Le simple art de bénir

 

J’aimerais vous parler aujourd’hui d’une notion que j’aime beaucoup et qui peut vous apporter la paix en quelques secondes.

Il s’agit de la bénédiction. Comme c’est un mot qui n’est pas toujours facile à comprendre, j’aimerais le décortiquer avec vous. En effet, comme tout vocabulaire fortement connoté spirituellement, il y a ce que « ça a l’air d’être » (et qui en général nous hérisse le poil) et ce que c’est réellement.

Alors, qu’est-ce que c’est la bénédiction ?

La bénédiction (du latin benedictio), est l’action de bénir, par la parole ou par le geste. Le sens étymologique du mot désigne « le fait de dire du bien » : bene dicere.

La bénédiction invite à considérer le bien en toute chose. Même lorsque quelque chose nous agresse, nous blesse, nous fait souffrir d’une manière ou d’une autre. 

Bien ne veut pas dire « agréable ». Cela signifie que je reconnais que c’est là, que ça existe. Même si je ne comprends pas pourquoi. Bien sûr, je peux me battre contre « le fait que ce soit là », mais dans ce cas-là, comme dit Byron Katie, on est perdant, mais juste dans 100% des cas.

Considérer le bien en toute chose ne veut pas dire : whah, trop cool, génial, j’en veux encore, genre « chéri fais-moi mal ». Il ne s’agit pas de donner son approbation, ni même de pardonner, ou encore d’encourager une action, une circonstance ou un événement. La bénédiction reconnait simplement l’événement et le considère comme faisant partie du plan divin. 

Dire du bien ne veut pas dire que l’on se contente de cela ni que l’on se résigne. C’est faire le diagnostic ce qui depuis son coeur, depuis l’Amour et non plus depuis sa peur ou depuis un espace émotionnel blessé. On pose un diagnostic sur la situation depuis un espace de paix, pour ensuite agir de la manière la plus appropriée et non réagir depuis un espace de lutte ou la colère. où est-ce que je peux agir ensuite. Ce n’est en aucun cas de la résignation.

Pour mieux comprendre, prenons un exemple concret. Qu’est-ce qui apporte plus de pouvoir ? Affirmer « J’aurais voulu ne pas perdre mon travail » ou « J’ai perdu mon boulot, quels sont mes choix maintenant ? ».

En effet, aussi paradoxal que ça puisse paraître, l’acte de reconnaître sans jugement constitue justement l’ouverture qui permet de commencer la guérison. Guérison qui conduit à solutionner le problème que l’on a accepté par la bénédiction : on agit à la fois concrètement et sereinement en affirmant un choix depuis qui l’on est vraiment. Ou guérison qui conduit à accepter ce que l’on ne peut changer, selon la phrase de Marc-Aurèle : « que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre ».

 Comment bénir ?

1. Bénir la situation et ceux qui souffrent

En la nommant, avec nos mots, avec nos émotions, afin de prendre la mesure dont la situation résonne en nous.

2. Bénir ce qui a occasionné la souffrance

Pour certains, c’est l’étape la plus difficile : bénir les gens qui infligent la souffrance. Si c’est votre cas, vous pouvez vous aider en vous disant que ces personnes sont tellement en souffrance qu’elles n’ont trouvé comme moyen de la libérer que de la diriger vers autrui. C’est de cette manière que nous pouvons expérimenter de manière très concrète la bénédiction dans notre vie, en bénissant directement les gens et les choses qui nous blessent. Cette manière de procéder nous permet aussi de nous désidentifier de la douleur : « je ne suis pas cette douleur que je ressens », elle est en moi (pour l’instant) mais elle n’est pas moi, elle ne fait pas partie de moi.

3. Bénir ceux qui souffrent

En troisième lieu, diriger notre bénédiction vers la souffrance de ceux qui sont blessés, quelle que soit la distance qui nous sépare de ceux qui souffrent. Du moment que nous sommes touchés par la souffrance de quelqu’un, proche ou plus lointaine, c’est que cette souffrance résonne en nous, pour une raison ou une autre, et que nous sommes invités à la guérir. Parfois, c’est tout simplement nous-même qui souffrons.

4. Bénir ceux qui sont témoins de la souffrance (y compris moi)

Si les trois autres étapes nous semblent évidentes, nous pouvons facilement oublier celle-ci si nous n’y prêtons pas suffisamment attention. Il s’agit de bénir tous ceux qui sont témoins de cette souffrance et qui doivent trouver du sens dans ce qui s’est passé. Lorsque nous sommes touchés par une souffrance, qu’elle soit proche de nous ou plus lointaine, nous devons aussi nous bénir nous-même puisque nous sommes bouleversés d’une manière ou d’une autre par ce qui s’est passé. Et que ce bouleversement va immanquablement impacter notre système de croyances, donc la manière dont nous allons co-créer le monde de demain. Nous bénir nous-même influencera notre manière d’offrir notre paix au monde.

Voici donc les 4 phrases à utiliser :

• Je bénis (la situation)

• Je bénis tout ce qui a occasionné (la situation)

• Je bénis toutes les personnes qui souffrent de (la situation)

• Je me bénis et je bénis toutes les personnes concernées par cette souffrance, témoins de cette souffrance.

Vous restez sceptique ? Essayez simplement. Ne me croyez pas sur parole. Faites-en l’expérience. L’amour, la paix, sont des expériences qu’il ne tient qu’à nous de vivre et à installer dans notre coeur. Personne ne le fera à notre place.

Comment prier efficacement ?

La prière n’est pas une récitation de paroles, ce n’est pas non plus implorer Dieu d’agir là où nous sentons impuissants en tant qu’être humain. Cette deuxième option ne serait qu’une variante du contrôle. Le contrôle que voudrait prendre le mental sur notre nature spirituelle. Prier, c’est au contraire mettre le mental au service de l’Esprit que nous sommes, au service du plan divin. C’est demander à recevoir les informations pour accomplir la volonté de Dieu. En réalité, quand quelque chose ne va pas bien, c’est que nous manquons d’informations dans notre radar : la prière nous invite à nous reconnecter avec notre foi dans le plan divin, même si nous ne le comprenons pas et n’en n’avons qu’une vision parcellaire.

La prière est donc plutôt une attitude humaine à cultiver en soi pour entrer en relation  avec soi, avec Dieu, et même avec les autres. C’est se réjouir sous le regard de Dieu de toutes les occasions qui se présentent. Prier, c’est aussi entretenir une relation légère et spontanée avec Dieu, même quand ça va mal ! Dans la prière, la parole de Dieu prend vie en nous : elle n’a donc rien à voir avec les circonstances présentes de notre vie, c’est la vérité première qui cherche à nous guider.

 

 

1. faire silence et se mettre à l’écoute

J’ai déjà souligné à quel point nous sommes occupés dans notre vie mais aussi à quel point nous sommes soumis au bruit : télé, vidéo, musique, autoradio, lecteur mp3… Pas beaucoup de place pour le temps libre et l’être dans la société de loisirs et de consommation, pas beaucoup de place pour le silence non plus. 

Et pourtant, si nous voulons entendre la parole de Dieu, il faut bien l’écouter. Prendre le temps de la laisser arriver. Ecouter sans demander. Ecouter et accueillir, sans attente, sans idée préconçue.

2. accueillir l’inconnu

Le moment de prière est un moment où nous choisissons de nous extraire de notre vie quotidienne pour y entendre quelque chose de nouveau, justement parce qu’avec notre mental, on n’y arrive plus, on n’a pas accès à toutes les informations : nos émotions et nos pensées interfèrent avec le changement de paradigme nécessaire à la résolution de nos difficultés (ou plus exactement encore, de ce que nous considérons comme une difficulté). Nous avons besoin d’un regard neuf pour s’extraire de la difficulté, que ce soit pour régler le problème ou même parfois, ne plus le considérer comme un problème.

