que faire lorsque qu’on est « blessé » par quelqu’un ?

 

Hier, quelqu’un m’a demandé comment ça m’était venu d’aller travailler tout ça, d’aller creuser autant en profondeur la question de l’argent, juste après un petit différend avec un ami.

Eh bien c’est tout simple : chaque fois que je suis touchée lorsque quelqu’un me dit quelque chose ou que je me sens agacée, je me dis que c’est simplement un effet miroir et je choisis, au lieu de blâmer l’autre, de voir quelle blessure en moi il me fait conscientiser, quelle blessure en moi est prête à guérir car elle remonte à la surface.

Pour évoluer, pour aller pleinement vers notre réalisation en conscience, nous avons besoin de transmuter nos croyances limitantes. Pour ça, l’autre est parfait. En effet, l’autre n’est qu’un miroir de nous-même : il nous permet de prendre conscience de qui nous sommes, par différenciation. Il nous permet de prendre conscience de nos qualités : ce que sont ceux que nous apprécions chez l’autre. De même, l’autre nous donne à chaque seconde l’occasion de prendre conscience de ce que nous n’aimons pas chez nous : c’est ce que nous lui reprochons. Si je rencontre des personnes qui doutent de moi et que ça me fait souffrir, c’est que je doute de moi. Si j’ai du mal à me sentir aimée, c’est que je n’aime pas suffisamment moi-même. Si j’essuie des critiques, c’est sans doute que mon estime de moi n’est pas des plus élevées. Etc.

 

L’autre n’est pas « ceci » ou « cela », il est simplement miroir de qui je suis : ce que je vis avec l’autre est uniquement lié à qui je suis. Souvenez-vous que nous n’avons accès qu’à l’expérience que nous faisons des choses et non à la « réalité » des choses. Et l’expérience que nous faisons de ce qui arrive est en permanence filtré par notre paradigme, par les lunettes à travers lesquelles nous voyons la réalité. L’autre agit comme un révélateur de ce que je ne peux pas voir : on ne peut pas se regarder dans le miroir si on n’a pas de miroir.

 

Ceux qui ont des enfants le savent bien, dans nos relations avec autrui, l’élément le plus important n’est pas constitué de ce que nous disons et faisons mais bien de ce que nous sommes eu plus profond de nous-mêmes. C’est pour cela que les relations avec nos enfants sont à la fois les relations les plus merveilleuses que l’on peut avoir comme les relations les plus souffrantes : leur comportement reflète fidèlement qui nous sommes, le bon comme le moins bon. Et vouloir qu’ils changent ne sert à rien puisqu’ils ne font que nous montrer ce que nous ne voulons pas voir.

Prendre ses responsabilités : le SEUL moyen de guérir une relation

Dans les séminaires de développement personnel que je donne, j’entends souvent les mots suivants : relations toxique, pervers narcissique, manipulateur… Avec derrière ça :

• que faire quand on est entouré de personnes toxiques ?

• je n’avance pas dans ma vie parce que ma mère me bloque

• mon compagnon doute de moi, comment faire pour créer sereinement mon projet 

• un pervers narcissique a détruit ma vie

• …

 

Bonne nouvelle : tout ça n’existe pas ! Et heureusement, car ça voudrait dire alors que nous sommes complètement dépendants des autres dans notre vie. A côté de ça, l’enfer apparait comme paradisiaque. Ce ne sont que des fausses excuses pour ne pas prendre la responsabilité de ce qui ne va pas dans notre vie. Quand on est dans cet état d’esprit, on est dans son cercle de préoccupation. N’oubliez pas : le seul cercle sur lequel vous pouvez agir est votre cercle de contrôle et quand vous agissez dans votre cercle de contrôle cela s’infuse tout seul dans votre cercle d’influence et alors votre vie change.

Je voudrais vraiment enfoncer le clou car cette notion est FONDAMENTALE. Si vous ne l’intégrez pas, vous ne changerez pas vos relations. Voici donc une autre métaphore. Si vous avez un bouton sur le nez et que vous le découvrez en vous regardant dans la glace, allez-vous accuser le miroir ? Non, bien sûr… Et c’est pourtant ce que vous faites quand vous pensez que les autres sont responsables de ce que vous vivez, quand vous pensez que c’est parce que l’autre est « quelque chose » (tyrannique, violent, manipulateur, ne vous reconnait pas à votre juste valeur, dans l’opposition ou tout autre qualificatif) que vous n’allez pas bien ou que vous ne pouvez pas être heureux.

Prendre ses responsabilités dans les relations est le SEUL moyen de guérir une relation. Lorsque je vis une expérience désagréable : c’est MOI qui la vit (pas l’autre), c’est donc tout simplement que j’ai une croyance à travailler (l’autre en a peut-être aussi mais c’est son problème, sa vie, son système de croyances donc ça ne sert à RIEN d’y penser. Mon conjoint, mon patron, mon ado… ce que vous pensez de lui. Son comportement est le résultat des croyances que vous avez à votre sujet. Si vous voulez que l’autre change, le changement est à l’intérieur de vous. Et une fois que la croyance est changée, l’autre n’a plus besoin d’adopter le comportement dont vous avez besoin de prendre conscience.

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