En ces temps de rentrée scolaire, et si nous parlions de notre relation aux enfants ?

Vous m’avez peut-être déjà entendu dire « nos enfants sont nos maîtres spirituels ». Et ceci pour deux raisons.

La première, elle est cool.

La deuxième, un peu (voire beaucoup) moins.

La première, c’est l’adage « la vérité sort de la bouche des enfants ». En effet, notamment chez les tous jeunes enfants, le filtre de ce qu’il est acceptable de dire ou ne pas dire en société n’est pas encore installé. Ils sont par ailleurs, même si ça peut se couper très tôt en fonction du contexte familial, davantage connectés que les adultes à leur intuition d’une part et à leur ressenti d’autre part.

Nous avons donc tout intérêt à les écouter et à saisir la portée de leurs propos.

Hier, ma fille de 5 ans regardait un dessin animé dans lequel étaient expliqués les heures, avec une horloge. On montrait les aiguilles de l’horloge qui tournait et en fonction de ça, les activités des personnages changeaient. Il y avait l’heure de dormir, l’heure du goûter…

Voici la réaction de ma fille : « pff, j’ai pas besoin d’horloge, j’ai besoin de ma vie pour savoir si j’ai faim ou envie de dormir ou ce que j’ai envie de faire ! »

En effet… C’est d’ailleurs en vous écrivant la phrase suivante « c’est en fonction de l’heure qui est indiquée sur l’horloge que les activités des personnages du dessin changent » que j’ai vraiment compris la portée des propos de ma fille. Qui décide de ce que je fais : l’horloge ou moi ? Qui décide si j’ai faim ou sommeil : l’horloge ou moi ?

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez lire ici un article sur l’histoire de la manière de découper le temps en France : je trouve ça passionnant !

 

 

Par exemple, dans l’Empire romain, le temps était d’abord divisé en deux : les heures de jour et les heures de nuit. Puis ce temps était ensuite divisé en un nombre d’heures fixes, ce qui fait que les heures n’avaient jamais la même durée, en fonction de la saison. 

L’heure est aussi un outil d’uniformisation culturelle : jusqu’à la fin du XIXème siècle, l’heure en France est locale : les horloges gardent pour référence le soleil. Il n’est pas la même heure à Brest qu’à Strasbourg. Ce n’est qu’en 1891 que l’heure de Paris est retenue et appliquée à l’ensemble de la France.

Pendant la première puis la seconde guerre mondiale, certaines parties du territoire étaient à l’heure française et les autres à l’heure allemande, en fonction de l’évolution de l’occupation.

Cette anecdote montre bien à quel point les heures sont un critère externe et non un critère interne. Ce qui nous invite à aller chercher plus loin en nous : qui décide réellement de ma vie ? moi ? les autres ? mon besoin de reconnaissance ? mon conjoint ou ma conjointe ? mon patron ou ma patronne ? la société ? mon job ? 

Je vous invite donc à faire un travail en profondeur et regarder quels sont les critères avec lesquels vous prenez vos décisions et ce à quoi vous occupez vos heures. Ne l’oubliez pas : le bonheur, c’est ce à quoi vous occupez votre temps. Etes-vous prisonnier des horaires ou libre de votre temps ?

Et la deuxième raison pour laquelle nos enfants sont nos maîtres spirituels alors ? Parce que celle-ci, c’était la raison « cool » ;-)

Je vous en parle dans le prochain article.

D’ici là, je vous souhaite une excellente journée.

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  1. […] vous souvenez de mon dernier article dans lequel je vous disais : « nos enfants sont nos maîtres spirituels » […]

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