La prière n’obéit pas à un critère d’efficacité du style « cher Dieu, signez ici pour que mon plan d’action se réalise sous des auspices divines ». La prière de celui qui se met à l’écoute est plutôt faite de sentiers peu balisés. Non seulement parce que ce que nous voyons avec notre mental est limité par nos perceptions et notre système de croyances, ne nous donnant accès qu’à une seule partie des informations. Mais aussi parce que nous donnant de nouvelles informations, c’est le chemin à suivre qui s’en trouve modifié. Nos jolis plans d’action risquent fort d’en être chamboulés…

3. Un acte d’authenticité : parler à Dieu

Prier, c’est aussi s’adresser à Dieu avec la nudité de l’Etoile. Quand nous entrons en contact avec l’Esprit que nous sommes, nous entrons en contact avec notre essence. Il ne sert à rien de vouloir se montrer sous son meilleur jour puisque cette partie de nous-même sait tout de nous. Elle connait nos souffrances et nos ombres. Nous pouvons d’autant plus exprimer qui nous sommes car nous sommes ici dans un espace d’accueil et d’amour inconditionnel : on n’est pas là pour se flageller mais bien pour s’accueillir en tant qu’être humain. Je vous invite donc à exprimer tout ce que vous avez envie d’exprimer, sa peur et sans retenue, vos véritables joies comme vos véritables peines. Bien sûr que Dieu sait  tout ce que vous avez à lui raconter, puisque Dieu c’est vous, c’est une de vos dimensions, mais c’est vous-même (votre mental) qui avez besoin d’entendre qui vous êtes vraiment. 

Faire acte d’authenticité, c’est prier même quand c’est trop dur… Il y a des situations où tout semble impossible. C’est même trop dur de prier tellement on est dans le chagrin, le déni, le sentiment d’injustice. Ce malheur qui vous accable, Job en a fait l’expérience : « Oh! si l’on pouvait peser mon affliction, mettre sur une balance tous les maux ensemble ! Mais c’est plus lourd que le sable des mers » (Job 6, 1).  Par exemple, avoir une prière calme et pacifiée alors qu’on vient de perdre un enfant, on peut à peine y penser. Dites tout simplement, comme Job, « c’est trop dur ». Sachez que c’est aussi une prière, une vraie prière, une belle prière. Elle rejoint la prière des psaumes : « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel » (Ps 130). C’est une vraie prière car je me tourne vers plus grand que moi, sans chercher quoi que ce soit, tant un réconfort est inespéré et même pas attendu (parfois être consolé ajouterait à notre peine).

 

 

4. Ecouter la parole et la mettre en pratique

Attention également à ne pas considérer la rencontre avec Dieu comme un refuge spirituel quand nous nous sentons mal dans notre vie, en décalage avec nos contemporains, déconnectés du monde, ayant du mal à vivre l’incarnation, etc. 

L’attitude de la prière est plutôt celle d’aller chercher au plus près de la source ce qui cherche à se manifester à travers nous, afin d’accomplir la volonté de Dieu. Et la volonté de Dieu, c’est vivre pleinement l’incarnation dans la destinée humaine, c’est nous permettre d’embrasser pleinement notre condition humaine. La prière est donc plutôt un tremplin qui nous propulse, avec élan, dans la réalité de nos existences.

Cette exigence de la prière se traduit dans la bouche de Jésus : il s’agit d’écouter la parole ET la mettre en pratique. Les deux vont ensemble. Nous voilà prévenus.

5. Donner du pouvoir à vos prières

La vie vers notre réalisation est un chemin. La mise en oeuvre de la parole recueillie dans la prière en est un également. 3 éléments peuvent nous assurer sur ce chemin :

• la foi

• l’action

• la persévérance

La foi

Après l’écoute, le regard est essentiel pour développer tout le potentiel contemplatif qui sommeille en chacun de nous : il s’agit d’apprendre à s’émerveiller de la vie. Poser sur la vie un regard emprunt de foi : croire sans voir et ne pas s’attacher au comment, voir les choses comme un chemin pour grandir, faire confiance au plan divin dont on n’a pas toutes les clés, cultiver la vision que « tout est juste » et que si je ne comprends pas pourquoi, c’est qu’il me manque des clés (acception qui n’est pas résignation).  

L’action

La prière est au coeur de l’action comme la sève au coeur d’un arbre. Elle exprime à la fois notre vision limitée de la vie et du monde mais aussi l’élan de chercher à se rapprocher de notre nature spirituelle profonde. Au coeur de l’action, demander l’amour du Père, la lumière du Christ et la force de l’Esprit Saint n’est ni une évasion ni une forme d’intellectualisme, mais un souffle qui permet d’avancer, soutient dans les difficultés, invite sans cesse à aller plus loin.

La persévérance

Quand vous semez une graine, il se passe un certain temps avant que les premières pousses vertes ne sortent de terre. Et pourtant vous continuez d’arroser tous les jours : il ne vous viendrait pas à l’idée de gratter la terre pour vérifier que la graine a germé. Vous plantez, vous arrosez et vous attendez. Tout processus prend du temps. Et ce temps est directement proportionnel à notre foi. 

6. Boucler la boucle

Si un de ces 3 éléments vous manque (foi, action, persévérance), vous pouvez revenir au numéro 1 : prier, même quand « c’est trop dur ». Vous créez ainsi une spirale infinie d’une vie alignée sur l’Esprit que vous êtes, imbriquant nos 3 dimensions : corps, mental esprit, qui est l’essence de la vie humaine.

Suivre le flux de la vie : voici une notion trèèèèèèèèèès facile à comprendre, mais beaucoup moins facile à mettre en oeuvre. En effet, il demande de la pratique, de la pratique, de la pratique. Car il s’agit tout simplement de vivre ce qu’est la vie : non pas une série de problèmes à résoudre mais un mystère dans lequel entrer ou plus exactement, un mystère avec lequel faire corps, un mystère à embrasser, en sachant que nous n’aurons jamais toutes les réponses pour le comprendre. 

 

L’observation

Suivre le flux de la vie nécessite un préalable : celui de l’observer. Il s’agit donc dans un premier temps de développer une vigilance ou plutôt une conscience aiguë de ce que nous vivons : quels sont les événements qui se manifestent, quelles sont les émotions que nous ressentons, comme s’organise notre environnement ?

Il s’agit aussi de raisonner en termes de synchronicités plutôt qu’en terme de hasard ou de fatalité. 

Exemple : ma voiture tombe en panne. 

> Quelles sont les questions que je peux me poser ?

 

Observer le flux de la vie, c’est observer ce qui a tendance à se produire et ce qui a tendance à ne pas se produire. Il y a toujours une direction, une tendance.

Si l’on regarde bien, tout notre environnement nous envoie des messages, des signaux, que nous captons plus ou moins bien, avec plus ou moins de conscience : nos émotions, notre corps, notre ordinateur, notre voiture, notre ordinateur, nos animaux (et même ceux que nous n’avons pas).

Tous les événements que nous vivons nous donnent des indications sur qui nous sommes et sur qui nous ne sommes pas mais aussi pour savoir dans quelle direction aller ou ne pas aller.

> Exemple : je veux joindre quelqu’un au téléphone, mais ça sonne occupé, ensuite on me dit que la personne est absente, ensuite je tombe sur un répondeur. Je continue : acharnement ou persévérance ?

Il y a en réalité toujours deux tendances :

• la tendance des choses à se produire. Tout est fluide, se déroule à la perfection. Les événements s’enchaînent facilement et logiquement, sans heurts et sans retard. Je dispose des bonnes informations au moment où j’en ai besoin, je rencontre les bonnes personnes au bon moment. 

• la tendances des choses à NE PAS se produire. Il y a un grain de sable (ou la plage entière) dans l’engrenage. Je dépense de l’énergie sans résultat, je ne trouve pas les personnes dont j’ai besoin ou elles ne sont pas disponibles, je n’ai pas accès aux informations nécessaires pour faire avancer mes projets. Tout semble difficile et compliqué, j’ai l’impression de devoir déployer des montagnes d’énergie pour arriver à mon objectif. Et même, parfois je n’y parviens pas.

