La foi : la contacter et la développer en 6 étapes

Tout d’abord, que veut dire cette expression « la foi qui déplace les montagnes » ? 

Cette expression nous vient de l’Évangile de Matthieu : « C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. » Petite précision culturelle : le sénevé est plus connu sous le nom de graine de moutarde. Cette graine est très petite, la plus petite que les auditeurs de Jésus connaissent. En revanche, la graine de sénevé se développe très rapidement et peut atteindre 3 mètres de haut dans les pays du Moyen-Orient. Je reviendrai tout à l’heure à cette notion de graine. En ce qui concerne la montagne, il est dit ici clairement qu’avec la foi, la montagne peut se déplacer et que rien n’est impossible. En d’autres termes la foi fait se matérialiser nos souhaits. 

Mais de quoi se compose réellement cette foi qui rend tout possible ? 

Comment acquérir une telle foi ? Voici le mode d’emploi en 6 étapes. 

 

1. Désirer avec le coeur

Ce qui fait naître la foi, ce qui la suscite, ce qui est à son commencement, c’est le désir. Si je ne désire rien, je n’ai pas besoin d’avoir la foi. Si je suis parfaitement heureux, ma foi est nourrie par mon bonheur et inversement. Kevin Trudeau nous dit que la maîtrise de la loi d’attraction passe par le désir ardent. Ce que l’on ne désire par ardemment n’a aucune chance de se manifester dans notre vie. 

De même, lorsqu’on se trompe de désir, il n’y a aucune chance qu’on l’attire à soi. Se tromper de désir c’est par exemple vouloir faire une carrière pour que nos parents soient fiers de nous alors que ce n’est pas notre objectif ou encore vouloir une belle voiture qui épaterait les voisins. Si le désir n’est pas un désir de notre coeur, c’est-à-dire un désir profond et intime, qui correspond à qui on est vraiment, il n’a aucune chance de se réaliser, tout simplement parce qu’on ne pourra pas mettre l’énergie nécessaire pour le créer dans sa vie. Si le désir est un désir de l’ego, et non de notre être profond, non seulement il n’est pas aligné sur le plan divin donc aura peu de chances de se réalisé en dehors de « forcer pour y parvenir », mais surtout, sa réalisation ne vous satisfera pas longtemps.

Savoir ce que l’on veut vraiment et vouloir transformer sa vie en profondeur, est donc la première étape pour enclencher une foi qui déplace les montagnes. 

 

2. Se réconcilier avec notre nature humaine et spirituelle

Si l’on se permet de désirer ainsi, c’est que l’on pense qu’on y a droit. C’est- à-dire être convaincu que nos désirs sont totalement légitimes, qu’ils sont même inhérents à notre nature humaine. 

Pour Wallace D. Wattles, l’auteur de La Science de l’enrichissement, le droit d’être riche correspond au droit à la vie. Puisqu’en étant en vie j’ai des besoins (me loger, me vêtir, me nourrir, satisfaire mon coeur, mon intellect…), et que ces besoins se manifestent selon ma personnalité (j’aime chanter donc je dois pouvoir prendre des cours de chant si je le souhaite, j’aime la gastronomie donc je dois pouvoir satisfaire mon palais de mets raffinés à mon goût), alors c’est qu’il fait partie de la vie de les satisfaire. 

Pour moi, c’est l’essence même de l’incarnation que de créer sa vie en conscience, de manière à aligner sa vie sur qui on est vraiment. Selon Teilhard de Chardin, « nous ne sommes pas des êtres humains venus faire une expérience spirituelle mais des êtres spirituels venus faire une expérience humaine ». Nous sommes incarnés dans le monde de la matière pour faire des expériences. Seule l’incarnation dans un monde régit par la dualité (par opposition au monde de l’esprit régit par l’unité, où l’on ne peut pas faire d’expériences puisque tout est Un) me permet de faire des expériences et ensuite de choisir parmi ces expériences lesquelles je souhaite reproduire, lesquelles je souhaite changer, lesquelles je souhaite vivre. 

C’est pour ça que je suis doté du libre-arbitre, pour faire le choix de ce je souhaite vivre. Le désir est ce qui compose notre identité même d’être humain, ayant la possibilité grâce à un corps et un mental de les satisfaire. 

 

3. Croire en ce qu’on ne voit pas encore

C’est ici que l’on revient à la métaphore de la graine de sénevé. Toute graine porte en elle l’arbre qu’elle deviendra, même si ça ne se voit pas au premier abord. Quand vous voyez un gland, vous ne voyez pas un chêne. Et pourtant, le gland est la première étape du chêne. Toute création voit d’abord le jour dans le monde invisible avant sa matérialisation dans le monde physique. Tout les objets que l’homme a créés ont d’abord été pensés. La première étape de toute création réside dans la conception. 

