La foi : la contacter et la développer en 6 étapes

Tout d’abord, que veut dire cette expression « la foi qui déplace les montagnes » ? 

Cette expression nous vient de l’Évangile de Matthieu : « C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. » Petite précision culturelle : le sénevé est plus connu sous le nom de graine de moutarde. Cette graine est très petite, la plus petite que les auditeurs de Jésus connaissent. En revanche, la graine de sénevé se développe très rapidement et peut atteindre 3 mètres de haut dans les pays du Moyen-Orient. Je reviendrai tout à l’heure à cette notion de graine. En ce qui concerne la montagne, il est dit ici clairement qu’avec la foi, la montagne peut se déplacer et que rien n’est impossible. En d’autres termes la foi fait se matérialiser nos souhaits. 

Mais de quoi se compose réellement cette foi qui rend tout possible ? 

Comment acquérir une telle foi ? Voici le mode d’emploi en 6 étapes. 

 

1. Désirer avec le coeur

Ce qui fait naître la foi, ce qui la suscite, ce qui est à son commencement, c’est le désir. Si je ne désire rien, je n’ai pas besoin d’avoir la foi. Si je suis parfaitement heureux, ma foi est nourrie par mon bonheur et inversement. Kevin Trudeau nous dit que la maîtrise de la loi d’attraction passe par le désir ardent. Ce que l’on ne désire par ardemment n’a aucune chance de se manifester dans notre vie. 

De même, lorsqu’on se trompe de désir, il n’y a aucune chance qu’on l’attire à soi. Se tromper de désir c’est par exemple vouloir faire une carrière pour que nos parents soient fiers de nous alors que ce n’est pas notre objectif ou encore vouloir une belle voiture qui épaterait les voisins. Si le désir n’est pas un désir de notre coeur, c’est-à-dire un désir profond et intime, qui correspond à qui on est vraiment, il n’a aucune chance de se réaliser, tout simplement parce qu’on ne pourra pas mettre l’énergie nécessaire pour le créer dans sa vie. Si le désir est un désir de l’ego, et non de notre être profond, non seulement il n’est pas aligné sur le plan divin donc aura peu de chances de se réalisé en dehors de « forcer pour y parvenir », mais surtout, sa réalisation ne vous satisfera pas longtemps.

Savoir ce que l’on veut vraiment et vouloir transformer sa vie en profondeur, est donc la première étape pour enclencher une foi qui déplace les montagnes. 

 

2. Se réconcilier avec notre nature humaine et spirituelle

Si l’on se permet de désirer ainsi, c’est que l’on pense qu’on y a droit. C’est- à-dire être convaincu que nos désirs sont totalement légitimes, qu’ils sont même inhérents à notre nature humaine. 

Pour Wallace D. Wattles, l’auteur de La Science de l’enrichissement, le droit d’être riche correspond au droit à la vie. Puisqu’en étant en vie j’ai des besoins (me loger, me vêtir, me nourrir, satisfaire mon coeur, mon intellect…), et que ces besoins se manifestent selon ma personnalité (j’aime chanter donc je dois pouvoir prendre des cours de chant si je le souhaite, j’aime la gastronomie donc je dois pouvoir satisfaire mon palais de mets raffinés à mon goût), alors c’est qu’il fait partie de la vie de les satisfaire. 

Pour moi, c’est l’essence même de l’incarnation que de créer sa vie en conscience, de manière à aligner sa vie sur qui on est vraiment. Selon Teilhard de Chardin, « nous ne sommes pas des êtres humains venus faire une expérience spirituelle mais des êtres spirituels venus faire une expérience humaine ». Nous sommes incarnés dans le monde de la matière pour faire des expériences. Seule l’incarnation dans un monde régit par la dualité (par opposition au monde de l’esprit régit par l’unité, où l’on ne peut pas faire d’expériences puisque tout est Un) me permet de faire des expériences et ensuite de choisir parmi ces expériences lesquelles je souhaite reproduire, lesquelles je souhaite changer, lesquelles je souhaite vivre. 

C’est pour ça que je suis doté du libre-arbitre, pour faire le choix de ce je souhaite vivre. Le désir est ce qui compose notre identité même d’être humain, ayant la possibilité grâce à un corps et un mental de les satisfaire. 

 

3. Croire en ce qu’on ne voit pas encore

C’est ici que l’on revient à la métaphore de la graine de sénevé. Toute graine porte en elle l’arbre qu’elle deviendra, même si ça ne se voit pas au premier abord. Quand vous voyez un gland, vous ne voyez pas un chêne. Et pourtant, le gland est la première étape du chêne. Toute création voit d’abord le jour dans le monde invisible avant sa matérialisation dans le monde physique. Tout les objets que l’homme a créés ont d’abord été pensés. La première étape de toute création réside dans la conception. 