Mais alors, pourquoi est-ce qu’on ne veux pas écouter ? Parce qu’on veut en faire à notre tête. Parce qu’on a décidé avec notre mental que c’était ça que nous voulions et pas autre chose. Que la vie va se plier à nous et pas l’inverse. Parce que nous avons tellement été brimé dans notre besoin de liberté que nous avons une revanche à prendre. La revanche à prendre sur le père, c’est le Père qui va en faire les frais. Qu’est-ce que je veux dire par là ? Nos parents ont souvent limité l’expression de notre besoin de liberté, à tel point que devenus autonomes, nous ne supportons plus la moindre autorité, même celle qui consiste à prendre les informations que la vie nous envoie pour mieux nous guider. Il arrive aussi que nous subissions l’autorité dans un domaine de notre vie (une hiérarchie professionnelle par exemple), nous conduisant à vouloir nous affranchir de tout ce qui pourrait de près ou de loin être apparenté au contrôle d’une entité supérieure dans un autre domaine de notre vie.

Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, vous allez devoir redoubler d’attention et de vigilance pour devenir capable d’observer le flux de la vie et éviter la tentation de mettre sous le tapis les informations qui ne vous conviennent pas.

 

La décision

Une fois que l’on observe ce qui a tendance à se produire et ce qui a tendance à ne pas se produire, nous prenons une décision : celle de lâcher ou celle de lutter. 

 

Le lâcher-prise, c’est quand je décide d’aller dans la direction de ce qui a tendance à se produire, même si j’en ai peur.

 

Je dis « même si j’en ai peur » car cette dimension est loin d’être négligeable. Hé oui, parfois la vie nous emmène si fluidement vers une destination que cela nous parait suspect… Ou encore, la vie nous emmène fluidement vers quelque chose qui nous vraiment fait très peur. Et la tentation est grande dans ce cas-là de continuer dans le « connu », même si celui-ci est inconfortable ou désagréable. Là nous rejoignons le deuxième cas de figure, la lutte.

 

Le lâcher-prise, c’est aussi quand je décide de ne pas aller dans la direction de ce qui a tendance à ne pas se produire. Je prends acte que les portes sont fermées et je ne cherche pas à les enfoncer. Même si j’en ai très envie.

 

Encore une fois, ce « même si j’en ai très envie » prend toute son importance. Il peut être très difficile de renoncer à un projet particulièrement important, on peut s’acharner longtemps en refusant l’évidence « ce quelque chose n’est pas pour moi ». 

A l’inverse, si je ne vais pas dans la direction de ce qui a tendance à se produire (en général parce que j’ai peur) ou que je vais dans la direction de ce qui a tendance à ne pas se produire (en général parce que j’en ai envie quand même), alors je bascule dans la lutte. 

Vous voyez à quel point suivre le flux de la vie est la plus haute forme de décision qui soit. Elle implique une conscience très affûtée et un très grand sens de la puissance du libre-arbitre. Suivre le flux nécessite très souvent de sortir de notre zone de confort et de sortir de nos conditionnement. 

C’est à expérimenter pleinement et en toute conscience notre liberté (nous avons toujours le choix de suivre notre peur et notre envie) que nous invite le flux de la vie. Suivre ou ne pas suivre le flux de la vie nous donne déjà la possibilité d’observer la vie à l’oeuvre, de sentir la vie nous traverser, nous toucher, nous parcourir. Et nous permet d’observer notre manière d’y répondre. C’est là encore une merveilleuse occasion d’apprendre à se connaitre, d’apprendre à s’aimer. 

En devenant plus conscients de notre processus de décision et de notre manière de réagir à ce que la vie nous propose, nous exerçons notre libre-arbitre. La conscience de soi et le libre-arbitre est ce qui nous différencie du règne animal, ce qui nous caractérise en tant qu’être humain. L’utiliser en pleine conscience nous rend plus humain, nous permet d’embrasser notre destinée humaine. 

A mon sens, la véritable spiritualité consiste à utiliser le plein pouvoir de ce libre-arbitre, en cherchant à l’aligner le plus possible sur le flux de la vie. Tout en s’aimant et en s’acceptant quand cela n’est pas possible parce nous avons trop peur ou trop envie de ne pas renoncer à ce qui nous fait plaisir. 

L’important est de comprendre qu’il y a toujours deux options et que nous avons toujours le choix. Il n’y a jamais qu’une seule option. La dualité du monde de la matière fait que plusieurs possibilités existent toujours. Chaque fois que nous disons « je n’ai pas le choix », nous renonçons à notre liberté, mais plus important encore, nous abdiquons de notre statut d’être humain. Nous devenons les objets de nos conditionnements au lieu d’être les sujets de notre vie.

 

Accomplir la volonté de Dieu

C’est une autre manière de parler du flux de la vie. Plus exactement, c’est ce qui se passe quand on a pris la décision de suivre le flux de la vie. On va mobiliser son temps, ses ressources, son énergie, ses compétences au service du flux de la vie. 

 

Une décision implique toujours un processus de mise en oeuvre. Quand une décision n’est pas assortie d’un plan d’action, cela reste une intention.

 

Alors que signifie accomplir la volonté de Dieu ? Une fois que j’ai repéré le sens du flux, la direction et que j’ai décidé de le suivre, même si j’en ai peur ou même si je dois pour cela renoncer à quelque chose qui me faisait très envie, il me faut devenir capable de ne pas saboter le processus en ne faisant qu’à moitié ce qui m’est indiqué comme étant le plus approprié. 

Il s’agit de passer de « qu’est-ce qu’on me demande encore ? » à « youpi, on m’indique une direction claire, qui correspond 100% à la manifestation de mon potentiel : heureusement qu’on me montre le bon chemin, autrement j’aurais perdu mon temps et mon énergie pour rien (et sans doute même mon argent, peut-être beaucoup d’argent) ». Si on est dans « qu’est-ce qu’on me demande encore ? », on risque de suivre le flux de la vie dans le même état d’esprit qu’un ado à qui on demande d’interrompre son jeu vidéo pour venir aider à faire la vaisselle… La tentation de mal faire la vaisselle histoire qu’on ne lui redemande pas la prochaine fois sera très grande. C’est un mécanisme d’auto-sabotage assez bien huilé.

A l’inverse, dans le « youpi ! », je vais saisir la perche qui m’est tendue et m’assurer d’être à 1000% compétent pour accomplir ce qu’on me demande et acquérir ce qui est nécessaire en termes de savoir, savoir-faire et savoir-être. 

En prononçant le « que ta Volonté soit faite, sur la Terre comme au Ciel » du Notre Père, c’est à cela que je m’engage : à devenir compétent pour m’aligner pleinement sur le flux de la vie, sur le plan divin.

 

La sérendipité

Voici une notion qui peut beaucoup nous aider à accepter de suivre le flux de la vie. 

On ne s’en rend pas toujours compte sur le moment, mais quand nous portons un regard sur de nombreux événements de notre passé qui ne se sont pas produits malgré une envie très forte de notre part, il arrive très souvent que nous nous disions « heureusement que ce truc-là ne s’est pas réalisé ». 

La sérendipité, c’est l’attitude qui consiste à se dire, quoi qu’il arrive, « heureusement que », mais au présent, cette fois-ci.

 

La sérendipité, c’est considérer le bien en toute chose.

 

C’est avouer en toute humilité que je n’ai pas toutes les clés pour comprendre ce qui se passe et que si je les avais, je dirais spontanément « heureusement que ». C’est tirer profit de chaque circonstance, même si elle ne correspond pas à ce que j’attends.

La sérendipité me conduit à voir les épreuves de la vie comme des occasions de grandir. La sérendipité me permet de transformer mes peurs en amour. La sérendipité me permet de cultiver ma foi dans le plan divin. La sérendipité me donne l’occasion de développer une confiance en la vie.