Croire en ce que l’on ne voit pas encore est l’essence même de la foi : on n’a à ce stade encore aucune « preuve », aucune « validation » que ce que l’on souhaite va se manifester et c’est là une forme de spiritualité très élevée, qui consiste à diriger ses pensées vers :a confiance absolue, vers l’espérance. A ce stade, la prière est une pratique spirituelle qui peut vous aider à « croire sans voir ».

Ainsi, ce n’est pas parce que vous n’en n’êtes qu’à l’étape de l’idée, du projet que vous ne pouvez pas réaliser votre rêve, même si vous ne savez pas encore comment, ce qui nous amène d’ailleurs directement au point suivant. 

 

4. Ne pas s’attacher au comment

Le « comment cela va se faire ? » importe peu. Lorsqu’on s’interroge sur la question, cela indique de l’on manque de foi justement. Là encore, repensez à la graine : vous n’avez absolument aucune idée de la manière dont les graines se transforment en arbre, n’est-ce pas ? 

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Aujourd’hui, avec la botanique, on peut l’expliquer. Mais heureusement que les tribus de chasseurs-cueilleurs qui ont commencé à se sédentariser grâce à l’agriculture ne se sont pas posé la question du comment pour commencer à semer des graines. Car c’est grâce à l’agriculture que leur boîte crânienne a pu s’élargir, donnant ainsi naissance à l’homo sapiens. Ce n’est pas parce que vous ne savez pas comment ça va se réaliser que vous devez renoncer. Repensez à la plupart des choses que vous avez accomplies : il est rare que leur réalisation ait suivi la trajectoire que vous aviez imaginée au départ. Regardez vos amis, comment les avez-vous rencontrés ? Certainement pas grâce au site monmeilleurami.com. Non, vous les avez rencontrés tout simplement parce que vous étiez au bon endroit, au bon moment, dans la bonne disposition d’esprit, et l’amitié est née. 

Vous n’avez pas besoin de voir tout l’escalier pour monter la première marche, comme je le disais dans mon précédent article. Faites confiance que pour votre projet quel qu’il soit, ce sera la même chose : vous rencontrerez les bonnes personnes au bon moment, vous aurez accès au bonnes informations en temps et en heure, vous saurez saisir les opportunités nécessaires quand vous en aurez besoin. Contentez-vous de focaliser sur l’objectif final : c’est ça votre job et uniquement ça. Laissez la logistique à l’univers. Quand vous commandez un livre sur Amazon, vous ne les appelez pas pour savoir s’ils ont bien reçu votre commande et par où passe le camion qui va venir vous livrer. Vous faites simplement confiance que votre livre va vous être livré comme convenu.

 

5. Mettre en cohérence pensées, émotions, paroles et actions

Tout doit être dirigé vers l’objectif, que ce soient vos pensées, vos émotions, vos paroles et vos actions. C’est ce chaînage complet qui permet à l’idée première de se manifester. 

Si vos émotions ne sont pas en adéquation avec vos pensées, ça ne fonctionnera pas. 

C’est pour ça que la création délibérée n’est pas seulement affaire de pensée positive, mais que les émotions jouent également un grand rôle. Il ne suffit pas de faire des affirmations positives et l’auto-suggestion peut être un piège : une expérience de désir n’est pas toujours le signe d’une émotion positive. Quand vous vous dites : « Ah, quelle est belle cette voiture », avec envie, ce n’est pas nécessairement une émotion d’abondance. Si derrière ce désir se cache l’émotion négative « j’en ai marre de ma vieille bagnole qui ne démarre pas les jours de pluie » ou encore la résignation « oui mais je ne pourrai jamais me la payer cette belle voiture », vous êtes en réalité dans une vibration de manque et votre état d’esprit affirme à l’Univers « ce n’est pas pour moi ». 

Au-delà de vos pensées, ce sont vos croyances qui créent votre réalité. Les pensées que vous vous exprimez spontanément, les émotions que vous ressentez vous donnent de précieuses indications sur l’état de vos croyances limitantes : écoutez-vous et vous saurez ce que vous croyez vraiment, pas ce que vous aimeriez croire. Si besoin, faites un travail pour changer vos croyances.

De la même manière, ne parlez jamais de vos difficultés actuelles ou passées à qui que ce soit. Alignez vos paroles sur ce que vous désirez vraiment et affichez-vous comme quelqu’un qui avance, comme quelqu’un qui progresse. Comme vos pensées, vos paroles révèlent qui vous êtes. Soyez bien attentifs à vos sujets de conversation et donc aux personnes que vous fréquentez. Entourez-vous de personnes positives et échangez de manière constructive en enthousiaste de vos projets respectifs. 

