Julia Child

 

En ce milieu d’été, je ne résiste pas au plaisir de vous adresser cette merveilleuse citation de cette américaine qui a appris à croquer la vie à pleine dents, avec autant de délice que ce qu’elle aimait le plus au monde : manger.

 

Il n’y a que quelques semaines que j’ai découvert qui était Julia Child, à la faveur d’un petit film amusant trouvé sur le net. Avant cela, j’aurais passé cette citation sous silence et je serait passée à côté. Il se trouve aussi que Julia Child est jouée par Meryl Streep, une de mes actrices favorites (j’ai dû voir Out of Africa presqu’autant de fois que j’ai d’années de vie…).

 

La grande Julia (réformée de l’armée américaine pour sa trop grande taille : 1,88 m) se retrouve un peu par hasard en France, pour suivre son mari qui fait une carrière dans la diplomatie. Et elle s’ennuie. Elle essaie les cours de bridge, l’histoire de France, suit des cours pour apprendre à faire des chapeaux. Mais elle s’ennuie toujours autant. C’est alors qu’elle se rappelle l’expérience de son premier repas en France avec son mari dans un restaurant : une sole meunière une bouteille de Pouilly-Fumé qui ont été pour elle non seulement une révélation culinaire, mais surtout ce qu’elle décrira un jour au New York Times comme « une ouverture de son âme et de son esprit ». Elle se lance avec passion dans des cours de cuisine et va jusqu’à écrire le premier livre de cuisine française en américain. Ce sont ses premiers pas vers la célébrité, suivis par de nombreux articles dans les journaux, puis sa propre émission de télévision à son retour en Amérique, ainsi que d’autres livres… Son ouvrage-phare est toujours réédité.

 

Voilà pour le contexte et la manière dont Julia a appris à faire de la vie une fête. Tout cela pour dire que qui que nous soyons, quel que soit l’endroit d’où nous venions, nous pouvons décider d’organiser cette fête. Nous ne sommes pas obligés d’attendre d’y être invités, nous ne sommes pas obligés de faire tapisserie. « Oui, mais avec la mère que j’ai eue (ou le père, ou les deux), tu comprends, je n’avais pas le droit au plaisir » ou « avec mon mari qui me faisait de l’ombre, je n’ai pas pu m’épanouir » ou encore « j’ai tout donné à mes enfants et je me suis oubliée, maintenant c’est trop tard »… A n’importe quel âge et dans n’importe quelles circonstances on peut prendre cette décision. Savez-vous d’ailleurs que d’après les psychologues, 85% des familles sont dysfonctionnelles ? Ouf, sauvés ! C’est bien pratique comme excuse pour rester enfermé dans ses schémas et dire que c’est la faute à pas de chance.

 

Bien sûr aussi on peut regarder et focaliser sur tout ce qui ne va pas dans le monde. On peut. Mais ça changera quoi ? Rien. Une chose est sûre en tout cas, c’est que ça ne fera pas de votre vie une fête.

 

Et la fête, nous en avons tous une conception complètement différente. A chacun donc de créer la fête de sa vie à sa sauce, à sa mesure, selon les rêves, ses valeurs, ses idéaux. Champagne ou jus d’orange ? Silence apaisant ou musique à fond énergisante ? Petit comité ou cousinade au 25ème degré ? Dîner aux chandelles ou repas champêtre ? C’est à vous de décider. D’ailleurs, personne ne le fera à votre place.

 

En ce jour de fête, prenez le temps d’écrire ce que serait une vie de fête, pour vous, rien que pour vous. Et demain, passez à l’action !

 

Je vous souhaite un belle fin de mois d’août.

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