>> Si vous souhaitez en savoir davantage sur la sérendipité, c’est par ici

Découvrez la puissance de la prière

Hier, je me suis sentie particulièrement inspirée par la « pensée quotidienne » de Neale Donald Walsch (auteur de Conversations avec Dieu) à laquelle je suis abonnée. Comme en écho à mon article de vendredi dernier – vous avez dit synchronicité ? – j’ai eu envie non seulement de vous la relayer mais de vous parler de manière plus approfondie.

Voici ce qu’écrivait Neale :

« Quand vous priez pour quelqu’un, vous modifiez votre attitude envers cette personne. Norman Vincent Peale a dit cela, et il a trouvé là quelque chose de vraiment profond. Si quelqu’un vous contrarie en ce moment, priez pour cette personne. Envoyez-lui le meilleur de votre énergie. Rien ne change un environnement comme quelqu’un qui décide d’aimer quelqu’un d’autre, quoi qu’il advienne. »

Mais d’abord, qu’est-ce que prier ?

En effet, si la méditation est à la mode, la prière semble être moins « tendance ». Peut-être parce que la méditation est plutôt rattachée à une culture éloignée, donc ça lui donne un côté exotique sympa ?

Personnellement, j’ai essayé les deux et je préfère la prière.

 

Tout d’abord, quelle est la différence entre prière et méditation ? Là-dessus, la réponse communément admise, c’est « la prière, c’est parler à l’Univers et la méditation, c’est l’écouter ».

 

Mais ce n’est pas ce que je pense. Pour moi, la prière est un dialogue. On parle. On écoute. On interagit.

Pourquoi parler ? II ne s’agit pas d’une simple supplication ou déversoir émotionnel. Il s’agit aussi d’introspection. En mettant des mots sur ce qu’on vit, comme si on parlait à quelqu’un, mais dans l’absolue confiance qu’on ne sera ni jugé, ni incompris, ni interrompu, alors nous pouvons faire de magnifiques prises de conscience sur ce que nous vivons vraiment, sur ce qui est vraiment touché et blessé en nous.

Maintenant, en quoi ça peut changer la vie de papoter avec Dieu ? Parce que c’est de cela qu’il s’agit en réalité ;-)

D’abord j’ai envie de vous dire que parler au divin qui est en nous de cette manière intime et authentique, ça permet bien souvent de changer notre point de vue sur la situation, parce qu’on la voit depuis les profondeurs de son coeur, depuis qui on est vraiment et pas depuis la surface de notre quotidien.

Et changer de point de vue nous entraine souvent à changer notre manière de penser et d’agir. Ce qui crée bien sûr une réalité différente.

Et plus subtilement, quand vous alimentez avec sincérité et sans attente la Force d’amour, la lumière vient vers vous en retour.

L’exemple le plus flagrant que j’en ai, parce que c’était violent et inattendu (je peux vous dire que ça fait tout bizarre quand on vous appelle « bonjour, ici la Gendarmerie Nationale » et que passée la frayeur « il est arrivé quelque chose à mon fils » vous entendez ce dont on vous accuse), c’était lorsque des personnes menaçaient de porter plainte contre moi pour manipulation et dérive sectaire. En une seule nuit, parce que j’ai envoyé tout mon amour et le plus de lumière possible à ces personnes, cette menace s’est évaporée comme par magie.

Maintenant, vous vous demandez peut-être : comment est-ce que peux prier en ce moment, que ce soient pour les personnes qui vous contrarient dans votre quotidien ou plus globalement pour les ténèbres qui nous entourent ? Comment pouvons-nous prier pour les causes qui nous font souffrir ?

 

 

Pas en suppliant que les choses soient différentes. Pourquoi ? Parce qu’alors vous rentrez dans une dynamique de lutte, de non-acceptation, de rejet.

La première étape, c’est d’accueillir ce qui est là. Tout simplement parce que ça ne pourrait pas être différent. Je sais que c’est parfois difficile d’admettre que rien ni personne ne pourrait être différent de ce qu’il est. Que si nous même avions le même vécu, la même histoire, le même système de croyances que la personne qui nous contrarie, nous agirions de la même façon. Que si l’humanité en est là où elle en est aujourd’hui, c’est qu’elle n’est pas capable d’autre chose.

La deuxième étape, c’est de se mettre dans la pensée, l’image, le ressenti, la confiance, la foi que la lumière est là, toujours, qu’elle a déjà gagné et que l’amour progresse sans cesse en tout et partout même si vous ne le voyez pas. Même si vous ne savez pas comment.

L’étape suivante (et c’est là que commence le dialogue), c’est d’observer, d’écouter, si dans cet espace d’amour, quelque chose émerge en vous : une pensée, une idée, une solution pour faire progresser cette lumière et cet amour dans votre vie d’aujourd’hui, d’une quelconque manière, à votre échelle.

Si rien ne se passe dans le moment de la prière (ce qui est tout à fait possible bien sûr), devenez un meilleur observateur de votre vie. Une « réponse » va forcément arriver. D’une manière ou d’une autre. Surtout si vous êtes à l’écoute.

En effet, prier c’est aussi se mettre à l’écoute de la Parole. Dieu va donc vous répondre, d’une manière ou d’une autre. Et votre job c’est de vous mettre l’écoute. Parce que si vous reprenez votre vie comme d’habitude sans faire attention à rien, sans aucune place dans votre tête pour sa réponse, vous risquez de passer à côté.

Mais si vous observez attentivement, et cela arrivera d’autant plus que vous êtes prêt.e intérieurement à recevoir (et à mettre en oeuvre ce qu’il vous sera proposé), vous aurez des réponses.

Pendant ce temps-là, n’oubliez pas de maintenir votre lumière en direction de ceux qui en ont besoin. De tous ceux qui souffrent d’une manière ou d’une autre. Sans oublier ceux qui font souffrir les autres d’une quelconque manière. Ce sont peut-être eux les plus à plaindre, pour qui on doit prier le plus…

Mais je ne vous demande pas de me croire sur parole. Faites l’expérience proposée par Neale Walsch, et vous verrez.

Vous vous souvenez de mon dernier article dans lequel je vous disais : « nos enfants sont nos maîtres spirituels » ?

Je vous disait qu’ils avaient d’ailleurs 2 façons de nous guider. Une cool. Fastoche. Et une vachement moins cool.

Après avoir détaillé la première mercredi, je vous ai dit que je vous parlerai de la deuxième aujourd’hui.

De manière générale, je considère que les autres sont des accélérateurs de développement personnel et spirituel dans notre vie. Pourquoi ? Parce qu’ils nous mettent sous le nez ce que nous ne voulons pas voir, ce que nous avons besoin de conscientiser, ce qui est blessé en nous et que nous avons besoin de guérir.

Mais pourquoi nos enfants en particulier ? Parce que l’enjeu émotionnel est fort. On ne peut pas passer à côté. Bien sûr, on peut abandonner ses enfants (quand ils sont petits) ou bien couper avec eux (quand ils sont grands). Mais on n’en n’arrive là qu’en dernier recours. On ne peut pas passer à côté et c’est tant mieux. Car si cet enjeu émotionnel est tellement fort, s’il y a une telle urgence émotionnelle derrière les conflits que nous pouvons avoir nos enfants ou les douleurs que nous vivons avec eux, c’est qu’ils nous offrent aussi une extra-ordinaire opportunité de guérison. 

Pour guérir, nous avons besoin d’aller contacter ce qui est blessé. L’enfant appuie tellement fort sur ce qui fait mal qu’on est obligé d’aller voir. Ce n’est qu’alors que l’on peut vraiment guérir, une fois que l’on a accepté la blessure, de la voir, de la regarder, de l’accepter, l’aimer. La crème cicatrisante de nos blessures psychiques, c’est l’amour. Et vous ne pouvez aimer ce que vous ne voyez pas, ce que vous ne connaissez pas, ce que vous n’acceptez pas. 

L’autre n’est pas « ceci » ou « cela », il est simplement miroir de qui je suis : ce que je vis avec l’autre est uniquement lié à qui je suis. L’autre agit comme un révélateur de ce que je ne peux pas voir : on ne peut pas se regarder dans le miroir si on n’a pas de miroir. 