Enfin, mettez-vous à l’oeuvre ! Passez à l’action dans la direction de votre but, ne serait-ce qu’en écrivant votre objectif sur un papier. Je rencontre souvent des personnes qui me disent : « mon projet est prêt, il ne me manque que l’argent ». Je leur dis : « ah ? Montre moi ton dossier alors ». « Quel dossier ? Mais j’ai tout dans la tête. » Ce qui les met totalement à l’abri de rencontrer un potentiel investisseur intéressé par leur projet. De plus, lorsque l’on rédige un dossier complet sur notre projet, non seulement on sait exactement de combien on a besoin, mais aussi on se rend compte des qualités sur lesquelles on peut s’appuyer, on peut mobiliser nos réseaux, mais aussi on peut prendre conscience des compétences qu’il nous reste à acquérir et faire un pas de plus dans la direction de notre objectif en se formant aux connaissances qui nous manquent. 

Cultiver sa foi, c’est aussi ne pas cultiver tout ce qui ne va pas dans le sens de mon rêve ou de mon projet. Ainsi, écouter les mauvaises nouvelles à la télévision, à la radio, lire les journaux est totalement contre-productif. Toute votre énergie doit être orientée et uniquement orientée vers ce qui pourrait rendre possible votre objectif. Vous vous souvenez, quand vous appreniez à conduire, le moniteur vous disait : « là où tu regardes, tu emmènes ta voiture ». Pour votre vie, c’est pareil : si vous regardez ailleurs que dans la direction où vous voulez allez, vous n’avez aucune chance d’y arriver. Pour terminer sur ce cinquième point, encore une référence biblique, tirée de l’Évangile de Marc « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu et vous le verrez s’accomplir. » C’est le fameux « faire comme si », c’est-à- dire se comporter comme si on avait déjà ce que l’on souhaite. Par exemple, si vous aimez la gastronomie, choisissez les restaurants dans lesquels vous irez quand vous aurez l’argent pour ça, choisissez sur la carte ce que vous allez commander quand vous y serez. 

Attention, « faire comme si » ne signifie pas se mettre en danger financièrement et dépenser de l’argent qu’on a pas, mais s’imprégner de l’expérience émotionnelle de ce qu’on désire par anticipation. 

Faire comme si aide également à focaliser et à croire en ce qu’on ne voit pas encore (justement parce qu’on commence à le voir un tout petit peu). 

 

6. Ne pas s’inquiéter du temps nécessaire et persévérer

Nous revenons à la graine de sénevé avec laquelle nous avons commencé. Quand vous semez une graine, il se passe un certain temps avant que les premières pousses vertes sortent de terre. Pourtant, vous continuez d’arroser tous les jours, il ne vous viendrait pas à l’idée de gratter la terre pour vérifier que la graine a germé. 

Vous plantez, vous arrosez et vous attendez. Vous vivez dans le moment présent, dans la confiance de celui qui sait qu’il a fait ce qui était nécessaire pour que les choses se produisent et que le reste ne dépend pas de lui. C’est ça le lâcher-prise : vous faites ce qui est dépend de vous et puis vous laissez Dieu faire son travail.

Tout processus prend du temps. Il y a certains processus dont le temps est connu : quand vous voulez un oeuf dur, ça prend 10 minutes à partir de l’ébullition. Mais pour tout ce qui concerne la croissance personnelle, les projets, l’évolution spirituelle, on sait combien de temps ça a pris une fois que le processus est terminé. 

Ce temps est directement proportionnel à notre foi. 

Pour vous aider à persévérer pendant que le temps passe, souvenez-vous que les petits ruisseaux font les grandes rivières et que nous avons dû apprendre à marcher avant de savoir courir. Chaque pas compte vers la réalisation de votre objectif, il faut donc un jour commencer, même en titubant comme le fait le jeune enfant et faire tous les pas les uns après les autres, pour être certain de parvenir à destination. 

 

En conclusion, cultiver sa foi est un travail de pleine conscience pour orienter chaque acte de sa vie, aussi petit soit-il, dans la direction de ce que l’on veut accomplir. C’est une décision forte, qui entraîne des actes forts, orientés dans une seule direction. C’est cela la puissance de l’attraction. Il s’agit d’utiliser la force de la pensée pour changer sa façon de d’être et d’agir. Il s’agit d’orienter sa vie sur ce que l’on sent être juste dans son coeur et lâcher prise, dans la confiance absolue que les désirs de notre coeur sont entendus et exaucés, si de notre côté nous faisons aussi le job pour les accueillir dans notre vie.

Mais qu’est-ce je veux dire par là ?

L’espérance est la croyance que quelque chose que l’on désire peut se réaliser en dehors de notre capacité à influencer cette réalisation. L’espérance n’a pas besoin de preuve, elle repose sur la foi pure.