Croire en ce que l’on ne voit pas encore est l’essence même de la foi : on n’a à ce stade encore aucune « preuve », aucune « validation » que ce que l’on souhaite va se manifester et c’est là une forme de spiritualité très élevée, qui consiste à diriger ses pensées vers :a confiance absolue, vers l’espérance. A ce stade, la prière est une pratique spirituelle qui peut vous aider à « croire sans voir ».

Ainsi, ce n’est pas parce que vous n’en n’êtes qu’à l’étape de l’idée, du projet que vous ne pouvez pas réaliser votre rêve, même si vous ne savez pas encore comment, ce qui nous amène d’ailleurs directement au point suivant. 

 

4. Ne pas s’attacher au comment

Le « comment cela va se faire ? » importe peu. Lorsqu’on s’interroge sur la question, cela indique de l’on manque de foi justement. Là encore, repensez à la graine : vous n’avez absolument aucune idée de la manière dont les graines se transforment en arbre, n’est-ce pas ? 

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Aujourd’hui, avec la botanique, on peut l’expliquer. Mais heureusement que les tribus de chasseurs-cueilleurs qui ont commencé à se sédentariser grâce à l’agriculture ne se sont pas posé la question du comment pour commencer à semer des graines. Car c’est grâce à l’agriculture que leur boîte crânienne a pu s’élargir, donnant ainsi naissance à l’homo sapiens. Ce n’est pas parce que vous ne savez pas comment ça va se réaliser que vous devez renoncer. Repensez à la plupart des choses que vous avez accomplies : il est rare que leur réalisation ait suivi la trajectoire que vous aviez imaginée au départ. Regardez vos amis, comment les avez-vous rencontrés ? Certainement pas grâce au site monmeilleurami.com. Non, vous les avez rencontrés tout simplement parce que vous étiez au bon endroit, au bon moment, dans la bonne disposition d’esprit, et l’amitié est née. 

Vous n’avez pas besoin de voir tout l’escalier pour monter la première marche, comme je le disais dans mon précédent article. Faites confiance que pour votre projet quel qu’il soit, ce sera la même chose : vous rencontrerez les bonnes personnes au bon moment, vous aurez accès au bonnes informations en temps et en heure, vous saurez saisir les opportunités nécessaires quand vous en aurez besoin. Contentez-vous de focaliser sur l’objectif final : c’est ça votre job et uniquement ça. Laissez la logistique à l’univers. Quand vous commandez un livre sur Amazon, vous ne les appelez pas pour savoir s’ils ont bien reçu votre commande et par où passe le camion qui va venir vous livrer. Vous faites simplement confiance que votre livre va vous être livré comme convenu.

 

5. Mettre en cohérence pensées, émotions, paroles et actions

Tout doit être dirigé vers l’objectif, que ce soient vos pensées, vos émotions, vos paroles et vos actions. C’est ce chaînage complet qui permet à l’idée première de se manifester. 

Si vos émotions ne sont pas en adéquation avec vos pensées, ça ne fonctionnera pas. 

C’est pour ça que la création délibérée n’est pas seulement affaire de pensée positive, mais que les émotions jouent également un grand rôle. Il ne suffit pas de faire des affirmations positives et l’auto-suggestion peut être un piège : une expérience de désir n’est pas toujours le signe d’une émotion positive. Quand vous vous dites : « Ah, quelle est belle cette voiture », avec envie, ce n’est pas nécessairement une émotion d’abondance. Si derrière ce désir se cache l’émotion négative « j’en ai marre de ma vieille bagnole qui ne démarre pas les jours de pluie » ou encore la résignation « oui mais je ne pourrai jamais me la payer cette belle voiture », vous êtes en réalité dans une vibration de manque et votre état d’esprit affirme à l’Univers « ce n’est pas pour moi ». 

Au-delà de vos pensées, ce sont vos croyances qui créent votre réalité. Les pensées que vous vous exprimez spontanément, les émotions que vous ressentez vous donnent de précieuses indications sur l’état de vos croyances limitantes : écoutez-vous et vous saurez ce que vous croyez vraiment, pas ce que vous aimeriez croire. Si besoin, faites un travail pour changer vos croyances.

De la même manière, ne parlez jamais de vos difficultés actuelles ou passées à qui que ce soit. Alignez vos paroles sur ce que vous désirez vraiment et affichez-vous comme quelqu’un qui avance, comme quelqu’un qui progresse. Comme vos pensées, vos paroles révèlent qui vous êtes. Soyez bien attentifs à vos sujets de conversation et donc aux personnes que vous fréquentez. Entourez-vous de personnes positives et échangez de manière constructive en enthousiaste de vos projets respectifs. 