Le comportement qui nous dérange chez notre enfant représente ce que nous ne nous autorisons pas à être. Quand je dis « non » à mon enfant, c’est que je ne m’autorise pas pleinement à être qui je suis moi-même. L’enfant vient me chercher dans mon besoin de liberté non satisfait. Il s’autorise ce que je ne m’autorise pas moi. Il vient me chercher dans mes limites. A quel point est-ce que je m’autorise moi-même à dire non à l’autre ? L’enfant est au centre de son univers et me montre à quel point je me conforme aux attentes de l’autre, voire à quel point je me plie aux modes de fonctionnement d’un système sans me demander si j’y adhère vraiment et si je l’ai vraiment choisi. 

 

 

On peut chercher à éduquer un enfant, mais moi je vous suggère de renverser la vapeur et de vous sentir élevé par votre enfant. Au lieu de chercher à lui apprendre ce que vous savez de la vie, partez du principe qu’il va très bien se débrouiller, que la vie va lui enseigner ce qu’il a besoin de savoir (parce qu’il n’est pas vous et et qu’il est encore bien plus connecté à sa nature spirituelle profonde que vous) et observez-le. C’est lui qui a des choses à vous apprendre. 

Lorsque l’on est prend cette posture, je peux vous dire que ça change tout. Non seulement on sort de son « rôle » de parent pour être simplement une personne en relation avec une autre personne , mais on modifie complètement l’enjeu émotionnel qui était présent avant puisqu’on sort du contrôle. 

C’est une autre manière de suivre le flux de la vie. On se laisse guider au lieu de vouloir guider (maladroitement bien souvent). Essayez, et vous verrez. Là encore, c’est de l’expérimentation. 

Chaque fois que vous être dérangé par le comportement de votre enfant, revenez à vous. Demandez vous ce qui est réellement dérangé au lieu de vouloir mettre un couvercle et de conformer votre enfant à ce que vous voulez qu’il soit, afin qu’il soit un joli miroir à présenter aux autres, sa perfection reflétant votre propre perfection. Allez voir ce qui est touché, ce qui est dérangé. Et changez cela. Guérissez ce qui est blessé en vous et que votre enfant vous montre gentiment.

Votre enfant n’aura alors plus besoin d’adopter tel ou tel comportement pour vous faire miroir. En vous libérant ainsi, vous le libérez aussi. Il n’est plus obligé de porter vos chaines (et tant mieux, il a déjà assez avec son propre sac à dos).

Vous vous sentez coupable quand je vous dis ça ?

Ce n’est pas nécessaire ! Vous avez fait de votre mieux en tant que parent avec votre histoire. Mais vous avez maintenant la possibilité, en vous aimant mieux et plus, en vous saisissant de votre libre-arbitre, de devenir quelqu’un de plus aimante et de plus doux, avec vous, avec la vie, avec vos enfants. Parce qu’ils vous donnent tous les outils pour le faire.

Remerciez-les !

Ah ! Cette fameuse expression « sortir de sa zone de confort »…

Qu’est-ce qu’elle peut prêter à confusion et nous faire du mal, sans que nous nous en rendions compte…

D’abord, qu’est-ce qu’une zone de confort et pourquoi faudrait-il en sortir, si elle est si confortable que ça ?

 

Zone de confort. C’est une zone où on est bien. Normalement. Donc on est heureux. Donc tout va bien.

C’est en tout cas une zone que l’on connait, où l’on a ses repères. Et si votre zone de connu est top, c’est génial, restez-y. Mais si cette zone de connu, avec le côté confortable de ce que l’on connait, c’est plutôt une zone de m… alors oui il est urgent d’en sortir. Parce qu’en fait, elle est tout sauf confortable. Prenons l’exemple du couple. Cela a un côté confortable : on est à deux pour payer les factures, pour les tâches ménagères, pour s’occuper des enfants, on peut s’appuyer sur l’autre en cas de coup dur. Mais s’il n’y a pas l’amour, la tendresse, la joie du quotidien à deux… Est-ce si confortable que ça ?

Quand on dit « il faut sortir de sa zone de confort », c’est pour aller vers autre chose. Vers une zone d’aisance, de joie, de bonheur normalement, pas vers une zone d’inconfort.

C’est comme mon lit. Il est confortable, certes. Pour dormir. Pour bouquiner. Pour me reposer. Mais mon quotidien, c’est aussi autre chose. Si je restais constamment dans mon lit pendant plus de quelques jours, je pense qu’il ne me paraîtrait plus si confortable que ça. Parce que ma vie, ce n’est pas que ça.

 

 

Alors je me lève pour aller vers d’autres zones qui me plaisent tout autant : être avec mes enfants, vous écrire des newsletter, animer des ateliers autour des onctions sacrées, m’occuper de ma maison et de mon jardin, dessiner, tricoter, créer…

Parfois, ces autres zones qui nous appellent nous font un peu peur parce qu’on les connait moins, on y a moins de repères : nos enfants nous font contacter des parts de nous avec lesquelles nous ne sommes pas à l’aise ou encore notre job nous demande de tenter quelque chose de nouveau, de plus grand, nous propose de dépasser un blocage.

C’est dans ces moments-là qu’on entend : « oui mais il faut sortir de sa zone de confort… ».

 

Eh bien moi je dis non. Premièrement, ça s’appelle sortir de sa zone de connu. Et il n’y a rien d’obligatoire. Deuxièmement, ne le faites que si ça nous appelle, seulement si le soi-disant confortable devient trop inconfortable. Si vous êtes amené.e à hurler trop souvent sur vos enfants, ça devient tout sauf confortable comme relation : dans ce cas, choisissez un chouette thérapeute, initiez-vous à la communication non violente, même si ça vous chatouille un peu le plexus solaire d’aller découvrir des choses sur vous.

Ce qui est difficile, c’est de se rendre compte que nos zones de confort ne sont pas si confortables que ça. Ce qui est peut être difficile aussi, c’est de se tourner vers l’inconnu, le différent, ce dont on n’a pas l’habitude.

Surtout qu’on est conditionné par un truc très fort. C’est d’ailleurs pour ça qu’on accepte d’entendre des expressions telles que « ben oui, mais faut que tu sortes de ta zone de confort ». C’est la notion d’effort.

 

 

Et là, je redis non. Dès que vous faites un effort, vous vous battez contre une partie de vous-même. Vous vous faites du mal. Vous ne vous aimez pas tel que vous êtes. Vous ne faites grandir que votre ego souffrant. Vous donnez de l’attention à vos blessures mais pas pour les guérir, pour tenter de les nier. En agissant ainsi, vous ne pouvez pas être en accord avec le plan divin.

En restant dans une zone de pseudo-confort, vous n’êtes pas aligné sur le plan divin non plus, soit dit en passant.

Alors comment faire ?

 

Suivre les élans de votre coeur. Suivre là où vous sentez de l’amour. Même si parfois ça gêne un peu aux entournures. Mais prenez soin de distinguer le point de bascule vers l’effort, tout comme vous prendrez un soin tout particulier à vérifier quand le confort ne devient pas si confortable que ça.

Regardez de plus près toutes vos « zones » : couple, relations, job, mission de vie, contribution, vous… Est-ce qu’elles sont vraiment confortables ou justes connues ? Est-ce que ce sont des zones d’amour et de bonheur ? Si oui, délectez-vous de l’avoir trouvée car vous faites partie des chanceux. Est-ce que vous les habitez pleinement ou vous sentez-vous appelé.e ailleurs ? Si à bien y regarder ça ressemble plutôt à des zones de m…, Alors cherchez vos zones de joie, celles qui vous animent, vous font vibrer, vous mettent le coeur en joie. Et allez-y !

Mais sans faire d’effort. Tranquillement. En vous donnant de l’amour. En suivant (toujours) vos élans du coeur.