L’espérance compose d’ailleurs, avec la foi et la charité, les 3 vertus théologales. Une vertu théologale est, selon la théologie chrétienne, une vertu qui doit guider les hommes dans leur rapport au monde et à Dieu. Elles adaptent les facultés de l’homme à la participation de la nature divine, elles sont donc les fondements qui permettent à chacun d’accomplir la volonté de Dieu.

Il s’agit donc de quitter l’espoir pour entrer dans l’espérance.

L’espoir est de dimension humaine : il est relatif à son existence matérielle, émotionnelle, intellectuelle. Nous espérons « en quelque chose ». Il est tourné vers un avenir situé dans une vie humaine et révèle une certaine confiance dans les forces bienveillantes de la vie, mais aussi dans les ressources de l’être humain qui vont permettre à l’objet du désir de se réaliser. Nous faisons appel à l’espoir pour surmonter nos difficultés.

L’espérance est d’ordre transcendantal, d’ordre divin. C’est une relation avec les forces qui nous dépassent. L’espérance est une constante, une manière de penser, une manière d’appréhender la vie, et elle n’est pas liée aux évènements.

Ainsi, le désespoir est un profond état d’abattement, mais qui n’est pas nécessairement définitif, alors que la désespérance est plus radicale, c’est la disparition de toute croyance en quoi que ce soit, la nuit noire et sans fin envisageable.

L’espérance est la lumière qui nous guide vers l’amour absolu, vers qui nous sommes vraiment, peu importe l’endroit d’où nous partons.

Quoi qu’il se passe dans votre vie, je vous souhaite de laisser l’espérance entrer en vous et de laisser son pouvoir transformait vous changer de l’intérieur.

Pour vous permettre d’approfondir cette notion, j’ai le grand plaisir de vous offrir une prière que j’ai écrite sur le thème de l’espérance. J’espère qu’elle vous plaira et vous aidera à entrer dans l’espérance.

Dieu d’amour, dans ma vie de tous les jours, dans mes moments de joie comme mes moments de peine, je te demande ta protection, ton aide, ton intervention et ton assistance par tous les moyens qui me seront utiles.

Je te demande aussi de nourrir ma foi et de m’aider à la cultiver dans les moments où elle pourrait me faire défaut.

Fais que je me souvienne que tu es tout autant présent dans les épreuves qui me sont proposées que dans les moments de joie. Aide-moi à accepter que ce que je vis comme des épreuves ne sont là que pour m’aider à ouvrir mon coeur. Merci de m’aider à les vivre comme des initiations sur mon chemin de retour à toi.

Chaque fois que j’aurai des difficultés à comprendre ton oeuvre, fais que je me rappelle la vérité, à savoir que je suis ton enfant. Chaque fois que j’en aurai besoin, aide-moi à me tourner vers l’étoile de l’espérance et à m’ouvrir au changement divinement orchestré.

Qu’il en soit ainsi, pour mon plus grand bien et pour le plus grand bien de tous.

Comment ouvrir son coeur ?

100 jours pour ouvrir son coeur à la vie

Qu’est-ce que l’on veut vraiment dire quand on emploie des expressions comme « ouverture du coeur », ou regarder les choses avec les yeux de l’amour, ou encore envoyer de la lumière et de l’amour à l’autre ?

Parce qu’à mon avis, cette histoire d’amour engendre bien des incompréhensions, elle est même la porte ouverte à bien des déviances, tout simplement parce qu’on ne parle pas de la même chose !

Pour nous aider à sortir du paradigme d’un mot, il est souvent utile de regarder ce que l’on dit dans d’autres langues. Et ça tombe bien parce que quand il s’agit d’amour, le grec est d’une aide très précieuse : il existe des tas de mots en grec qui nous aident à différencier les formes d’amour et cela va nous aider à savoir de quoi on parle quand on parle de cette fameuse « ouverture du coeur » qui n’a rien à voir avec un truc du genre « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », et pas non plus grand chose en comment avec ce que l’on voit (trop) souvent « moi j’ai le coeur ouvert, je suis dans le club des gentils parce que je fais de la méditation », qui n’est rien d’autre que de l’ego spirituel.

Il y a l’amour-appréciation, qu’on appelle philia en grec. C’est le lien d’amitié, le lien social. C’est ce que l’on apprécie chez un autre parce qu’on se sent bien avec lui, parce que ses valeurs rencontrent les miennes, etc.

