de la bonne marche de la maison alors que ce n’était pas son rôle. En résumé, Jeanne a été privé non seulement d’une partie de son enfance et du sentiment même d’insouciance et d’innocence. Pour elle, les jeux, les rires, la légèreté sont devenus presque douloureux. Mais en même temps, elle a développé des qualités de débrouillardise et de leadership dont elle est très heureuse aujourd’hui. Ses amies l’apprécient pour ses conseils, la sollicitent dès qu’il y a quelque chose à organiser et au travail, elle sait mener une équipe.

 

Lorsque vous prenez conscience de votre ombre et que vous l’acceptez, vous vous rendez compte que vous êtes à même d’écouter pleinement quelqu’un qui fait face à cette part d’ombre, de le comprendre, de l’accueillir et l’aimer. Vous pouvez témoigner votre empathie a des personnes qui ont suivi le même chemin que vous et leur être d’une aide précieuse.

 

C’est un cadeau inestimable que d’accepter pleinement sa part d’ombre.

 

C’est le début du chemin vers l’authenticité : vous devenez capable d’être en vraie relation à partir de qui vous être vraiment et non du rôle que joue aimeriez jouer, ou de l’image que vous aimeriez que les autres aient de vous. C’est aussi le moyen de sortir de schémas répétitifs subconscients qui ne visent qu’à refouler ce que vous n’aimez pas de vous et qui demandent une énergie colossale. Vous pouvez enfin emprunter votre véritable chemin de vie.

 

Comment faire concrètement ? La technique que je préfère pour cela, je vous en ai déjà parlé en mars, c’est de plonger à la rencontre de la blessure :

>> cliquez ici pour retrouver cette technique simple et douce pour guérir le passé

 

 

Le deuxième moyen de se sentir en paix avec soi-même, c’est d’accepter sa part de lumière.

 

Votre part de lumière, c’est un peu comme votre zone de génie. C’est tout ce qui apporte un « supplément d’âme » dans ce monde. Ce sont vos qualités, vos compétences, ce pour quoi vous êtes doué, ce que vous faites avec joie, sans effort. Ce sont vos « pépites », celles qui éclairent le monde et offrent aux autres du bonheur. C’est ce qui fait qu’on a envie d’être avec vous. Dans cette zone, nous activons pleinement notre brillance et nos talents uniques. Dans cette zone, nous sommes amenés à être tous les jours encore plus nous-même.

 

Il ne s’agit pas d’auto-glorification, loin de là, simplement de reconnaitre de ce qui est. Certains aiment la compta, d’autre pas. Certains chantent merveilleusement et nous charment de leur voix en nous remuant jusqu’au tripes tandis que d’autres chantent faux et nous écorchent les oreilles. Certains ont la main verte et d’autres pas. Et ainsi de suite.

 

Il y a forcément des choses que vous savez mieux faire que la plupart des gens, tout comme il y a des choses que vous faites moins bien. Et vous avez le droit devoir de mettre en lumière, en avant, ce que vous savez mieux faire que les autres. 

 

Autant, nous sommes souvent capables de reconnaître nos défauts, souhaiterions les combattre et passons du temps à les refouler comme je le disais plus haut, autant il nous arrive d’avoir du mal à reconnaître nos qualités et encore plus de mal à les mettre en avant. Et pourtant, c’est en ciselant nos pépites pour en faire de véritables bijoux que nous rendons véritablement service à l’humanité, que nous sommes sur notre chemin de vie, que nous chérissons l’être que nous sommes réellement. 

 

C’est en reconnaissant notre lumière que mettons au monde ce que Dieu cherche à manifester à travers nous, c’est en mettant au service des autres ce pour quoi nous sommes doués et qui nous met en joie que nous servons le plan divin.

 

Faites la liste de tout ce que vous aimez chez vous, de tout ce pour quoi vous êtes doué, ce que les autres aiment chez vous, ce pourquoi les autres recherchent votre compagnie, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel.

 

Imprégnez-vous de cette liste. Si besoin, affichez-là et lisez-là tous les jours. 

 

Remerciez-vous pour tout ce qui est beau chez vous. Remerciez la Vie, ou Dieu, de vous avoir comblé de ces bienfaits.

 

Demandez-vous comment vous pourriez laisser encore mieux et plus rayonner cette part lumineuse, pour vous sentir plus heureux, et pour mieux servir les autres.

 

Vous verrez que plus vous oserez mettre votre lumière au service des autres, plus vous recevrez de lumière en retour. Vous verrez aussi que plus vous aimerez votre part d’ombre, plus vous serez heureux.

 

Et le monde a plus que jamais besoin de gens heureux.

 

Je vous souhaite de délicieux rendez-vous d’amour avec toutes les parts de vous-même.

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