 

L’autre jour je parlais avec un copain de ma manière de vivre, ou plus exactement de ma philosophie de vie, dans laquelle je peux non seulement canaliser Marie ou encore trouver les réponses aux questions que je me pose en ouvrant le canal de l’intuition, mais plus quotidiennement dans laquelle je me sens reliée à Dieu au quotidien.

 

En en parlant avec lui, en mettant des mots sur ce que je vis pour répondre à ses questions, je me suis rendue compte que c’est très reposant comme manière de vivre, cette sensation d’être divinement guidée et protégée en permanence.

 

Il me demandait notamment : mais comment tu fais, moi quand je pose des questions je ne reçois rien ?

 

Alors oui, c’est vrai, je dispose d’une technique pour canaliser. D’ailleurs ce type de techniques s’apprend, c’est à la portée de tout le monde, même si certains ont des prédispositions à la médiumnité et parviennent plus facilement que d’autres à calmer leur mental. Vous êtes un être spirituel, c’est votre nature : vous avez accès à cette dimension divine, juste parce que vous existez.

 

C’est pour cela que cette technique n’est pas que la partie visible de l’iceberg. Ce n’est pas parce qu’on se connecte régulièrement à ses guides spirituels que l’on se sent relié au divin dans sa vie.

 

Je compare souvent le lien à Dieu au lien que l’on peut avoir avec une personne réelle. C’est une relation, qui se construit dans le temps. Un dialogue. Une danse à deux.

 

 

Comment construire cette relation, concrètement ?

 

La clé qui ouvre cette porte est toute simple. C’est la base.

 

C’est la conscience que je suis un être spirituel.

 

Plus exactement, je suis un être spirituel venu faire l’expérience de la matière. Autrement dit, je ne suis pas un être de matière qui doit « avoir » ou « faire » des pratiques spirituelles pour « s’élever ». Je dois juste retrouver mon essence profonde. La spiritualité n’est pas un loisir qui consiste à rentrer dans une église de temps en temps ou même à faire sa méditation du matin pour bien démarrer sa journée. Cela ne fait pas de mal, c’est certain, mais c’est loin d’être suffisant parce que cela reste un « à-coté », un « plus » et pas le fondement de son existence.

 

Cela peut sembler anecdotique mais quand on remet sa vie dans cette perspective « je suis là pour faire l’expérience de la matière », ça dédramatise tout ! Cela dédramatise tout ce qui peut nous arriver parce qu’à ce moment-là ne peut plus se dire « qu’est-ce que j’ai encore fait pour que ça m’arrive ? » ou bien « je suis à côté de la plaque, je ne comprends rien à la vie » ou encore « je suis trop nul.le ». On se dit simplement : tiens je vis un expérience, qu’est-ce que je vais en faire ? Comment je vais profiter de cette expérience que je reçois pour être encore plus et mieux qui je suis vraiment ?

 

 

Je suis un être spirituel venu faire l’expérience de la dualité, pour prendre conscience de qui je suis vraiment. La dualité c’est ce qui me permet de faire l’expérience du chaud, du trop chaud, du froid, du trop froid, pour accéder à la conscience de « quelle est la parfaite température pour moi ». Toutes les expériences dans lesquelles je ne me reconnais pas me permettent de me réaligner au plus près de qui je suis vraiment. La vie vous propose en permanence de régler votre thermostat… Et ça ne sert à rien de râler contre le trop chaud ou le trop froid, la seule solution est de tourner le bouton de réglage pour arriver à la température confortable pour vous.

 

C’est exactement ce que je voulais dire lorsque j’évoquais plus haut le fait de « danser avec la vie ». Il s’agit de cultiver cette relation de parteneriat avec Dieu, exactement comme on danse avec un partenaire. Lorsque mon partenaire de danse me propose d’aller dans telle direction ou de répondre à mon geste, comment est-ce que je lui réponds ? Est-ce que je lutte en répondant : « je fais ce que je veux, je fais ce qui me plait ? » Ou bien est-ce que j’accompagne son geste, est-ce que je réponds à son impulsion, à son invitation à tenter une nouvelle pirouette, est-ce que je me laisse entrainer dans son sillage ?

 

Pour se sentir divinement guidé, divinement protégé, il suffit que considérer Dieu comme un partenaire de danse, cette danse étant de celle de la vie : parfois je réponds à son invitation, parfois j’impulse le mouvement et j’observe ce que la vie me renvoie lorsque je propose une direction nouvelle, parfois j’observe qu’un mouvement était le bon à un moment mais que ce n’est plus cas. Mon seul « job » dans cette danse, étant de ressentir ce que Dieu cherche à manifester avec et à travers moi, et d’y répondre avec qui je sus vraiment.

 

>> Si vous voulez aller plus loin et définir votre philosophie de vie, vous trouverez la méthode complète dans cet article

 

Comme vous le savez, je suis toujours à la recherche des méthodes les plus performantes pour aider mes lecteurs à sortir de leurs schémas répétitifs et de leurs croyances limitantes. C’est la raison pour laquelle que je me suis penché sur l’engouement pour la méthode Ho’oponopono.

Je vous propose en ce moment une série de 4 articles pour vous aider comprendre comment elle agit concrètement et qu’elle puisse vous aider à créer peu à peu la vie qui vous ressemble. Voici le dernier : Les 3 stades de l’éveil.

 

Le petit secret que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui n’est pas issu de ma réflexion personnelle, je l’ai trouvé dans cet ouvrage génial écrit par Joe Vitale et consacré à Ho’oponono : Zéro Limite. Sur le chemin de notre éveil à la vie, de notre éveil à notre vraie vie, de notre éveil à la paix intérieure, nous traversons 3 étapes. Quoi qu’il nous arrive, quelle qu’ait été notre éducation, notre milieu social, nos choix passés, nous avons aujourd’hui le choix de prendre ce chemin ou non.

 

1. l’attitude de la victime

C’est le premier stade où nous sommes à peine conscients de ce que nous vivons. Quand il nous arrive quelque chose de désagréable, nous avons tendance à rejeter la faute sur l’autre : notre patron, notre conjoint, nos parents, nos enfants, le conducteur devant nous qui nous fait une queue de poisson, etc. Pour alimenter notre sentiment d’impuissance, les médias nous régalent de sujets qui font l’unanimité : le chômage, la pollution, les guerres, la famine, les tremblements de terre… Si toutes ces « informations » sont vécues comme la preuve de notre impuissance, elles sont aussi là pour nous dégager de toute responsabilité et nous décourager de prendre notre vie en mains. Alors nous nous plaignons et nous râlons : cela nous fait un sujet de conversation au bureau, dans la rue, avec notre concierge… Et quand tout cela est trop difficile à supporter, nous tentons de nous distraire : nous faisons la fête (éventuellement bien arrosée, c’est plus facile pour oublier ses soucis), nous faisons du sport (pour se vider la tête), nous partons en vacances. C’est le règne des plaisirs éphémères au détriment du sens que nous pourrions donner à notre vie. Nous espérons sans trop y croire, alors nous jouons au loto, puisque finalement la vie est une loterie !

 

 

2. celui qui devient créateur de sa vie

Si vous me lisez, c’est que vous avez un jour quitté cette première étape et que vous vivez probablement cette deuxième étape qui consiste à créer sa vie. A la faveur d’un licenciement, d’une maladie, d’une dépression ou tout simplement en prenant conscience que « ras-le-bol de cette vie-là », vous avez commencé à faire du développement personnel. Et séance après séance, stage après stage, atelier après atelier, vous avez réalisé sur c’est vous qui créez votre vie, avec vos croyances, vos pensées, vos émotions, vos vibrations. Vous avez pris conscience d’un certain pouvoir sur les événements et les situations que vous vivez, sur les personnes que vous attirez (ou que que vous n’attirez pas) à vous. Vous avez quitté le domaine des plaisirs éphémères dont je parlais plus haut pour donner du sens à votre vie : vous avez appris à savoir ce que vous voulez, ce qui vous tient vraiment à coeur, ce que vous désirez tout au fond de vous, que ce soit dans le de l’avoir, dans le domaine de l’être ou dans le domaine du faire. Vous utilisez de manière consciente la loi d’attraction en faisant de la pensée positive, de la visualisation créatrice, vous passez vos commande à l’univers et vous obtenez ce que vous désirez, plus ou moins, en fonction de votre capacité à recevoir. Votre vie est devenue plutôt agréable.