Il y l’eros, qui est le désir. Désir de l’autre, souvent teinté de possession au sens où le désir de l’autre va me permettre d’assouvir ce que je désire pour moi. C’est pour cela aussi que dans l’eros, on souhaite que l’autre corresponde et réponde à nos attentes. Il est donc souvent synonyme de dépendance et de condition : je vais faire ce que tu attends de moi en échange de recevoir ce que j’attends de toi. C’est aussi ce que l’on peut appeler l’amour conditionnel, qui n’est pas uniquement lié au partenariat amoureux mais peut affecter les relations parents-enfants : je t’aime si tu es sage, si tu es poli, si tu as des bonnes notes, si tu es gentil…

Il y a enfin l’agape, qui est le mot grec pour l’amour « divin » et « inconditionnel » par opposition à l’amour conditionnel dont je viens de parler. Les philosophes grecs du temps de Platon l’utilisaient dans un sens supposé universel, c’est-à-dire opposé à un amour personnel. C’est aussi le mot employé tout au long du Nouveau Testament (rédigé en grec par ses différents auteurs), pour la qualité d’amour totalement désintéressé dont Dieu seul est capable, mais qu’il propose de donner à ses disciples par le Saint-Esprit. Voici la définition qu’en donne Jean-Yves Leloup dans son ouvrage L’échelle des états amoureux : « l’amour qui fait tourner la terre, le coeur humain et les étoiles, c’est l’Amour qui aime en moi ». J’ai envie de rajouter « c’est l’amour qui aime à travers moi ». Je suis d’ailleurs intriguée par cette expression « c’est l’amour qui fait tourner le coeur humain », comme s’il n’y avait qu’un seul coeur humain, commun à tous. Intriguée car c’est exactement la définition que je donne à l’Esprit, c’est à dire à cette dimension spirituelle qui nous unit tous, humains, animaux, végétaux, minéraux…

Toujours dans son Echelle des états amoureux, Jean-Yves Leloup parle d’une autre notion d’amour : « charis », l’amour célébration, qui est traduit en français pas « grâce ». Charis désigne pour lui la pure joie d’aimer, c’est ce que l’on ressent quand on dit quelque chose comme « je t’aime parce que je t’aime ». 

Pour moi, quand on parle d’être d’amour, il s’agit d’un être aimant avec ces deux qualités d’amour : agape et charis. Regarder la vie avec les yeux de l’amour, ou avec les yeux du coeur, c’est regarder la vie avec un mélange de charis et d’agape. Ouvrir son coeur à la vie, c’est vivre en charis et agape.

Pour terminer sur cette tentative de définir ce qu’est l’amour qui correspond à cette expression « être d’amour », je voudrais dire ce que n’est pas un être d’amour.

Vous n’êtes pas dans votre dimension « être d’amour » quand :

  • vous faites les choses à la place de l’autre. Ce faisant, vous ne faites pas confiance à cet amour qui fait tourner la Terre et les étoiles puisque vous ne faites pas confiance à la Vie ni à cette personne ni à ses ressources pour faire ce qu’elle a besoin de faire ou d’accomplir.
  • vous faites les choses pour l’autre avant de faire les choses pour vous. Quand vous faites passer l’autre avant vous, avant vos propres besoins, de telle sorte qu’il n’en reste pas assez pour vous (pas assez de temps, pas assez d’énergie, pas assez d’argent…), vous n’êtes pas dans l’amour parce que vous ne vous aimez pas suffisamment et vous ne vous respectez pas. Charis et agape s’appliquent à l’ensemble de la vie, vous y compris.
  • vous êtes dans le « faire par amour » parce que vous êtes doué pour un truc, parce que vous le faites bien, et donc que vous trouvez ça normal d’apporter cette valeur ajoutée au monde, mais que vous négligez de le faire aussi par amour pour vous. Encore une fois, charis et agape s’appliquent à l’ensemble de la vie, vous y compris.

Je vous souhaite une merveilleuse quête, direction « Charis & Agape ».

gratitude

 

Voici le 7ème jour du Défi « 100 jours pour ouvrir son coeur à la Vie » et voici comme convenu mon guide pratique sur la gratitude : je vous avais promis des cadeaux dans ce défi alors voilà le premier. 

 

>>  Suivez ce lien télécharger gratuitement le guide pratique

 

Lorsque j’étudiais les mécanismes de l’Abondance, il y a quelque chose qui m’a beaucoup frappé. Selon les auteurs, il y avait des méthodes ou des concepts qui variaient, mais il y avait une idée qui revenait sans cesse : celle de la puissance de la gratitude. Du point de vue de la loi d’attraction, il s’agit de vibrer à la fréquence de la reconnaissance pour attirer davantage de choses pour lesquelles on se sent reconnaissant. J’ai donc commencé à appliquer cette idée, bien consciencieusement, en bonne élève que je suis. Et non seulement j’ai découvert la puissance de la gratitude en ce qui concerne l’abondance, mais c’est bien plus profond que ça. C’est une attitude d’ouverture par rapport à la vie, c’est une attitude du coeur : observer la vie sous l’angle des cadeaux qu’elles nous offre et non plus seulement avec la peur du manque. Avec le temps, ça nous permet de nous attendre à des cadeaux, donc à ouvrir les yeux sur les merveilleuses opportunités que la vie nous tend chaque jour. On pourrait dire quelque chose comme : la gratitude ouvre les yeux du coeur sur les miracles de la vie, sur le miracle qu’est la vie.

