Comment allez-vous en ce lundi pascal ? Bien j’espère !!

 

Pâques est célébrée après l’équinoxe de printemps, le dimanche qui suit la première lune de printemps : c’est pour cela que c’est une date mobile et non une date fixe). Pour les Chrétiens, Pâques est une fête de la lumière, elle symbolise la résurrection, le Christ sorti des ténèbres. Si l’on observe la nature, c’est aussi à ce moment de l’année que les plantes qui avaient disparu sortent de terre, que les bourgeons éclosent, que les arbustes qui semblaient morts redeviennent verts et reprennent de la vigueur. 

 

 

De mon côté, c’est une période de l’année que j’aime beaucoup : le début du printemps, avec les bourgeons qui s’ouvrent sous nos yeux. Le changement de saison est encore plus « marqué » ici en Suisse que dans ma Bretagne natale puisque ces fameux bourgeons ont à la fois à s’ouvrir au soleil qui est bien présent mais réchauffe peu pour le moment, et à résister aux dernières intempéries de l’hiver (il y a à peine dix jours, nous avons encore eu un épisode neigeux assez impressionnant et un autre est annoncé dans les prochains jours).

 

Une belle métaphore de la vie en quelque sorte : à la fois appelés que nous sommes par la lumière, tout en ayant à composer avec le « froid » de nos douleurs, de nos blessures et toutes les circonstances extérieures qui peuvent nous tirer vers le bas.

 

Une actualité météorologique et liturgique qui me fait penser à un texte de Thich Nhat Hanh que j’ai reçu récemment.

 

« Bien sûr, nous avons commis des erreurs. Bien sûr, nous avons été maladroits. Bien sûr, nous nous sommes fait souffrir et avons fait souffrir notre entourage. Mais cela ne nous empêche pas de nous améliorer, de nous transformer, de prendre un nouveau départ. Faire un renouveau signifie regarder profondément et en toute honnêteté en nous-mêmes, dans nos pensées, paroles et actions passées, et prendre un nouveau départ avec nous-mêmes et dans nos relations. Le Bouddha a déclaré que si nous n’avons jamais souffert, nous ne pouvons pas apprendre. Nous apprenons en faisant des erreurs. Nous pouvons prendre un nouveau départ au dernier moment de la journée, et même au dernier instant de notre vie. Dans une journée, en vingt-quatre heures, nous avons des centaines de chances de prendre un nouveau départ. »

 

Que diriez-vous d’accompagner la vie, de vous couler dans l’idée du renouveau printanier, de l’énergie de la résurrection en vous posant des questions comme :

  • qu’est-ce que j’ai besoin/envie de me pardonner aujourd’hui ?
  • est-ce qu’il y a quelqu’un à qui j’en veux ? est-ce que je peux décider de guérir cette blessure en voyant que la personne a fait du mieux qu’elle a pu au moment où elle a fait ce qu’elle a fait ou dit ce qu’elle a dit ? En comprenant que si j’avais été à sa place, avec son système de croyances, j’aurais fait la même chose ? Et que par conséquent, il n’y a en réalité rien à pardonner ?
  • à quoi puis-je m’ouvrir aujourd’hui (à l’amour, à l’atteinte d’un objectif, à faire quelque chose de nouveau, de différent, d’inhabituel…) ?
  • à quoi suis-je invité.e à dire non (une personne, une situation dont je ne veux plus, 
  • quel nouveau départ puis-je prendre aujourd’hui ? dans quel domaine ? comment ?
  • qu’est-ce que la vie me murmure à l’oreille en ce moment ?
  • qu’est-ce que la vie cherche à manifester à travers moi en ce printemps 2021 ?

 

C’est un jour férié aujourd’hui… Que diriez-vous de prendre du temps (vraiment) pour répondre à ces questions ? 

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