 

 

3. vers le lâcher-prise

Ici je vous propose d’aller encore plus loin que d’avoir une vie simplement agréable. Vous vous demandez peut-être ce que ça peut bien être… Voici l’explication. Au bout d’un moment, lorsque nous pratiquons de manière intensive la création délibérée (c’est-à-dire le fait de passer ses commandes à l’univers et d’être livré en moins de temps qu’il ne faut pour le dire – ou presque), nous commençons à comprendre que nos intentions, aussi belles soient-elles sont pourtant des limitations. C’est avec notre mental que nous passons nos commandes, en fonction de ce que nous croyons être bon pour nous. Cela nous procure un quotidien agréable, une certains dose de bonheur, mais il y a encore mieux : la force d’un bonheur profond et durable. Pour vivre ce bonheur profond et durable, nous devons nous laisser guider notre nature spirituelle profonde, l’esprit que nous sommes, la Syntropie (cette force qui pousse l’univers vers plus d’harmonie, de perfection, d’organisation), au lieu de vouloir contrôler les événements. Pour le dire autrement : il nous faut avoir simplement la vigilance de reconnaître « ce que Dieu cherche à manifester à travers nous » et nous aligner sur cela. Lorsque nous voulons tout contrôler, nous passons peut-être à côté de quelque chose qui est bien plus approprié pour nous. Nous pouvons alors décider d’abandonner notre pouvoir à plus grand que le nôtre : quand on y est attentif, c’est à ce moment-là que les miracles ont tendance à se produire. Car il faut bien se rendre compte que tant que j’ai l’intention d’obtenir quelque chose, c’est comme si je combattais le manque de ce quelque chose, et je suis en lutte contre le plus de la vie. Alors qu’à partir du moment où je m’abandonne à l’inspiration, la vie peut se transformer. A l’état zéro, celui dont parlent les physiciens quantiques, il n’y a plus besoin d’intention, il n’y a qu’à accueillir ce qui est et agir ensuite. A ce stade, nous vivons dans une état constant d’émerveillement, d’étonnement et de gratitude. Car nous nos rendons compte que lorsque nous cessons de vouloir tout contrôler, c’est là que nous arrive les meilleures choses. C’est ce que Paulo Coehlo exprime en disant « l’univers entier conspire à mon bonheur ». 

 

Pour moi, pratiquer Ho’oponopono nous permet de sortir du jugement que nous portons avec notre mental sur les choses que nous vivons (ça c’est bien, ça c’est mal/ça c’est agréable, ça c’est désagréable/ça c’est bon pour moi, ça c’est mauvais pour moi). Prononcer les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » nous fait vibrer à la fréquence de l’état zéro que je viens d’évoquer. Ainsi nous sommes dans la confiance totale qu’en toute circonstance, que la vue nous apporte ce qu’il y a de meilleur pour nous : à ce moment-là, plus rien ne peut nous atteindre, plus rien ne peut plus nous blesser. Nous vivons dans la paix intérieure.

 

Cet article vous a plu ? lisez les 3 précédents :

Ho’oponopono, comment ça marche ?

Tous mes conseils pour bien pratiquer ho’oponopono

Vous êtes responsable de tout ce que vous vivez

Envie d’aller plus loin ? Téléchargez mon livre Ho’oponopono, là où tout est possible

Comme vous le savez, je suis toujours à la recherche des méthodes les plus performantes pour aider mes lecteurs à sortir de leurs schémas répétitifs et de leurs croyances limitantes. C’est la raison pour laquelle que je me suis penché sur l’engouement pour la méthode Ho’oponopono.

Je vous propose en ce moment une série de 4 articles pour vous aider comprendre comment elle agit concrètement et qu’elle puisse vous aider à créer peu à peu la vie qui vous ressemble. Voici le troisième : Vous êtes responsable de tout ce que vous vivez.

 

Quand je dis ça, la première réaction de mon interlocuteur c’est : « mais c’est pas possible, pas mon pneu crevé, pas ce client désagréable, pas les réflexions assassines de ma mère… » Et pourtant si. Mais c’est une bonne nouvelle : cela veut dire que puisque vous créez votre réalité avec vos pensées et vos émotions, si vous voulez changer de vie, il vous suffit de changer vos pensées et vos émotions. Et c’est plutôt une bonne nouvelle ça, puisque vous ne pouvez changer ce qu’il y a dans la tête de votre client, ni dans celle de votre mère, mais ce qu’il y a dans la vôtre, vous le pouvez ! Mais c’est une condition nécessaire : pour changer votre vie, vous devez accéder à la responsabilité que c’est vous qui la créez. Pour enfoncer le clou sur cette idée-là, j’aime à citer Byron Katie :

 

« Je suis une amoureuse de la réalité. Lorsque je m’oppose à ce qui est, je perds, mais seulement 100 % du temps. »

 

 

Pour revenir à la méthode Ho’oponopono, son efficacité repose également sur cette notion de « je suis à 100% responsable de tout ce qui m’arrive ». Tout ce qu’il y a dans ma vie, précisément parce que c’est dans ma vie, est ma responsabilité. Le monde entier est ma propre création. Je suis responsable de tout ce que tout le monde fait ou dit dans ma vie, puisque je suis là quand ça se passe. Rien n’existe, sauf à titre de projection de mon intérieur. 

 

Si j’ai un conflit avec une personne, le conflit n’est pas avec cette personne : ce qui me fait réagir provient d’une mémoire, c’est avec elle que j’ai un conflit, c’est donc à moi de le résoudre. Le seul rôle que joue l’autre, c’est de réveiller ma blessure, pour que je puisse en prendre conscience et la guérir. En effet, à partir du moment où quelque chose est dans ma vie et que ça m’est désagréable, c’est qu’alors j’ai la possibilité de le guérir. C’est à cette guérison qu’invite Ho’oponopono. En disant « je suis désolée, s’il te plait pardonne-moi », j’assume pleinement cette responsabilité, j’assume que la blessure est en moi et que l’autre n’est qu’un révélateur de cette blessure. Et comme je prends conscience que l’autre n’est pas responsable de mon problème, je ne peux lui en vouloir : je peux ainsi lui dire « je t’aime » et « merci » pour lui témoigner ma gratitude de m’avoir fait prendre conscience de ce que j’ai à guérir en moi pour être plus heureux.

 

 

Vous allez peut-être vous dire : « bon, ok, quand il s’agit d’une difficulté avec un interlocuteur, mais les guerres, les famines, les tremblements de terre, ce n’est pas moi qui les crée ». Là encore, vous avez votre part de responsabilité. D’une part, ce que vous vivez à l’annonce de tels événements est fonction de vous : colère, tristesse, impuissance, à quelque degré que ce soit, c’est vous qui les expérimentez. Ces événements résonnent en vous en fonction de votre histoire, de votre vécu, de votre sensibilité en un mot de votre système de croyances. Tout comme dans l’exemple du paragraphe précédent, ces événements viennent vous montrer qu’il y a quelque chose à guérir en vous. Ensuite, quant à votre responsabilité dans le fait que ces événements se produisent, il faut savoir qu’ils ne peuvent advenir que dans un creuset favorable. En effet, ce n’est que parce qu’un certain nombre d’êtres humains croient que ces événements peuvent arriver qu’ils se produisent. Tout se passe de la manière suivante : les croyances individuelles de chacun à propos de la misère, de la difficulté, de la pauvreté, de la mort créent un égrégore qui rendent possible la misère, la difficulté, la pauvreté, la mort. En d’autres mots, la maladie ne peut exister si je ne crois pas qu’elle peut exister. Je peux donc aussi guérir les croyances qui m’amènent à penser que la souffrance existe. C’est de cette manière que le Dr Len a guéri à lui seul une aile de malades mentaux criminels à l’hôpital d’Etat d’Hawaï. C’est ce que veut dire le Dr Len quand il affirme « j’ai guéri en moi la partie que j’avais en commun avec eux ». Si un événement n’est plus possible pour moi, il n’advient plus, tout simplement.