 

Comme je vous le disais plus haut, j’ai un cadeau à vous offrir aujourd’hui : voici comment j’ai « décortiqué » en quelque sorte le concept de gratitude, pour mieux le comprendre, l’appréhender, l’apprivoiser et le vivre, pas seulement dans la tête, mais depuis mon coeur. 

 

Voilà comment j’ai commencé à pratiquer les 4 attitudes de gratitude.

 

  • les choses pour lesquelles ont est spontanément reconnaissant, pour lesquelles on dit « merci »
  • Les choses qui nous sont dues, auxquelles ont ne pense même plus
  • Les choses qui nous font ou nous ont fait souffrir
  • Faire comme si c’était déjà là.

 

Pour résumé, c’est une merveilleuse manière d’ouvrir son Coeur à la vie dont je ne me lasse pas.

vraie vie

Dans mon article d’hier, je vous ai parlé au détour d’une phrase du concept de « vraie vie » et de nombreuses personnes m’ont demandé de revenir sur cette idée (j’envoie aussi ces articles sous forme de newsletter à mes abonnés, d’où de nombreuses réactions).

 

Au passage, mon premier blog s’appelait d’ailleurs mavraievie.com, il m’a donc semblé important de prendre le temps de définir ce que j’entends par là.

 

C’est lorsque je me suis formée à la relation d’aide qu’est née cette notion. En voici la petite histoire.

 

J’étais en train de déjeuner avec les copines avec qui j’étais en formation et nous échangions joyeusement sur nos rêves, nos aspirations, nos valeurs, etc. Et puis l’une d’entre nous a dit « oui, mais c’est pas tout ça, vous faites quoi dans la vraie vie (sous-entendu, pour payer tes factures) et là, nous avons été plusieurs nous écrier « mais non, ça n’est pas la vraie vie, ça, c’est la fausse vie ».

 

Notre vraie vie, c’est une vie alignée sur qui nous sommes vraiment, sur nos aspirations les plus profondes, sur ce qui nous anime, sur ce qui nous met en joie, une vie qui nous ressemble trait pour trait, une vie dans laquelle on se sent parfaitement à l’aise, une vie qui vaut la peine d’être vécue.

 

C’est en me penchant que cette idée de « vivre sa vraie vie » que j’ai (re)découvert que j’aimais le luxe. Dès toute petite, je parlais à mes parents (ils ne voyaient pas du tout d’où ça venait, puisque ce sont des gens très simples et issus de milieux modestes) de voyages, de gastronomie, d’oeuvres d’art… J’étais attirée par les beaux matériaux et tout ce qui est esthétique en général. C’est en redécouvrant mes aspirations de petite fille et en mesurant le décalage avec ce que je vivais que j’ai pris la décision de « vivre ma vraie vie ».

 

Alors j’ai pris la décision de vivre ma vraie vie. J’ai commencé par la définir, point par point, puis j’ai commencé à me réaligner afin de rendre réel ce que j’avais couché sur le papier.

 

Je vous propose de regarder à votre tour, dans tous les domaines de votre vie, de quoi vous avez réellement envie. Quand je vous dis que j’aime le luxe, cela ne veut pas dire tout le luxe : j’aime les hôtels 5 étoiles, j’aime la gastronomie, j’aime les beaux vêtements et les chaussures haut de gamme mais je n’ai aucune attirance pour les voitures de luxe ou les technologie de pointe par exemple. J’aime aussi la simplicité : je n’ai pas de frigo, pas d’aspirateur, j’aime cultiver mes légumes, embrasser les arbres… Et puis j’aime avoir les moyens financiers pour soutenir des associations auxquelles je crois.

 

Voici un exercice pratique pour faire le point sur votre vraie vie, pour vous permettre de concevoir concrètement votre vie sur-mesure.

A – Moi
Santé • Sommeil • Alimentation • Poids • Silhouette • Look • Vêtements • Accessoires • Développement personnel • Vie spirituelle.

B – Mes relations
Couple • Enfants • Famille (d’origine) • Amis et copains • Collègues • Réseaux.

C – Mon temps
Mission • Travail > Argent • Projets et apprentissages • Loisirs et voyages.

D – Mon espace
Habitation • Ameublement • Équipement ménager • Audiovisuel • Informatique et communication • Modes de déplacement. 

 

Applications pratiques

Pour chaque aspect du domaine A – Moi, projetez-vous à un moment dans le futur où vous vivez votre vraie vie. Où est-ce que vous en seriez ? Incluez tout ce qui existe maintenant dans votre vie et qui fait déjà partie de votre vraie vie. Répondez avec des phrases complètes et au conditionnel. 