Enfin, mettez-vous à l’oeuvre ! Passez à l’action dans la direction de votre but, ne serait-ce qu’en écrivant votre objectif sur un papier. Je rencontre souvent des personnes qui me disent : « mon projet est prêt, il ne me manque que l’argent ». Je leur dis : « ah ? Montre moi ton dossier alors ». « Quel dossier ? Mais j’ai tout dans la tête. » Ce qui les met totalement à l’abri de rencontrer un potentiel investisseur intéressé par leur projet. De plus, lorsque l’on rédige un dossier complet sur notre projet, non seulement on sait exactement de combien on a besoin, mais aussi on se rend compte des qualités sur lesquelles on peut s’appuyer, on peut mobiliser nos réseaux, mais aussi on peut prendre conscience des compétences qu’il nous reste à acquérir et faire un pas de plus dans la direction de notre objectif en se formant aux connaissances qui nous manquent. 

Cultiver sa foi, c’est aussi ne pas cultiver tout ce qui ne va pas dans le sens de mon rêve ou de mon projet. Ainsi, écouter les mauvaises nouvelles à la télévision, à la radio, lire les journaux est totalement contre-productif. Toute votre énergie doit être orientée et uniquement orientée vers ce qui pourrait rendre possible votre objectif. Vous vous souvenez, quand vous appreniez à conduire, le moniteur vous disait : « là où tu regardes, tu emmènes ta voiture ». Pour votre vie, c’est pareil : si vous regardez ailleurs que dans la direction où vous voulez allez, vous n’avez aucune chance d’y arriver. Pour terminer sur ce cinquième point, encore une référence biblique, tirée de l’Évangile de Marc « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu et vous le verrez s’accomplir. » C’est le fameux « faire comme si », c’est-à- dire se comporter comme si on avait déjà ce que l’on souhaite. Par exemple, si vous aimez la gastronomie, choisissez les restaurants dans lesquels vous irez quand vous aurez l’argent pour ça, choisissez sur la carte ce que vous allez commander quand vous y serez. 

Attention, « faire comme si » ne signifie pas se mettre en danger financièrement et dépenser de l’argent qu’on a pas, mais s’imprégner de l’expérience émotionnelle de ce qu’on désire par anticipation. 

Faire comme si aide également à focaliser et à croire en ce qu’on ne voit pas encore (justement parce qu’on commence à le voir un tout petit peu). 

 

6. Ne pas s’inquiéter du temps nécessaire et persévérer

Nous revenons à la graine de sénevé avec laquelle nous avons commencé. Quand vous semez une graine, il se passe un certain temps avant que les premières pousses vertes sortent de terre. Pourtant, vous continuez d’arroser tous les jours, il ne vous viendrait pas à l’idée de gratter la terre pour vérifier que la graine a germé. 

Vous plantez, vous arrosez et vous attendez. Vous vivez dans le moment présent, dans la confiance de celui qui sait qu’il a fait ce qui était nécessaire pour que les choses se produisent et que le reste ne dépend pas de lui. C’est ça le lâcher-prise : vous faites ce qui est dépend de vous et puis vous laissez Dieu faire son travail.

Tout processus prend du temps. Il y a certains processus dont le temps est connu : quand vous voulez un oeuf dur, ça prend 10 minutes à partir de l’ébullition. Mais pour tout ce qui concerne la croissance personnelle, les projets, l’évolution spirituelle, on sait combien de temps ça a pris une fois que le processus est terminé. 

Ce temps est directement proportionnel à notre foi. 

Pour vous aider à persévérer pendant que le temps passe, souvenez-vous que les petits ruisseaux font les grandes rivières et que nous avons dû apprendre à marcher avant de savoir courir. Chaque pas compte vers la réalisation de votre objectif, il faut donc un jour commencer, même en titubant comme le fait le jeune enfant et faire tous les pas les uns après les autres, pour être certain de parvenir à destination. 

 

En conclusion, cultiver sa foi est un travail de pleine conscience pour orienter chaque acte de sa vie, aussi petit soit-il, dans la direction de ce que l’on veut accomplir. C’est une décision forte, qui entraîne des actes forts, orientés dans une seule direction. C’est cela la puissance de l’attraction. Il s’agit d’utiliser la force de la pensée pour changer sa façon de d’être et d’agir. Il s’agit d’orienter sa vie sur ce que l’on sent être juste dans son coeur et lâcher prise, dans la confiance absolue que les désirs de notre coeur sont entendus et exaucés, si de notre côté nous faisons aussi le job pour les accueillir dans notre vie.

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