 

Pratiquer Ho’oponopono nous permet de sortir de nos schémas de pensée, de sortir de ces égrégores. En effet, prononcer les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » remet l’esprit que je suis à son point d’origine, au point zéro, à partir duquel tout est possible, à partir duquel la création se fait. Ces quatre phrases m’aident à sortir des conditionnements de mon mental, ne permettent plus à ces croyances disharmonieuses d’opérer. Ainsi, je peux me guérir et guérir le monde.

 

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Comme vous le savez, je suis toujours à la recherche des méthodes les plus performantes pour aider mes lecteurs à sortir de leurs schémas répétitifs et de leurs croyances limitantes. C’est la raison pour laquelle que je me suis penché sur l’engouement pour la méthode Ho’oponopono.

Je vous propose en ce moment une série de 4 articles pour vous aider comprendre comment elle agit concrètement et qu’elle puisse vous aider à créer peu à peu la vie qui vous ressemble. Voici le deuxième : Tous mes conseils pour bien pratiquer ho’oponopono.

 

1. Pratiquez dès que vous vivez une expérience désagréable

Quand vous vivez une expérience désagréable, que se passe-t-il réellement ? Vous souffrez parce que la réalité n’est pas conforme à ce que vous attendiez. C’est la définition même de la souffrance : ce que l’on ressent lorsque la situation est en décalage avec ce que vous estimez qu’elle devrait être. Autrement dit, c’est notre mental qui nous fait souffrir. Dans le monde de la matière, nous appréhendons la réalité par le biais de notre mental, avec notre système de croyances. Nous avons mis en place ce système de croyances dans les premières années de notre vie, pour se créer des repères face aux situations que nous vivions. Au bout d’un moment, ces croyances deviennent tellement puissantes qu’on ne voit plus que ce correspond à ces croyances. C’est comme si nous avions en permanence un filtre devant les yeux, qui colorent notre réalité d’une certaine couleur. Nous finissons par devenir aveugles à certaines choses et hyper-réactifs face à certaines autres, tout simplement parce que ça appuie sur nos blessures. Certaines de ces croyances sont erronées parce que nous les avons mises en place avec une perception limitée, tout simplement parce que nous étions des enfants incapables d’appréhender les choses dans leur complexité et incapables de relativiser. Le problème est que nous continuons à agir et réagir avec ces croyances, même quand elles ne sont plus adaptées. 

 

Lorsque nous vivons une expérience désagréable, c’est simplement pour nous indiquer que notre croyance est disharmonieuse et que nous sommes invités à la nettoyer. Il est vraiment important de comprendre que ce qui nous fait souffrir ne sont que des mémoires, des programmes subconscients qui se rejouent en nous, ravivés par la situation actuelle. C’est ici que pratiquer ho’oponopono peut vraiment nous aider dans le travail intense de développement personnel et spirituel que demande le changement de ces croyances. Ho’oponopono signifie d’ailleurs « rectifier une erreur ». Les quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime » nous permettent de nous extraire de la manière dont notre mental regarder le monde, de nous détacher de la manière dont notre système de croyances perçoit la réalité. Ainsi, nous pouvons regarder la réalité différemment, débarrassée du filtre de notre jugement qui nous la faisait percevoir comme souffrante.

 

 

2. Pratiquez sans intention

J’ajouterai qu’il est important pour moi de ne pas pratiquer ho’oponopono avec une intention particulière. Car lorsque nous vivons mal une situation ou un événement, notre mental trouve immédiatement la solution qui serait la bonne, nous aspirons mentalement à autre chose et nous imaginons facilement ce que devrait être cet autre chose : pour la famine, que tout le monde mange à sa faim, quand un couple divorce, qu’ils retrouvent leur amour (surtout s’ils ont des enfants). Ici aussi, nous faisons fausse route : c’est notre manière de juger, c’est-à-dire notre système de croyances, qui estime que telle ou telle solution serait la bonne, qu’il serait meilleur que ce «problème» n’existe pas. Mais nous n’en savons rien. Dites les 4 phrases en pensant à la situation, c’est tout, sans imaginer l’une ou l’autre issue, simplement dans la confiance que quoi qu’il se passe, tout se résoudra de la meilleure manière possible pour toutes les parties concernées.

 

Pour vous souvenir de pratiquer sans intention, rappelez-vous l’histoire du paysan chinois et de son fils, qui aime beaucoup monter à cheval. Un jour, le seigneur voisin offre à son fils un magnifique cheval. Et le voisin de notre paysan (on a tous un voisin qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, n’est-ce pas ?) de s’extasier : «Mais c’est formidable, quelle chance que notre seigneur ait donné à votre fils ce cheval, lui qui aime tant monter à cheval !». Notre paysan lui répond simplement : «Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose». Quelques mois plus tard, le fils a un accident de cheval avec sa fameuse monture offert et se casse la jambe. Il en reste estropié. Le voisin revient et plaint le père du jeune homme : «Quel grand malheur, c’est vraiment affreux ce qui est arrivé, finalement ça s’est révélé être un cadeau empoisonné ce cheval…». Notre paysan lui répond simplement : «Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose». Un peu plus tard, c’est la guerre en Chine et tous les hommes jeunes valides sont appelés pour partir au front, ce qui n’est pas le cas du fils du paysan puisque sa jambe blessée l’empêche de se battre. Le voisin, qui, vous l’aurez compris, ne peut s’empêcher d’avoir un avis sur tout, félicite le père : «Comme quoi, ce malheur a eu du bon puisque votre fils ne va pas partir à la guerre et pourra rester auprès de vous». Ce à quoi, notre paysan répond invariablement : «Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose»… En effet, dans tout ce qui arrive dans notre vie, nous avons rarement toutes les clés de compréhension des événements. Nous ne savons jamais si quelque chose est bon, ou mauvais. Pratiquer Ho’oponopono sans intention nous permet de se le rappeler.

 

 

3. Faites-en un rituel quotidien

Enfin, vous pouvez choisir d’aller plus loin que de pratiquer ho’oponopono lorsque vous vivez une expérience désagréable, même sans intention quant à la solution qui serait la plus appropriée. Pour moi, Ho’oponopono est un état émotionnel et vibratoire qui correspond à un mélange de foi, d’amour et de gratitude. Et plus vous vivez avec cette attitude, plus vous attirez à vous les événements, les situations et les personnes qui correspondent à cet état émotionnel. Il n’y a pas de meilleur moyen pour créer la vie qui vous ressemble que de vibrer à haute fréquence : l’amour et la gratitude sont les plus hautes fréquences qui soient. Le Dr Masaru Emoto, connu pour ses travaux sur l’eau, a publié plusieurs ouvrages présentant des clichés de différents cristaux de molécules d’eau dans diverses situations : les cristaux réagissent par des changements de structure à diverses influences, celles de la musique par exemple, ou à celle de simples mots comme « merci », « gratitude » ou « haine ». Savez-vous que les cristaux d’eau présentant la structure moléculaire la plus harmonieuse sont ceux qui ont été exposés à la combinaison des mots « merci » et « je t’aime » ? Alors imaginez ce que vous allez créer dans votre vie lorsque vous serez imprégné de ces quatre phrases « je suis désolé • s’il te plait pardonne-moi • merci • je t’aime ».

 

Personnellement, quand je suis en voiture, mon mental ruminant a tendance à prendre le dessus avec sa fréquence « idées noires ». Dès que je me rends compte que ce processus s’enclenche, je récite les quatre phrases. Et la magie de la simplicité de ces mots agit : je me sens immédiatement apaisée, mon mental reste au calme ou m’emmène vers de bien plus douces pensées.

 

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