 

Pour chacun des aspects, posez-vos des questions comme (voir les formulations proposées en exemple dans le cours correspondant) :
Si je vivais ma Vraie Vie,
– je serais… 

– je ferais…
– j’aurais…
– je ferais l’expérience de…
– j’aurais les moyens de…
– je créerais…
– j’irais…
– je ne me laisserais plus…
– je consacrerais la plus grande partie de mes ressources à… 

– …

 

Faites la même chose pour chaque aspect des 3 autres domaines, dans l’ordre : d’abord, B – Mes relations, ensuite, C – Mon temps, et enfin, D – Mon espace.

 

Je vous suggère d’utiliser une feuille séparée pour chaque domaine.

 

Cela va vous prendre du temps, ne faites pas cet exercice en une seule fois : prenez un peu de temps chaque jour pendant plusieurs jours, le temps de bien clarifier ce que vous voulez vraiment. Ce que vous voulez vous, pas ce que vos parents voudraient pour vous, pas ce qui ferait « bien » devant les voisins ou vos collègues de travail. Juste vous. Identifiez les vrais désirs de votre coeur. Il n’y a que pour ceux-là que vous pourrez maintenir la motivation nécessaire à les réaliser. Il n’y a aussi que la manifestation de ceux-là qui vous rendra vraiment heureuse.

 

Une fois que c’est fait, placez vos 4 feuilles devant vous. Prenez un temps de centrage et fermez les yeux. Rouvrez les yeux et lisez vos 4 feuilles. Notez les désirs qu’il vous semble important de réaliser maintenant. Sentez ceux qui vous appellent, ceux qui cherchent à prendre vie à travers vous, ceux à propos desquels vous pouvez vous dire « il est temps que ce genre de choses m’arrive maintenant ».

 

Notez-les soigneusement et transformez-les en objectifs, avec des dates. 

 

Vous avez maintenant votre plan d’action pour les semaines et les mois à venir !

Comment changer votre vie en seulement une heure par jour ?

Je vous souhaite la bienvenue dans ce 3ème jour du Défi « 100 jours pour ouvrir son coeur à la vie ». Je dois dire que je suis très surprise des répercussions que ce défi peut avoir dans mon organisation quotidienne et au niveau de mon énergie. Mais surtout, ça bouge, bouge, bouge !! Tout d’abord, au niveau organisation. Pour être certaine de faire ma méditation, prendre le temps de ressentir ce que me fais vivre ce processus de 100 jours et écrire au sujet de tout ça, je mets mon réveil tous les matins à 7h30. Voilà quelque chose de très inhabituel pour moi. En effet, j’ai la chance de pouvoir me réveiller naturellement tous les matins, sauf quand je conduis mon fils au lycée (il vit une semaine sur 2 avec moi). Je ne me pensais pas capable de me lever si tôt sans me sentir fatiguée. Et pourtant, c’est avec une grande joie que j’entends le réveil sonner car il signale un moment rien que pour moi, avec moi. Comme un rendez-vous d’amour avec moi en quelque sorte.

 

Cela me permet aussi de renouer avec mon heure quotidienne de développement personnel et spirituel, qui a été un peu malmenée ces dernières années, depuis la naissance de ma fille pour être précise. Et cette heure, elle n’est vraiment pas anodine. 

 

C’est MON secret. Qu’est-ce que j’entends par là ? On me demande souvent comment je suis arrivée là où je suis aujourd’hui : libre de mon temps, avec une activité que j’adore, disponible pour mes enfants, ayant compris « quelques trucs » sur la vie… 

 

Je réponds toujours la même chose : j’ai couru des années après ma vraie vie, après l’argent et comment le créer dans ma vie. Et puis un jour, j’ai pris une décision forte, celle de consacrer une heure par jour à ma vraie vie, à ce que je ferais si je vivais ma vraie vie. Peu à peu, cette heure de vraie vie a pris la forme d’une heure de développement personnel et spirituel, autour du rituel suivant :

  • J’allume une bougie, qui symbolise l’entrée dans un moment particulier, une parenthèse dans ma vie bien remplie
  • Je commence par un moment de gratitude : j’écris dans mon cahier 5 choses pour lesquelles je me sens reconnaissante, petites ou grandes.
  • J’interroge mes guides au sujet d’une question que je me pose.
  • Je passe une commande à l’univers
  • Dernier temps, qui est moins valable maintenant mais qui avait beaucoup d’importance les premiers mois où j’ai mis en place ce rituel : je passais du temps à mettre en place un projet qui me tenait à coeur, je passais à l’action concrètement pour me rapprocher de ma vraie vie, qui était vraiment éloignée de ce que vivait à l’époque.
  • Enfin, je termine en soufflant ma bougie, avec la conscience que tout ce que je viens de faire là dans la matière continue à agir dans le subtil.

