Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais y a un truc qui me hérissait le poil il y a quelques années encore, c’était les personnes qui se permettaient de dire « tout est juste » à tout bout de champ, surtout quand on leur avait rien demandé d’ailleurs.

 

Cela avait le don de m’énerver au plus haut point.

 

Pour 2 raisons. 

 

La première, elle reste valable et a tout à voir avec l’expression « l’expérience est un peigne pour les chauves ».

 

En effet, ce n’est pas parce que vous pensez qu’un truc est vrai que c’est ce qui est bon pour l’autre. Votre conseil ou l’enseignement que vous avez tiré de quelque chose n’est pas forcément ce dont l’autre a besoin. Surtout s’il n’est pas preneur du conseil en question. 

 

J’ai appris cela quand je me suis penchée sur la notion d’apprentissage (eh oui, l’éducation est aussi un sujet qui m’intéresse). Les spécialistes des neurosciences expliquent que lorsque le cerveau n’est pas mûr pour un apprentissage, non seulement il n’est pas perméable à l’idée, mais en plus il se « blinde » lorsqu’on essaie de le forcer. Ce qui fait que même lorsque la personne aura envie plus tard de faire l’apprentissage, elle devra faire un effort car elle devra d’abord détruire le mécanisme de défense qui s’est installé au moment où on a voulu forcer le processus la première fois.

 

Cela signifie que si la personne n’est pas prête à accueillir votre génialissime conseil qui va changer sa vie (du moins en êtes-vous persuadé.e), le meilleur service que vous pouvez lui rendre, c’est de fermer votre bouche et de l’écouter.

 

 

C’est d’ailleurs pour ça qu’on a une seule bouche et deux oreilles, pour se mettre à l’écoute de l’autre et être en empathie avec ce qu’il vit plutôt que lui donner des conseils dont il n’a pas envie.

 

Ne vous inquiétez pas, faites confiance à la vie, s’il souhaite vous solliciter pour avoir votre avis, il saura vous le demander. Ecoutez bien : si la personne ne vous dit pas quelque chose comme « Qu’est-ce que tu ferais à ma place ? Peux-tu m’aider ? Qu’est-ce que tu en penses ? », gardez votre bouche fermée.

 

La deuxième raison pour laquelle l’expression « tout est juste » me hérissait le poil a disparu.

 

Tout simplement parce qu’aujourd’hui j’en comprends le sens. 

 

« Tout est juste » signifie que les épreuves auxquelles nous sommes confrontés ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat de notre manière de voir la vie, le résultat de nos croyances, à la fois individuelles et collectives.

 

Et là où le plan divin se déroule à la perfection, c’est que c’est la manière dont nous réagissons à l’épreuve qui vous nous permettre (ou pas), de guérir et de grandir.

 

Bien sûr, il ne s’agit pas de nier la souffrance ou de la refouler. Cela ne résout rien si nous n’allons pas ressentir en profondeur ce qui se passe. 

 

Ce n’est qu’en accueillant ce qui nous fait mal que nous avons une chance de comprendre la douleur et de la transcender, par exemple en utilisant la technique dont je vous ai parlé dans ma dernière newsletter.

 

Ce n’est qu’en allant à la rencontre de ce qui se joue vraiment pour nous que nous pouvons ensuite prendre une décision appropriée. Réagir en voulant éliminer le symptôme est rarement la bonne réponse. La réponse réellement guérissante est celle qui répond à l’origine du symptôme, à l’origine de l’épreuve. Pas la décision qu’on prend à la va-vite pour ne plus avoir mal.

 

Mais plus globalement, sans attendre d’être confronté à l’épreuve, comment peut-on se couler dans la perfection du plan divin, dans la justesse ultime de la vie ?

 

 

Cette question me fait penser à une conférence d’Anita Moorjani, à laquelle j’ai assisté il y a quelques années.

 

Anita Moorjani était en train de mourir du cancer. Elle était inconsciente et ses organes étaient en train de s’arrêter de fonctionner les uns après les autres. Les médecins avaient dit à sa famille qu’elle ne rouvrirait pas les yeux et qu’il n’y en n’avait plus que pour 48h. Maximum.

 

Mais ce n’est pas ce qui s’est passé.

 

Miraculeusement revenue à la vie et totalement guérie de son cancer en 15 jours (c’est-à-dire que 15 jours après cet épisode de mort imminente, il n’y avait plus la moindre trace de cellule cancéreuse dans son corps), elle raconte ce qu’elle a vécu dans cet espace entre la vie et la mort.

 

Elle a vécu l’amour inconditionnel le plus pur. Elle « vu » tous ses proches décédés et d’autres personnes encore, sans sentiment de séparation ni de peur. Juste l’unité et la compassion.

 

Aux questions comme « pourquoi la guerre ? » ou « pourquoi la faim dans le monde ? », Anita Moorjani répond de manière très simple. 

 

Nous faisons exactement le contraire de ce que nous devrions faire pour vivre dans la paix et le bonheur de tous. En ayant peur de l’autre, en se méfiant de ce qui nous entoure, en entrant en compétition, en gardant ce qu’on a pour soi, en jugeant et blâmant son voisin… Tout ce qui nous sépare ne conduit qu’au désastre. Individuel et collectif.

 

Imaginez que les 5 doigts de votre main se mettent à se juger les uns les autres et refusent de s’entraider. 

 

Les individus que nous sommes sont les doigts et l’humanité est notre main.

 

Voilà pourquoi nous recevons des épreuves. 

 

Tant que nous nous sentirons séparés au lieu de fonctionner comme les doigts d’une même main, nous vivrons des événements douloureux.

 

Juste pour nous dire que nous n’allons pas dans la bonne direction. 

 

Le bon chemin, c’est l’amour. L’amour de l’autre, l’amour de soi, l’amour de la vie. Il n’y a rien d’autre en réalité. Chaque fois que nous pensons, disons, faisons quelque chose d’autre, nous nous écartons du chemin de la vie. Et le plan divin, dans sa perfection, n’a de cesse que de nous y ramener.

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