Un des rituels de guérison que je préfère, c’est d’aller à la rencontre de mes blessures pour les guérir.

Je pars du principe que lorsque je vis une expérience désagréable, c’est qu’il est temps pour moi de changer une vieille croyance qui n’a plus lieu d’être, qu’il est temps pour moi de conscientiser quelque chose qui ne pouvait l’être avant, qu’il est temps pour moi de grandir en amour.

Il arrive aussi que je parte d’un symptôme physique, une gêne ou une douleur quelque part dans le corps.

 

 

Voici comment procéder :

Fermer les yeux et faire un « scan » du corps, de la tête au pied.

Se mettre dans le ressenti de la douleur, de la blessure.

Voir si elle est localisée quelque part dans le corps.

Lui demander de se manifester par un message : une couleur, une odeur, une saveur, une impression, un souvenir… Tout est bon, y compris rien.

Soyez très gentil.le avec vous lors de cette pratique : dès que vous sentez que c’est « trop », vous dites à le blessure : « ok, je t’ai vue, je sais que tu as besoin d’être reconnue, mais je ne peux pas aller plus loin aujourd’hui, alors je reviendrai ». Et vous y revenez le soir, le lendemain ou dans les jours qui viennent. Quand vous pouvez. A ce moment-là, continuez à explorer aussi loin qu’il est possible.

Continuez en observant cette blessure qui vous offre son message : regardez-là avec le plus de compassion possible, que le message soit beau ou laid, qu’il ressemble à ce que vous attendiez ou pas du tout. Prenez contact.

Regardez si cette blessure a besoin de plus d’espace : donnez-lui cet espace.

Donnez-lui l’autorisation d’être là.

Dites-lui qu’elle a raison d’être là que n’importe qui à votre place, dans la même situation, le même contexte, aurait aussi cette blessure.

Dites-lui qu’elle a le droit d’avoir plus de place, peut-être même toute la place.

Si vous vous sentez submergé.e, faites comme indiqué ci-dessous, dites : « ok, je t’ai vue, je sais que tu as besoin d’être reconnue, mais je ne peux pas aller plus loin aujourd’hui, alors je reviendrai ». Et vous y revenez le soir, le lendemain ou dans les jours qui viennent. Quand vous pouvez. A ce moment-là, continuez à explorer aussi loin qu’il est possible.

Donnez votre blessure toute la reconnaissance dont elle a besoin.

Si vous en êtes capable, allez jusqu’à lui donner de l’amour, soit de vous-même, soit en installant vers elle un « projecteur d’amour » inconditionnel.

Observez ce qui se passe quand vous faites ça.

Vous pouvez faire ceci avec de petites comme de grandes blessures, c’est juste que ce processus vous prendra plus ou moins de temps, plus ou moins de « séances », selon la profondeur et l’importance de la blessure. N’oubliez pas que c’est un processus, ça ne se fait pas en une fois, c’est une nouvelle manière de vous aimer et d’aimer vos parts d’ombre, mais cela vous réconciliera avec vous même et vous permettra de vivre l’unité, avec votre brillance comme avec votre souffrance, sans juger l’une comme étant acceptable et l’autre comme devant être cachée, refoulée.

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