 

Je peux vous dire que ce rituel est extrêmement puissant. C’est à partir de là que ma vie a commencé à changer du tout au tout. D’une part, j’ai mis plus de moments plaisir dans ma vie, j’ai notamment repris le tricot ! Cela peut prêter à sourire, mais c’est une activité que j’adore, qui me détend, et qui m’apporte une intense satisfaction intellectuelle : au début, il n’y a qu’un fil, et puis à la fin, vous avez un vêtement confortable, doux, qui vous plait, et que vous avez créé de vos mains. Je trouve que c’est une magnifique métaphore de sa vraie vie. Le fil, c’est qui nous sommes, et le tricot final, c’est ce que nous avons réalisé avec ce que nous sommes. Tricoter, c’est mettre en oeuvre cette magnifique idée que nous sommes le matériau de notre chef-d’oeuvre. D’autre part,  c’est grâce à cela que j’ai pris des décisions importantes : m’installer en tant que praticienne en relation d’aide, écrire en tenant un blog, lire davantage autour des questions de la vie… Et c’est quand j’ai commencé à faire tout ça qu’un de mes clients m’a parlé du monde des formations en ligne qui s’installait en France et que j’ai saisi cette merveilleuse opportunité pour devenir une des premières infopreneuses en France.

 

Aujourd’hui avec ce défi, je renoue quotidiennement avec ça, alors que je le faisais plus épisodiquement ces dernières années, le quotidien avec un jeune enfant quand on est chef d’entreprise laissant peu de répit. 

 

Ces 100 jours me permettent de prendre conscience de cela : j’ai vraiment (trop) peu de moments à moi. Si j’adore mon job, si j’adore être disponible pour mes enfants, je me rends compte que je ne m’accorde pas la même priorité à moi, juste pour être avec moi sans avoir quelque chose à « faire ». Même pour quelque chose qui me tient autant à coeur que mon développement personnel et spirituel. Je suis « au taquet » en permanence. C’est le concept d’efficacité dirige ma vie, comme je le partageais hier. C’est ma to do list qui gouverne ma journée. D’ailleurs au passage, je n’ai absolument pas fait mon marque-page « douceur », alors qu’il était pourtant sur ma to do list d’hier ;-). Un excellent indicateur.

 

Je termine donc ce 4ème jour sur une note mi-figue mi-raisin : heureuse de ce rendez-vous d’amour quotidiennement installé, un peu triste de constater de passer à côté de quelque chose d’aussi fondamental depuis trop longtemps.

 

Je vous dis à demain !

Voici le 2ème jour du Défi « 100 jours pour ouvrir son coeur à la Vie » et hier, je vous ai parlé de l’Oracle de Marie, et de très nombreuses personnes m’ont dit qu’elles ne le connaissaient pas et m’ont demandé de le présenter donc le voici !

C’est un oracle qu’on m’a fait découvrir en 2015 et que je me suis empressée d’acheter parce que c’est la période où j’ai commencé à canaliser Marie. 

Donc non, ce n’est pas moi qui l’ai réalisé comme on me le demande parfois. J’aurais adoré le faire, mais non !

C’est un jeu de 44 cartes, avec son livret d’explication, qui propose après chaque interprétation une méditation de guérison. Ce que j’aime bien dans cet oracle c’est qu’il emmène vers la foi et l’amour. Pas l’amour amoureux, l’amour relation même si on le réduit souvent à ça, mais l’amour en tant que force de vie, cet amour qui correspond à l’expérience de Dieu. 

Mais il ne fait pas que ça, il est tout sauf béni-oui-oui. Il met le doigt sur l’épreuve que nous traversons, nous invite à y plonger pleinement, non pas dans une exaltation de la souffrance mais dans l’idée de bénéficier pleinement de cette expérience qui est à vivre et à transcender pour en trouver le sens et pour guérir ce qui est à guérir, ici et maintenant. Et c’est ce qui est proposé ensuite avec le processus de guérison qui va avec chaque carte.

Même si je sais canaliser, j’aime beaucoup tirer régulièrement une carte de ce jeu pour élargir mon horizon, recevoir les réponses à mes questionnements d’une manière différente, prendre du recul, explorer plus en profondeur et avec un autre regard ce que je vis. 

Et je l’adooooooore ! Parce qu’à chaque fois il tombe pile poil et les méditations me sont d’un grand réconfort au quotidien dans les jours qui suivent le tirage d’une carte.

Si vous sentez que cet Oracle pourrait aussi vous apporter de l’aide dans votre quotidien, je vous mets ici le lien pour vous le procurer.